EPSM - Saint-André-lez-Lille

Soudés face au Ségur de la division

Brève
08/10/2020

Jeudi 8/10, plus d'une cinquantaine d'agents de l'EPSM (Établissement Public de Santé Mentale) se sont réunis et ont manifesté leur colère face à la situation de l'hôpital et au sujet des augmentations de salaire annoncées par le gouvernement.

En tête de cortège, les agents de la Maison d'Accueil Spécialisée qui, étant considérés comme personnel médico-social, n'ont pas le droit à la revalorisation de salaire. Avec 30% des agents touchés par le COVID et 2 patients décédés, ces travailleurs de la première ligne ont été "oubliés" par le Ségur de la santé.

A leurs côtés, d'autres agents, qui pour une raison ou une autre sont eux aussi floués. Certains sont tombés malades du COVID pendant la première vague et verront par exemple leur prime annuelle amputée. D'autres sont venus par solidarité envers leurs collègues.

Mais surtout, le fait de réagir face au mépris de la direction et du gouvernement était dans toutes les têtes. Plusieurs agents ont pris la parole au mégaphone pour exiger la même prime pour tous, le même salaire pour tous et la fin des divisions volontairement entretenues par une société qui veut gérer les hôpitaux comme on gère un casino. Après avoir crié leur colère sous les fenêtres de la direction et dans le centre-ville, les agents se sont fixés rendez-vous pour les combats à venir !

Mobilisation chez Décathlon Jetlane (Lille)

Brève
07/10/2020

Plusieurs dizaines de travailleurs sur les 170 que compte l'usine de fabrication de vélos, situé sur le "B'twin village" à Lille, ont fait grève mercredi 7 octobre à l'appel de la CGT.

La famille Mulliez, propriétaire de Décathlon, refuse de payer les 3 jours de carence en cas d'arrêt maladie, paiement pourtant prévu dans la convention collective de la Métallurgie.

Les travailleurs ont dénoncé aussi la faiblesse des salaires, les pressions, les CDD qui s'enchainent sans embauche en CDI.

Ils ont reçu le soutien de militants du groupe PSA, de Toyota, de la sidérurgie...

Une mobilisation réussie, et qui en appelle d'autres. Les ouvriers en grève le 7 octobre ont tous conscience que, même pour faire respecter la loi, seul le rapport de force compte !

Bridgestone Bethune

Non à la fermeture de Bridgestone, non aux licenciements

Brève
05/10/2020

Des millions de subventions à l’usine de Béthune, des milliards de profits pour le groupe et l’annonce de la fermeture de l’entreprise pour l’an prochain. Suite à ce scandale, ce dimanche 3 octobre au matin, environ 1400 personnes ont défilé, de l’usine à la mairie de Béthune. Une manifestation sans banderoles syndicales ni politiques à la demande du maire qui avait appelé à ce rassemblement avec le soutien de tous les syndicats de l’entreprise.

Beaucoup de salariés et leurs familles étaient dans le cortège et en passant devant l’usine ont pu saluer une cinquantaine de salariés au travail qui étaient sortis dans la cour.

863 licenciements rien qu’en comptant les CDI de l’usine c’est quand même un gros coup sur la tête. Même si la direction entretenait cette menace de fermeture depuis des années, aucune information n’avait fuité dans l’usine dernièrement.

Depuis des années les salariés de l’entreprise subissent des pressions continues pour accepter de nouveaux sacrifices de salaire et des conditions de travail dégradées mais ils ont su aussi résister. Il y a deux ans, utilisant le chantage à l’emploi, la direction avait organisé un référendum sur le passage de 5 à 3 équipes de travail ce qui se traduisait par une baisse de la paye et du travail en plus. La majorité des travailleurs avaient dit non.

Ce n’est pas évidemment pas ce refus qui a provoqué la fermeture de l’usine quoiqu’en ait dit le directeur.

Les ministres et les dirigeants politiques locaux ont tous dénoncé la Direction de Bridgestone et sans rire, Xavier Bertrand a affirmé qu’il était prêt à intervenir à tous les niveaux y compris au Japon s’il le fallait. Mais les illusions qu’ils veulent semer n’accrochent pas vraiment dans l’usine.

