Villeneuve d'Ascq

Des parents et des enseignants mobilisés

Brève
21/10/2010

Élèves ou enseignants : tout le monde va trinquer !

Des parents d'élèves et des professeurs de 3 écoles de Villeneuve d'Ascq se mobilisent contre les changements d'enseignants dans les classes au fil de l'année. "Les enfants auront trois enseignants sur l'année, voire peut-être quatre", comme dit une mère d'élève.

Par exemple, un enseignant qui remplace une enseignante en congé maternité va devoir céder la place à un étudiant stagiaire envoyé par l'IUFM après les vacances de la Toussaint, et il reste deux semaines non pourvues pour l'instant avant le retour de leur enseignante-titulaire.

Des pétitions demandent le maintien des remplaçants jusqu'au retour des titulaires, certains signataires proposant que les stagiaires accompagnent ces remplaçants.

Mais c'est justement ce que le gouvernement ne veut plus faire. La récente réforme met les jeunes titulaires du concours dès la Toussaint seuls devant une classe ; c'est pour pallier aux suppressions antérieures de remplaçants : pour le gouvernement, peu importe leur formation. Quant aux enfants, peu importe aux ministres qu'ils soient dans de bonnes conditions pour apprendre !

Total

Il y a blocage et blocage

Brève
19/10/2010

Le gouvernement et Total tentent de briser la grève de certaines raffineries en utilisant une loi pour réquisitionner des grévistes.

Mais quand Total a refusé de reprendre le raffinage à la Raffinerie des Flandres de Dunkerque comme l'enjoignait le tribunal de Douai en juin 2010, le gouvernement n'a strictement rien fait pour que le jugement soit exécuté.

Il y a visiblement loi et loi qui s'appliquent ou non selon la situation, mais le résultat dépendra du rapport de forces.

Redoute

Contre l’externalisation, la mobilisation des travailleurs ne faiblit pas

Brève
09/10/2010

Depuis début septembre, la majorité des 220 salariés de La Redoute qui travaillent à Tourcoing 3, refusent leur transfert sous contrat DIAM (une filiale-sans salariés- de Redcats dont la Redoute est aussi une filiale).

La direction de La Redoute ose prétendre que, restant à Redcats, ils ne perdraient rien. Sauf que les syndicats ont calculé que ces travailleurs perdraient environ 3000€ par an, avec une dégradation importante de leurs conditions de travail.

Alors, ils ont décidé de ne pas se laisser faire. Plusieurs débrayages ont déjà eu lieu à une bonne centaine à chaque fois. Le 5 octobre, les 100 se sont retrouvés 300 à La Martinoire à défiler dans les ateliers. A Roubaix, l'accueil était tout aussi chaleureux et des collègues les ont accompagnés pour rencontrer la directrice générale et montrer leur colère contre ce transfert imposé.

Cette solidarité encourage chacun et la mobilisation se renforce pour faire reculer la direction. D'autres actions sont prévues la semaine prochaine, en plus de la journée de grève nationale du 12.

Renault - Douai

Une visite patronale

Brève
06/10/2010

Patrick Pelata, le directeur général du groupe Renault, était en visite à l'usine Renault de Douai le samedi 25 septembre. Il était venu faire quelques annonces, toutes du même bois : il faut faire des économies, a-t-il dit. Pourquoi ? Pour augmenter les profits bien sûr, mais il ne l'a pas dit !

Son idée, c'est d'économiser 4 500 € sur le coût de production de chaque véhicule. Et il a déjà fait ses calculs : 2 500 € de moins chez les sous-traitants de Renault et 2 000 € de moins sur l'usine de Douai. Comment ? en supprimant du personnel, en accélérant les cadences et la flexibilité et en réduisant les primes et les salaires, bien sûr.

Or, les sous-traitants, comme Faurecia ou Vistéon ont déjà licencié des centaines de travailleurs, et les conditions de travail de ceux qui restent sont devenues intolérables.

Quant à l'usine de Douai, les débrayages se multiplient contre le manque d'effectifs. Ainsi, le lundi suivant la visite de Pelata, deux débrayages avaient lieu sur les chaînes de production pour cette raison là !

Enseignement

Formateurs… sans formation

Brève
01/09/2010

Les syndicats enseignants et les organisations de parents d'élèves ont bien raison de dénoncer les économies que le gouvernement veut réaliser sur la formation des instituteurs et des professeurs.

Pour rogner quelques sous supplémentaires, les rectorats vont envoyer devant les élèves des écoles, des collèges et des lycées, pour cette rentrée scolaire, 15 000 nouveaux enseignants qui viennent tout juste de passer le concours de recrutement et n'ont fait auparavant aucun stage de formation dans des classes, avec des professeurs plus anciens, comme cela se faisait encore dans les IUFM (instituts de formation des maîtres) jusqu'à cette année seulement, puisque les IUFM disparaissent.

Souhaitons aux élèves et aux enseignants de bien s'en sortir, malgré le peu de cas que le gouvernement montre pour leur situation. Mais on comprend qu'ils soient à la fois inquiets et scandalisés, comme cet enseignant récemment nommé dans un collège du Nord.

Il a été reçu au CAPES (certificat d'aptitude à l'enseignement dans le second degré) et il a déclaré à la presse (Canal +) qu'il avait en tout et pour tout eu droit avant la rentrée scolaire à une réunion de formation de deux heures sur le thème : « comment réagir si un élève vous injurie, vous crache dessus, ou vous frappe ? »

Et après cela, les ministres continueront de dire que l'avenir de la jeunesse est ce qu'il y a de plus précieux et de plus important...