La Voix du Nord : Lutte ouvrière en meeting pour porter des idées plutôt qu’une candidate
Vendredi soir, la salle Sion a accueilli militants et futurs candidats aux législatives le temps d’un meeting Lutte ouvrière. L’heure est encore à la Présidentielle, mais plus que la candidature de Nathalie Arthaud ce sont les idées du « camp des travailleurs » que porte au micro Michel Darras.
Par Pauline Drouet | Publié le 15/04/2017
Au programme : « le fait de travailler pour un salaire digne de 1 800 euros, ce qui devrait être le SMIC », avance Michel Darras, « l’interdiction des licenciements dans des entreprises qui gagnent des millions », poursuit une militante, l’embauche dans les services publics, écoles, hôpitaux…
À la tribune, Michel Darras, le technicien de la Française de Mécanique, évoque son entreprise, convertit en emplois, en hôpitaux les 76 milliards de bénéfice des entreprises du CAC40 devant une petite cinquantaine de personnes déjà acquises à la cause. « Ces réunions sont là pour que chacun puisse y puiser les idées pour convaincre autour de lui », avance en aparté Flore Lataste.
Face à elle, Michel Darras et Régis Scheenaerts, futurs candidats aux législatives. Tous les aspirants au poste de président en prennent pour leur grade. Marine Le Pen, la « Trump tricolore » qui « ne fera pas mieux que les autres » et qui « comme eux, représente la bourgeoise, puisque c’est elle-même une bourgeoise », Hamon, Hollande, Macron, Fillon… De toute façon, peu importe qui remportera la Présidentielle, Lutte ouvrière à sa propre idée du « vote utile ». « Le vote le plus utile pour les travailleurs est de voter pour un parti qui les représente », explique Flore Lataste. Dans les rangs de Lutte ouvrière, les militants ne se font guère d’illusions quant aux chances de Nathalie Arthaud de fouler le tapis rouge de l’Elysée. Il s’agit davantage pour Lutte ouvrière de « préparer l’après-élection, montrer la couleur à celui qui sera élu ».
« Avec ce vote, nous devons montrer que nous sommes des dizaines de milliers, des centaines de milliers à penser la même chose, avance Michel Darras. Cette élection est une comédie, tout se gagnera par la lutte. »