L'Indépendant : Des candidats en campagne

« Les autres candidats ne présentent que de petites mesurettes, et les solutions pour ceux qui souffrent avec leurs petits boulots, leurs petites retraites, on n'en entend pas parler. On veut que ces gens puissent s'exprimer. » L'une des mesures phares de Lutte ouvrière serait d'instaurer le salaire minimum à 1 800€ net par mois. « Que les patrons ne viennent pas nous dire que c'est impossible, le patron de Renault est payé 25.000 € par jour, et les actionnaires ont gagné 56 milliards d'euros l'an dernier. C'est de l'argent qui aurait pu être investi dans les hôpitaux, des logements, pour le bien-être de tous... »
Elle, comme son suppléant André Korb, retraité lillois, ont bien conscience que leur candidate a peu de chances d'être élue. « Mais il faut qu'il y ait une conscience de classe qui puisse s'exprimer. Les électeurs se sentent trahis par les politiques, il faut qu'ils votent pour leur camp. À force de voter contre quelqu'un, on favorise les idées nauséabondes du Front national... » Pour eux, seule la lutte peut réellement faire bouger les choses. « Les acquis sociaux, c'est 1936, 1968... Il n'y a que ça qui marche. Il y a une autre société à penser et à construire, ce n'est pas normal que les gens galèrent tout le temps... » Et ils comptent sur leur programme « humainement juste » pour attirer les électeurs...
GR
Lutte ouvrière organise une réunion publique le mercredi 5 avril à 18h, à la maison des associations de Saint-Omer. Meeting de Nathalie Arthaud le 19 avril à Lille.