Toyota-Onnaing

800 CDD et combien d’argent public ?

Brève
24/03/2019

Le directeur de l’usine Toyota d’Onnaing, qui produit la Yaris, se vante d’embaucher 800 intérimaires en CDD de 18 mois, alors que la production va diminuer, pour préparer une réorganisation de la production.

Il se vante moins de la précarité permanente organisée dans cette usine. En effet, certains de ces intérimaires y travaillent en contrats précaires depuis 5, 6, 8 ans ou plus.

Il ne se vante pas non plus dans la presse de toutes les aides qu’il en profite pour quémander à l’Etat : 5000 € par an pendant trois ans pour une embauche en CDI ; 2500 € par an pendant 2 ans pour un CDD ; plus de 2 millions d'euros pour des formations en 2019...et autant en 2020 !

Toyota a fait 19 milliards de bénéfices et ose encore mendier de l’argent public ! Autant d’argent qui manquera aux hôpitaux, aux écoles, aux services publics utiles à la population.

Hôpital de Lens

mobilisation contre les suppressions de postes

Brève
23/03/2019

Jeudi 21 mars, le personnel de l’hôpital de Lens a débrayé et a été rejoint par 250 personnes, syndicalistes et gilets jaunes, pour protester contre la suppression de 157 d’emplois.

Ce plan d’économie frappe le personnel et aggrave les conditions de soins dans un hôpital déjà durement touché par les économies. Depuis plusieurs années, des services ont été fermés, comme la pneumologie, le nombre de lits a été diminué. La situation ne cesse de se dégrader pour les patients, il faut attendre des heures aux urgences. Et pour le personnel la charge de travail augmente.

Cette politique d’économies sur la santé est décidée par Le gouvernement, comme ses prédécesseurs, pour multiplier les cadeaux au grand patronat, aux financiers et aux riches. Ils ne s’arrêteront que si la population et le personnel s’y opposent.

La Redoute

Pas de pause dans l’exploitation

Brève
13/03/2019

Jeudi 8 mars, 18 salariés de la Redoute ont réclamé aux Prud’hommes de Roubaix, les saisies sur salaire de quelques euros que la direction de l’entreprise leur a retiré parce qu’elle estimait qu’ils avaient dépassé de quelques minutes leurs 20 minutes de pause.

L’entreprise est très grande, avec seulement deux points de pause obligatoires. Pour s’y rendre, pour beaucoup, il faut plus de 5minutes àl’aller et 5 minutes au retour ! Cette pause super rikiki ne permet à personne de se relaxer !

Alors, pendant plusieurs jours en 2017, les salariés en colère de ne pas avoir une vraie pause, ont décidé de prendre vraiment leurs 20 minutes. La direction s’est faite menaçante et a retiré ce qu’on pourrait qualifier d’amendes sur salaire. Les salariés ne se sont pas laissé faire et ont attaqué en justice.

On ne peut que constater qu’il n’y a pas de pause dans la mesquinerie de cette entreprise qui se prétend à la pointe du progrès.

Calais

Incursion de migrants sur un ferry : une action désespérée

Brève
05/03/2019

À Calais, samedi 2 mars au soir, une centaine de migrants, après avoir forcé les grillages de l’enceinte du port, sont montés sur un ferry à quai. La police les a traqués ; 17 d’entre eux sont restés la nuit en haut des cheminées où ils s’étaient réfugiés malgré la tempête avant d’en être délogés. Une soixantaine ont été interpellés et placés en garde à vue.

Certains comme le président des sociétés d’exploitation du portaccuse les passeurs d’avoir fomenté cette opération. La maire de Calais et le président de région réclament plus de policiers et plus de répression. Mais c’est le désespoir qui pousse les migrants à tenter le tout pour le tout. Ayant fui la guerre et la misère de leurs pays, ils veulent échapper à l’inhumanité de leurs campements et au harcèlement policier quotidien, insupportable d’autant plus que se multiplient les grillages et les murs qui rendent toujours plus difficile leurs tentatives de passer en Angleterre.

L’État est responsable des conditions inhumaines dans lesquelles ils survivent. Les accueillir dignement serait pourtant la moindre des choses.

Sevelnord - Pour une véritable augmentation des salaires !

Brève
27/02/2019

Tavarés, le PDG du groupe PSA, a annoncé un bénéfice net record de 2,8 milliards d’euros pour 2018. Et, avec l’air de faire un cadeau, il a parlé d’une prime exceptionnelle de 3 810 € brut.

Sauf que les travailleurs savent bien qu’il ne s’agit pas d’un vrai cadeau : les intérimaires n’auront pratiquement rien alors que les voitures ne sortiraient pas sans eux, la prime de gilets jaunes de 600 € est inférieure à bien d’autres entreprises, et ne comptera pas pour la retraite, pas plus que les 3 000 € net de prime d’intéressement.

Ce qu’il faut, c’est une véritable augmentation de salaire tous les mois ! Or, la seule augmentation générale des salaires proposée par PSA n’est que de 1,7 %, soit 38 € pour la plupart des travailleurs. Mais c’est au moins 400 € mensuels qu’il faudrait !

Alors, dans toutes les usines du groupe PSA, il y a eu des débrayages. A Sevelnord, les images sur Facebook montrent des centaines de travailleurs qui cessent le travail, fiers et déterminés. Ils ont raison. C’est bien ce qu’il faut faire pour contraindre les capitalistes à prendre sur leurs profits !