Villeneuve d’Ascq (59)

Flers-Breucq, pas touche au bureau de poste !

Brève
07/11/2020

À Villeneuve d’Ascq, en pleine ville, dans un quartier où vivent 8 000 habitants et bientôt 12 000 car un nouveau quartier -La Maillerie- est en construction, La Poste prévoit de fermer son bureau. Elle prévoit une opération immobilière à la place, le service public ne lui rapportant visiblement pas assez.

Comme à chaque fermeture, la direction régionale de La Poste prétend que les besoins des consommateurs ont changé, qu’ils préféreraient Internet, sans jamais leur avoir demandé leur avis ; alors qu’en réalité, c’est l’inverse : La Poste se sert d’Internet pour supprimer depuis des années des emplois et des agences.

En fait, La Poste cherche à faire des économies sur le dos des usagers pour maintenir son bénéfice (plus de 800 millions d’euros en 2019) malgré la crise, ou l’augmenter.

Des syndicalistes, des usagers, des élus se mobilisent à juste titre contre cette fermeture. Car la réalité, c’est que personne n’accepte cette fermeture.

Alors, non à la fermeture du bureau de poste de Flers-Breucq !

Xella - Saint-Saulve (Nord)

Grève pour les salaires

Brève
06/11/2020

Dans cette usine de construction de structures en béton, c’est la volonté de la direction de baisser les salaires qui a déclenché la grève de dizaines de salariés, jeudi 05 novembre.

C'est notamment la prime de technicité (1,50 euros par heure travaillée) et le paiement de la pause qui sont remis en cause. La direction semble même envisager des postes de 8 heures... sans pause!

Avec plus de 95 sites répartis dans 25 pays, Xella est un des leaders mondiaux dans son domaine. Et l'argent ne manque pas puisqu'il avale petit à petit ses concurrents tout en arrosant ses actionnaires ! En France, le groupe s'est taillé un quasi-monopole.

Les travailleurs qui font tourner les sites de production sont confrontés à des conditions difficiles : port de charges lourdes, poussière de silice, travail en extérieur l'hiver ou en intérieur à des températures élevées. Les effectifs sont sans cesse amputés au point que la maintenance préventive des machines n'est même plus effectuée : si ça casse, ça casse.

Le ras-le-bol monte depuis longtemps et cette fois-ci, la direction est allée trop loin et ça ne passe pas. Avec cette première grève sur le site, largement suivie, les travailleurs en grève sont bien décidés à ne pas se laisser faire !

Bridgestone - Béthune

Augmenter les profits des trusts ou sauver les travailleurs ?

Brève
21/10/2020

Le gouvernement, qui se dit « en désaccord total » avec la fermeture de l’usine Bridgestone à Béthune, a présenté lundi 20 octobre « son projet industriel », comme l’appellent ministres et élus locaux : 100 millions d’euros pour « sauver environ 500 emplois » et « rendre l’usine viable » - comprenez rentable pour les actionnaires ! Tout bénéfice pour un groupe qui est riche à milliards. La direction de Bridgestone se fait prier, mais tout cela va dans son sens puisqu’il s’agit de renforcer l’exploitation des travailleurs avec l’argent de l’État… Comme d’habitude en somme !

Aux travailleurs, ministres et élus ne proposent que des sacrifices : 300 ou 400 emplois en moins, et des efforts de productivité importants, comme en Italie, à Bari en 2013, où la production a été maintenue avec plus de 300 travailleurs en moins, un salaire diminué de 20% à 40% et des conditions de travail beaucoup plus dures. Or, les conditions de travail sont déjà très pénibles et les aggraver en baissant encore les salaires est inacceptable.

Le seul avenir que nous proposent tous ces politiciens : être chômeurs ou être travailleurs pauvres. Il n’est pas sûr que les travailleurs acceptent cette politique pour les actionnaires !

Migrants Calais

Une mort prévisible

Brève
19/10/2020

Lundi 19 octobre, avait lieu à Calais, un rassemblement en hommage au migrant retrouvé la veille, mort noyé, sur la plage de Sangatte. Les tentatives désespérées des réfugiés de traverser la Manche sur une embarcation de fortune, malgré les risques, se sont multipliées cette année.

Cette mort à nos portes nous rappelle l’ignominie de la politique répressive de la France, comme des autres grandes puissances, contre les réfugiés qui veulent rejoindre leurs proches en Angleterre, et tout simplement vivre.

Ouvrir les frontières et les accueillir dignement, c’est le seul moyen d’arrêter cette barbarie.

EHPAD KORIAN "Le Halage" - Bruay-sur-l'Escaut

Les gangsters de "l'or gris"

Brève
10/10/2020

Depuis plusieurs mois, la direction de l'EHPAD KORIAN de Bruay-sur-l'Escaut mène la guerre pour tenter d'empêcher la colère des agents de s'exprimer. Ces derniers, ainsi que les résidents, ont payé très cher le retard avec lequel la distribution des masques et moyens de protection a été organisée au début de l'épidémie.

Le bilan se chiffre à plus d'une dizaine de décès liés au COVID et une majorité du personnel contaminé. Les choix de la direction ont été constamment dictés par la recherche de bénéfices, même au plus fort de l'épidémie. Et cela ne peut que choquer, jusqu'aux familles des résidents, qui payent pourtant leurs chambres au prix fort !

Alors la direction ne recule devant rien pour tenter d'étouffer le mécontentement : constitution de dossiers bidons pour licencier les militants syndicaux, intimidations, double discours, culpabilisation, coups tordus... Pourtant confrontés depuis longtemps à une gestion autoritaire, beaucoup d'agents n'imaginaient pas une telle violence. C'est à ce prix-là que les actionnaires du groupe comme le Crédit Agricole ou Malakoff Médéric comptent bien continuer à s'enrichir en imposant des conditions de vie et de travail abominables. Heureusement, les agents qui se sont mis en grève pour la première fois au mois de mai, puis à nouveau au mois de juin, ne comptent pas se laisser faire !