La Voix du Nord :  Lutte ouvrière voulait maintenir une liste pour «le vote protestataire»

Article de presse
20/11/2015

Les candidats Lutte ouvrière, Françoise Millot et Michel Darras, tenaient une réunion publique ce mercredi soir, à la salle Sion. L’occasion de rappeler leur combat contre les grands partis.

Au lendemain des terribles attentats de Paris, les candidats Lutte ouvrière à la Région, Françoise Millot et Michel Darras, ne pouvaient pas passer à côté d’un hommage aux victimes. C’est d’ailleurs comme cela qu’ils ont ouvert leur réunion publique mercredi soir.

Mais « s’il partage l’émotion de toute la population », le binôme ne « marche pas » à l’unité nationale. « C’est une opération politicienne », selon eux. « Sarkozy, Hollande, Le Pen… Ils défendent ce système qui crée une telle situation. On ne peut pas se ranger derrière eux. On dit non à ces dirigeants du monde qui ne contrôlent plus rien. »

Et c’est aussi pour cela qu’ils ont voulu maintenir une liste. Même s’ils sont conscients que leur score sera minoritaire, même s’ils savent bien qu’ils n’auront – sauf revirement exceptionnel – pas d’élus au conseil régional, et même si la gauche appelle à se réunir pour lutter contre Marine Le Pen (FN).

« