Métropole lilloise

On ne nous transporte pas, on nous roule

Brève
09/02/2019

Une coûteuse campagne d’affiches gigantesques fleurit à tous les coins de rue, montrant des usagers ravis pour faire connaître Ilévia, le nouveau nom du réseau de transport en commun de la MEL (Métropole Européenne de Lille).

C’est l’image inverse de la satisfaction des utilisateurs : suppression d’arrêts et de lignes de bus, baisse du nombre de navettes… Alors la grogne monte !

La raison de cette galère des usagers ? La majorité des élus de la MEL a voté une baisse de 10% (17 millions) du budget pour les transports. Par contre le changement de nom va coûter 2 millions d’euros. Et la MEL va dépenser 60 millions d’euros pour mettre en place des portiques anti-fraude dans toutes les stations de métro d’ici 2020.

Donc l’argent des contribuables plutôt que d’aller à un meilleur service public des transports est dilapidé en contrôle accru des usagers, et en arrosant des entreprises privées.

Université de Lille

Attaques contre les étudiants et les salariés de l'université

Brève
09/02/2019

Un rapport de la Cour des comptes pointe « les difficultés financières » de l’Université de Lille. De fait, depuis plusieurs années, le nombre d’étudiants augmente, mais l’Etat refuse de donner les moyens d’y faire face. Cette année, les dirigeants de l'université ont notamment décidé un « plan de redressement », en gelant les recrutements et en ne remplaçant plus les départs de personnel. Les conditions d’étude et de travail vont donc se dégrader pour les étudiants et les salariés, en rien responsables de ces « difficultés financières ».

Tous les gouvernements qui se succèdent ont la même rengaine : « La jeunesse est leur priorité ». Mais leur objectif est toujours le même : économiser sur l’éducation et la formation des jeunes, comme sur tous les services utiles à la population, endetter les établissements publics, livrer au privé de nombreuses formations et résultats des recherches, pour continuer à faire pleuvoir les milliards sur les capitalistes et les plus riches.

Tribunal Lille

Les dessous de la société

Brève
09/02/2019

Le tribunal de Lille a rejugé une affaire de trafic d'armes, où plus de 470 armes à feu ont été importées et vendues.

C'était à nouveau le grand déballage. A la tête de ce réseau se trouvent des militants d'extrême-droite, anciens du service d'ordre du FN, nostalgiques des nazis et des colonies et qui prétendent avoir monté ce réseau soi-disant pour infiltrer la pègre... pour les services de l’État se défendent-ils. Au final, certaines de ces armes de guerre ont été utilisés par un terroriste antisémite, celui de l'Hypercasher à Paris.

Un scénario pour un mauvais film ? Non, c'est juste un procès en 2019 sur un milieu où côtoient extrême-droite raciste, terroristes et pègre. Un milieu que le capitalisme pourrissant permet de prospérer.

Calais

Stop à la chasse anti-migrants !

Brève
07/02/2019

Les services de l’État font installer des grilles sous des ponts à Calais pour empêcher des migrants de s’y installer.

Comme d’habitude, le prétexte invoqué est la sécurité. C’est effectivement dangereux de vivre dehors, l’hiver, sous un pont à proximité d’une route. Mais c’est un faux prétexte. Les murs, les barbelés, les poursuites policières et tous les autres obstacles mis par les gouvernements sur le chemin des migrants qui veulent rejoindre l’Angleterre sont encore bien plus dangereux que les dessous de ponts.

La simple humanité serait de permettre à chaque individu de circuler et s’installer librement, là où il estime pouvoir vivre dignement et en sécurité. Cela n’est plus possible pour les migrants venant de pays ravagés par le pillage des sociétés occidentales, par les guerres, les dictatures et la misère.

Dans cette société, cette liberté est seulement accordée aux riches et puissants, quelles que soient leurs origines. Pour les pauvres et les travailleurs, d’où qu’ils soient, c’est le mépris et la matraque.

Villeneuve d'Ascq

Logements étudiants indignes

Brève
06/02/2019

Plusieurs immeubles de logements étudiants du CROUS sont envahis par les cafards, malgré plusieurs campagnes de désinsectisation par an. Les sanitaires sont dégradés, avec des douches condamnées ou des portes cassées. Le chauffage ne fonctionne pas partout, l’alarme incendie se déclenche inopinément… au risque qu’elle ne fasse pas son office s’il y en a réellement un…

Les budgets publics consacrés aux logements étudiants à bon marché sont nettement insuffisants. Mais les projets de construction privés se portent bien : bien sûr, là, il y a de l’argent à se faire pour les bétonneurs et les propriétaires qui loueront à prix d’or des « studinettes » aux étudiants qui pourront se le payer. Écœurant.