Toyota

Les Très Mauvaises Surprises du travail

Brève
27/05/2009

Les cadences, la direction compte les maintenir, malgré les TMS - les troubles musculo-squelettiques - qu'elles entraînent, c'est-à-dire les violentes tendinites, les opérations du canal carpien, les genoux et les dos cassés à 30 ans ! « Les TMS, parlons-en pour les faire reculer » disait la campagne du gouvernement, mais encore faudrait-il que les actionnaires de Toyota ne soient pas sourds à tout ce qui viendrait diminuer les profits qu'ils accumulent chaque année depuis 61 ans.

Toyota

Toyota dans le rouge ?

Brève
27/05/2009

En 2009, il y aurait des pertes et non des bénéfices ? Cela n'empêchera quand même pas les actionnaires de recevoir 1,3 milliards d'euros de dividendes. Des actionnaires avant tout menacés des tendinites du golf ou du tennis.

Des actionnaires qui n'ont pas trop de soucis à se faire pour payer leurs loyers et nourrir leurs enfants, après avoir accumulé 100 milliards de dollars de profits ces dix dernières années. Ce qui n'est pas le cas des 250 intérimaires qui vont retrouver un salaire en juillet, mais qui risquent de le perdre quand les gouvernements arrêteront la prime à la casse.

A moins que les travailleurs imposent l'embauche des intérimaires et la baisse des cadences par le partage du travail entre tous. C'est la seule façon de supprimer en même temps le chômage et les TMS !

Agriculture

Les producteurs de lait ont raison

Brève
25/05/2009

Lundi 25 mai, a été une journée de manifestations, et dans la région plusieurs entreprises agro-alimentaires ont été bloquées, notamment Danone à Bailleul et la Prospérité fermière à Saint-Pol-sur-Ternoise.

Il y a effectivement de quoi se révolter quand le litre de lait est payé 21 centimes aux agriculteurs alors qu'il se retrouve 5 à 6 fois plus cher dans les rayons des magasins.

Les grandes coopératives laitières et les centrales d'achat des chaînes d'hypermarchés ont toutes le même objectif : baisser les prix payés aux agriculteurs, quitte à les étrangler, et augmenter les prix de vente dans les magasins, quitte réduire la consommation. C'est ça la logique du capitalisme : être prêt à vendre moins mais plus cher, pour faire le maximum de profit !

C'est pour cela que les travailleurs et les petits agriculteurs ont intérêt à s'entendre pour contrôler les comptes des grandes entreprises, pour rendre public le coût réel des transformations, du stockage, du transport, et révéler le pourcentage que les capitalistes de l'agroalimentaire se mettent dans la poche !

On pourrait alors imposer des prix qui permettraient aux agriculteurs de vivre et à la population de se nourrir correctement.

Faurecia-Auchel

La détermination des grévistes a payé !

Brève
18/05/2009

Révoltés par la fermeture annoncée de leur site pour 2010, les salariés de l'usine d'Auchel se sont mobilisés avec détermination. Cela d'autant plus que la direction n'a pas lésiné sur les sales coups, en faisant intervenir les CRS avec casques et matraques, puis des vigiles avec leurs chiens, puis encore des huissiers pour imposer des sommations de paiements à des grévistes !!!

La détermination et la résistance des travailleurs de Faurecia ont finalement payé : 90 salariés devraient être maintenus sur le site qui serait réindustrialisé ; ceux qui voudraient partir auront 50 000 € (brut) en plus des indemnités légales de licenciement ; ceux qui seront mutés auront aussi quelques avantages. De plus chaque salarié doit recevoir une « indemnité de préjudice » de 6 500 €. Les 12 jours de grève en mai seront payés à moitié.

Un exemple à suivre et à généraliser. C'est la seule réponse à donner à la rapacité des patrons.

3 Suisses Croix

Non aux suppressions d’emploi et aux licenciements

Brève
16/05/2009

Mardi 5 mai, plusieurs centaines de travailleurs des 3 Suisses, dont 80 salariés des centres téléphoniques venus de Nancy, Nantes et Marseille, ont envahi le Comité d'entreprise pour dire NON aux 674 suppressions de postes que veut imposer la direction.

Des salariés qui ont passés entre 20 et 37 ans au service des 3 Suisses ont crié leur amertume d'être ainsi jetés dehors comme des malpropres.

Et le DRH balbutiait lamentablement, ne sachant que répondre, quand des délégués rappelaient qu'en 2007 et 2008 c'est autour de 50 millions d'euros que les actionnaires ont empoché et que le groupe Mulliez, un des actionnaires majoritaire, est la première fortune de France.

Il faudra imposer, par une lutte qui se généralise, l'interdiction des licenciements, surtout dans les entreprises qui font des bénéfices.