Pendant ce temps-là, alors que la direction a annoncé qu’elle ne reviendrait pas sur sa décision, dans l’entreprise des négociations ont été immédiatement ouvertes et devraient durer 5 mois. Elles seront suivies, pour tenter de leur donner une espèce de crédibilité, par un cabinet d’expert nommé par le gouvernement. Ce n’est évidemment pas ces négociations qui vont sauver les emplois

Alors pour le moment des syndicalistes et tous les dirigeants politiques locaux disent aux travailleurs qu’il faut attendre ce qui sortira de ces négociations.

Mais ça n’est pas sûr que les travailleurs acceptent d’être lanternés longtemps avec des miettes et des « peut-être » ! Pas sûr non plus que les salariés et leur famille qui ont répondu présent à l’appel de cette manifestation et étaient contents d’être nombreux acceptent de défiler toujours en silence !

Les travailleurs de cette entreprise ont su résister à plusieurs reprises aux mauvais coups du patron et ils n’ont pas dit leur dernier mot.

Calais AESH

Victoire pour les AESH

Brève
04/10/2020

Au collège Martin Luther King, les Accompagnants des Élèves en Situation de Handicap (AESH), se sont mobilisés, aux côtés des autres personnels et parents d’élèves également indignés, contre une mesure qui leur imposait une permutation de postes entre collèges et écoles, un mois après la rentrée, au mépris de leur travail, mesure qui visait à leur infliger plus de flexibilité.

Le jeudi matin 1er octobre, Accompagnantes et Accompagnants ont fait grève tout en appelant à un rassemblement, avec le soutien des syndicats. Face à cette détermination, les autorités qui ont aussitôt reculé, en s’excusant de « dysfonctionnements », et en promettant à l’avenir plus de concertation : la plupart des AESH seront réaffectés à leur établissement antérieur.

Les Accompagnantes et Accompagnants, traités avec mépris par l’Éducation nationale qui ne leur octroie que des contrats partiels avec des salaires dérisoires, ont refusé d’être traitées comme des pions. Elles se sont fait respecter.

Communauté d'Agglomération de la Porte du Hainaut

Non aux impôts supplémentaires, non à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.

Brève
30/09/2020

C’est un jeu de dupes ! Le gouvernement supprime peu à peu la taxe d’habitation, réduit les dotations aux collectivités locales, mais exige que les communes, communautés de communes, départements et régions se débrouillent pour équilibrer leur budget !

C’est ainsi que la Communauté d'Agglomération de la Porte du Hainaut a voté une taxe pour l’enlèvement des ordures ménagères : de 100 à 300 € par an, à charge des locataires et propriétaires, quels que soient les revenus, même pour les chômeurs, même pour les ménages exemptés d’impôt direct.

Macron réduit les impôts pour tenter de faire oublier les milliards qu’il distribue aux actionnaires, pendant que le président de la CAPH, Aymeric Robin, membre du PCF, est amené à les augmenter… et soulever le mécontentement de la population !

Quelques ténors du PCF, Eric Renaud et Alain Bocquet – qui avait fait la bise à Aymeric Robin lors de son élection à la présidence – ont voté contre cette taxe… en sachant très bien qu’elle passerait, notamment avec les voix du PS et d’Anne-Lise Dufour, maire de Denain.

Bien sûr, le RN en la personne du conseiller municipal de St-Amand-les-Eaux, s’est jeté sur l’affaire avec une pétition dénonçant le « communiste Aymeric Robin », comme une mouche se jette sur la pourriture.

Oui c’est une situation bien pourrie, où les partis, soi-disant du côté des travailleurs, se chargent d’imposer à la population l’austérité voulu par le gouvernement. Ces partis socialistes et communistes conserveront des postes encore quelque temps, mais leur politique les discrédite et les électeurs s’en éloignent peu à peu. Et ce n’est pas le RN, qui défend le capitalisme, qui apportera une solution.

Contre la politique du gouvernement, contre la course au profit des actionnaires des grandes entreprises, contre les compromissions des élus soi-disant de gauche, contre l’extrême-droite, la seule solution, c’est une lutte de grande ampleur du monde du travail.