Foyer Interval de Lille

Les éducateurs défendent leurs conditions de travail et les conditions d’accueil des patients

Brève
21/04/2010

Depuis une dizaine de jours, les éducateurs du foyer Interval sont en grève et manifestent devant les portes de leurs locaux, rue Sainte-Catherine. Ils protestent contre leurs conditions de travail qui les empêchent d'offrir un accompagnement de qualité aux handicapés psychiques qu'ils accueillent. Assurer un suivi jour et nuit pour 24 patients, à neuf éducateurs, devient une tâche impossible. Il faudrait en effet embaucher.

Les responsables de l'association expliquent que leur budget, intégralement financé par le Conseil général, n'a pas augmenté.

Pour une question de santé de publique comme celle-là, c'est l'Etat qui devrait assumer les frais. En attendant, le Parti Socialiste à la tête du département et la droite au gouvernement ne trouvent pas un centime pour apporter des soins corrects à des personnes particulièrement vulnérables.

Logements gratuits pour les mineurs marocains !

Brève
18/04/2010

Depuis le mardi 13 avril, plus de 150 anciens mineurs marocains campent devant l'Agence Nationale pour la Garantie des Droits des Mineurs à Noyelles-sous-Lens : ils réclament que leurs logements soient gratuits comme pour tous ceux qui ont travaillé dans les mines ! Car les Houillères, à la fin des années 80, à la fin de l'exploitation des mines, leur ont fait signer le rachat de leurs avantages en nature, c'est-à-dire, entre autres, la fin du droit à un logement des mines, gratuit, de droit. Beaucoup ne savaient pas bien ce qu'ils signaient, tout simplement parce que lire un contrat compliqué leur était impossible. Aujourd'hui, alors que certains touchent une pension entre 500 et 700 €, ils paient des loyers de 650 € !... Et plusieurs dossiers d'expulsion sont en cours.

C'est inadmissible ! Les mineurs marocains ont travaillé comme des forçats au fond de la mine. Comme tous ceux, et leurs familles, qui ont travaillé pour les Houillères, ils doivent avoir les mêmes droits !

Le charbon avait la même couleur pour tous, le travail était dur pour tous : mêmes droits pour tous !

Arbel Fauvet Rail à Douai : à nouveau, menaces de fermeture et de licenciements.

Brève
14/04/2010

AFR à Douai, c'est une usine qui fabrique des wagons de fret.

Elle a déjà fait l'objet de prétendus « sauvetages ». Quatre fois en quelques années, elle a été rachetée par des affairistes qui, à chaque fois, empochaient des « aides » sous forme de subventions publiques et licenciaient en même temps. Le dernier plan de « sauvetage » date d'il y a seulement quelques mois et avait entraîné 150 licenciements.

Le 11 mars, le nouveau propriétaire-actionnaire parlait de relance. Et le 29 mars, les 226 travailleurs de l'usine apprennent qu'il n'y a plus un sous en caisse.

Le patron propose plusieurs nouveaux projets qui, tous, entraîneront des licenciements, voire la fermeture de l'usine, mais qui lui permettront de se dégager sans avoir de comptes à rendre. Il ne dit pas, bien sûr, ce que sont devenues les subventions et les aides dont il a bénéficié.

Alors, depuis le 30 mars, les travailleurs occupent l'usine. Ils ont décidé d'en interdire l'entrée aux directeurs et au patron. Ils refusent de livrer les wagons qu'ils ont fabriqué. Et ils réclament que leurs salaires soient assurés et qu'on leur rende des comptes. Ils ont pleinement raison.

Les affameurs

Brève
31/03/2010

« L'homme d'affaires français Charles Beigbeder, connu pour son flair et son habilité », comme le présente La Voix du Nord, s'apprête à doubler les 22 000 hectares de terres cultivées qu'il possède déjà en Ukraine... Ce n'est pas un jardin à cultiver le week-end, mais un placement financier pour spéculer, avec la croissance de la population mondiale, sur la hausse du prix des terres cultivables et du blé qui y sera produit.

Voilà comment un de ces grands catholiques pratiquants, né de riches parents, se prépare à faire monter les prix des terres et des produits agricoles, dans le seul but de s'enrichir encore plus... même si la population a faim - surtout si la population a faim - et même si la planète en crève !

En 2005, candidat à la présidence du MEDEF, il proposait une réforme du code du travail pour déréglementer les embauches, faciliter les licenciements, réduire les impôts des entreprises et des riches et rendre les salaires encore plus flexibles.

En 2002, il profitait de l'ouverture du marché de l'électricité pour y placer des capitaux, créant Poweo, un concurrent d'EDF, qu'il revend en 2009 quand la valeur des actions recule, empochant au passage près de 40 millions d'euros de plus value.

C'est de ces capitalistes cyniques que souffre le monde et qu'il faudra exproprier pour produire l'électricité, le blé et tout le reste, non pas en fonctions des profits pour quelques nantis, mais en fonction des besoins des populations.

Vistéon (Gondecourt, Carvin, Harnes)

On se met tous en colère… et tout s'arrête !

Brève
30/03/2010

Les travailleurs de Vistéon - à Gondecourt, Carvin et Harnes (le centre technique où une grande partie des ingénieurs était en grève) - se sont mis en grève le lundi 22 mars au soir, paralysant toute la production, en réponse aux ridicules propositions d'augmentation de salaires de la direction : 1,8% pour les ouvriers, rien pour les cadres (de Harnes par exemple).

Jeudi 25, la production s'arrêtait peu à peu, faute de pièces, dans les entreprises "clientes" : Renault-Flins dans les Yvelines, Renault-Douai, Sevelnord (Peugeot) près de Valenciennes et Volvo à Gand. Le soir même, un accord était trouvé !

La direction parlait d'une augmentation globale de 4,9 %, proches des 5% revendiqués. En fait, il s'agit de 2,9 % pour les non-cadres et de 2,2 % pour les cadres, auxquels s'ajoutent des promesses de primes, au minimum environ 50 euros par mois.

Les grévistes sont contents de s'être battus tous ensemble pour la première fois et c'est cette solidarité qui est importante pour rappeler les revendications à une direction qui n'en a jamais assez.