De sauvetage en sauvetage, les emplois disparaissent

Brève
26/07/2010

Arbel Fauvet Rail est une entreprise de Douai spécialisée dans la construction de wagons pour le fret. Malgré tous les discours officiels sur la priorité donnée au rail sur la route, l'entreprise ne cesse de licencier depuis des années.

Dans les années 80, il y avait encore près de 2000 travailleurs. Il n'y en a plus que 226 aujourd'hui et le nouveau repreneur, le groupe Indien Titagahr, licencie 140 salariés. Le groupe prétend redonner un nouveau souffle à l'usine, reconquérir des nouveaux marchés et relancer la production.

Ce groupe arrive avec la bénédiction de tous les politiques locaux, UMP, PS, Parti de Gauche et PC. Il n'investit que 5 millions d'euros dans l'affaire. Il prétend qu'il embauchera 50 travailleurs de plus en février 2011 et tous les politiques font mine d'y croire en l'accueillant avec enthousiasme, comme ils l'ont fait pour tous les licencieurs précédents qu'ils avaient en plus arrosés d'aides publiques.

En tout cas, ça commence mal : aucun de ces politiques n'a osé exiger qu'il investisse suffisamment pour assurer leur salaire à tous les travailleurs.

Boulogne-sur-Mer

Un patron de clinique contraint de céder du terrain

Brève
07/07/2010

A la clinique privée de la Côte d'Opale, les grévistes ont décidé de reprendre le travail après 9 jours de grève. Le mouvement déterminé et dynamique - pour beaucoup des jeunes femmes faisant grève pour la première fois - a rencontré la sympathie des travailleurs et de la population de la ville.

Outre les difficiles conditions de travail, le manque d'effectifs et les humiliations de la hiérarchie, c'est le bas niveau des salaires qui avait mis le feu aux poudres.

Grâce à la grève, le personnel a obtenu 3% d'augmentation de salaire dans l'immédiat et 0,5 % au 1er juillet 2011, plusieurs CDD d'infirmières transformés en CDI.

Et c'est un gage pour l'avenir car la direction devra maintenant respecter le personnel.

Boulogne-sur-Mer

Clinique de la Côte d’Opale, les grévistes ont raison

Brève
29/06/2010

Une centaine, infirmières et aides-soignantes surtout, de grévistes sur 300 paralyse la clinique depuis vendredi 25 juin, avec le soutien de la CGT et la CFDT.

Les patients ont dû être évacués vers les hôpitaux des alentours. La direction traite les grévistes d'irresponsables, mais c'est elle, en imposant un sous-effectif permanent, qui n'assure pas la sécurité des patients.

Le personnel est révolté du manque de personnel et des salaires dérisoires : infirmière, 16 ans d'ancienneté, 1 500 € par mois, femme de ménage, 35 ans d'ancienneté, 1 000 € par mois !

Le lundi 28, la direction n'a rien cédé... sauf de payer leurs heures supplémentaires aux aides-soignantes, ce qui est la moindre des choses.

Les grévistes ont décidé de prolonger le mouvement.

Transports du département du Nord

Un service public qui risque d’être de moins en moins au service du public

Brève
21/05/2010

Le Conseil Général du Nord se vante des bons services qu'il rend à la population. Parmi ceux-là, il cite en exemple les transports scolaires avec le réseau « Arc en Ciel », un réseau qui regroupe plusieurs transporteurs locaux privés.

Or ce même Conseil Général dirigé par le Parti Socialiste vient de décider de confier l'exploitation du réseau de transport à Véolia Transport, un des gros trusts privé des transports dans le pays.

C'est le principe du « moins disant », nous disent-ils. Véolia coûterait moins cher que les transporteurs d'Arc en Ciel. Peut-être, mais il semble que le service rendu soit moindre également, tant pour la fréquence des transports scolaires que pour la desserte des villages isolés où beaucoup de gens ne peuvent compter que sur les autocars pour leurs déplacements. Dans certains villages, la desserte pourrait passer de 12 aller et retour par jour à 2 seulement.

Les maires de ces villages protestent et des habitants se mobilisent pour réclamer la continuité du service. L'inquiétude et le mécontentement montent dans les collèges et les lycées où les protestations des parents et des personnels se multiplient. Pour l'instant, cela n'a pas encore fait reculer les responsables socialistes de l'exécutif du Conseil Général. Comme le disait un chauffeur d'autocar « Arc en Ciel » : « on ne les voit jamais voyager en autocar ». Ce sont les collégiens, les lycéens et les chômeurs, les retraités, ou les travailleurs qui n'ont pas de voiture qui ont besoin des autocars... mais visiblement, les responsables du département s'en moquent !

Calais - Collège Martin Luther King

Ça ne fait pas le compte

Brève
10/05/2010

Il y a deux semaines, suite à un jet de bouteilles d'acide dans la cour de récréation, les professeurs s'étaient mobilisés pour exiger plus de personnel. Le rectorat avait réagi par le mépris, puis avait cédé trois postes de surveillants.

Jugeant la proposition insuffisante, les professeurs ont continué leur mobilisation avec les parents jusqu'au jeudi 6 mars où ils ont voté la reprise des cours après 4 jours de grève, et après que le rectorat ait accordé en plus un « préfet des études » chargé de suivre les élèves sensibles, ainsi que la présence ponctuelle d'un policier référent.

Quant aux heures de soutien et aux heures supplémentaires obtenues pour les élèves, sans enseignant en plus, elles ne feront qu'alourdir la charge de travail de ces derniers.

Et comme les 4 suppressions de postes de professeurs programmées pour la rentrée n'ont pas été annulées, le compte n'y est vraiment pas !