Ascoval

De la nécessité de contrôler les comptes des capitalistes !

Brève
15/05/2019

« La reprise d’Ascoval n’est pas remise en question » a déclaré Xavier Bertrand… alors que le repreneur British Steel serait « proche de la cessation de paiement » d’après le journal patronal Les Echos ! « Pour poursuivre son activité, il chercherait d'urgence 70 à 80 millions de livres », soit 80 à 92 millions d’euros. Mais pour la reprise d’Ascoval British Steel devait « apporter un financement de 47,5 millions d'euros, auxquels doivent s'ajouter 47 millions de fonds publics et environ 50 millions de financements bancaires. »

Est-ce un bras de fer avec le gouvernement anglais qui a déjà contribué à régler « une facture d'environ 120 millions de livres liée à ses émissions de CO2 » (Les Echos) comme l’avancent certains syndicalistes ? Ou est-ce un nouveau rachat bidon comme celui d’Altifort qui était prêt à racheter Ascoval – en imposant d’importants reculs aux travailleurs – mais n’avait pas les premiers millions à mettre sur la table ?

C’est pour cela qu’il faudra imposer que les comptes des entreprises soient entièrement publics, car il en va de la vie de centaines et de milliers de travailleurs lorsqu’une entreprise ferme ou change de propriétaire.

Et puis pourquoi encore parler de « propriété privée », quand l’État et les collectivités publiques sont fortement mises à contribution pour garantir la reprise d’entreprises ?

Mairie de Lomme

grève contre la destruction des services publics

Brève
13/05/2019

Jeudi 9 mai, journée nationale de mobilisation contre les attaques du gouvernement, une centaine de manifestants, dont une partie d'agents municipaux étaient réunis devant l'hôtel de ville de Lomme. La grève, bien suivie, a entraîné la fermeture de la mairie au public.

Cette politique menée aujourd'hui par Macron est dans la droite ligne de celle de tous les gouvernements précédents, de droite avec Sarkozy comme de gauche avec Hollande. Une politique qui a développé la précarité parmi les travailleurs des services municipaux et a réduit les services au public.

Cette politique d' « économies » sur le dos des agents et sur le dos des services municipaux à destination du public est la contrepartie des cadeaux en hausse croissante des gouvernements, quels qu'ils soient, pour gaver les riches et les actionnaires des grands groupes industriels et financiers.

Auchan

Aux Mulliez de payer

Brève
02/05/2019

La direction d'Auchan a annoncé la vente de 21 sites Auchan dans le pays. Ce sont 787 emplois qui sont menacés. Le prétexte invoqué est le recul des bénéfices l'année dernière. Réel ou arrangé, ce recul n'a pas pourtant pas entamé l'accroissement de la fortune de la famille Mulliez et de ses 700 rejetons.
Cette famille, dont la fortune estimée en juillet 2018 s'élevait à 38 milliards d'euros s'est enrichie sur des générations de travailleurs, des filatures Phildar de Roubaix, en passant par toutes les enseignes de la galaxie Mulliez (Leroy-Merlin, Décathlon, Kiabi). L'an dernier, ils ont gagné 8 milliards, soit presque 1 million par heure ! L'argent déborde donc dans leurs coffres-forts.
Maintenir ces emplois pendant 1 an, cela représente 1 à 2 journées de leurs gains. C'est d'autant plus choquant qu'ils touchent de l'argent public soi-disant pour les emplois : ces 6 dernières années, le groupe Mulliez aurait touché 500 millions d'euros au titre du CICE.
Interdire les licenciements est une nécessité, pour cela, il faut prendre sur cette fortune pour que pas un des salariés ne se retrouve sans revenu.

Toyota-Onnaing

Des cadeaux, encore des cadeaux !

Brève
29/04/2019

Toyota-Onnaing a eu droit à de la publicité gratuite dans la presse lors de la signature des premiers CDI en « emplois francs » subventionnés par le gouvernement jusqu’à 15 000 euros sur 3 ans par embauche en CDI. Toyota a annoncé qu’il en envisageait 140 ! D’autres entreprises vont aussi profiter de la manne.

Bien sûr c’est évident que les travailleurs des quartiers populaires qui signent ainsi un CDI s’en réjouissent.

Mais un groupe mondial comme Toyota, qui a réalisé 19 milliards d’euros de bénéfice l’an passé, n’a absolument pas besoin d'argent public pour embaucher.

On voudrait nous faire croire que les ouvriers coûtent à Toyota ! Mais c’est le contraire ! Chaque salarié de Toyota rapporte en moyenne un bénéfice de 4 à 5 fois son salaire annuel.

Et tous ces cadeaux aux entreprises, c’est autant qui n'ira pas aux hôpitaux, aux écoles, aux personnes âgées…

L’argent public doit servir aux services utiles à la population, pas à enrichir encore plus des groupes capitalistes comme Toyota, déjà riches à milliards.

Bridgestone Béthune

leur accord de compétitivité, c'est la guerre contre les travailleurs

Brève
18/04/2019

Des salariés de Bridgestone ont fait grève contre le plan de compétitivité de la direction, qu’elle ose appeler « accord de performance collective ». Cet accord se traduirait par 14 jours de travail supplémentaire non payés, des suppressions de poste et des horaires plus flexibles. Bref, la performance, ce serait aux salariés de la payer, et ce sont les actionnaires de Bridgestone qui empocheraient.

Tous les grands groupes sont en guerre pour augmenter toujours plus leur profit. Les actionnaires de Bridgestone ont empoché 2 milliards d’euros de profits en 2017 et ceux-ci étaient encore en hausse début 2018. Ils ont les poches pleines mais en veulent encore plus. Alors face à ces requins, pour les travailleurs, il n’y a pas d’autre choix que de défendre leurs intérêts, c'est à dire leur peau avec le seul moyen efficace : la mobilisation et la grève.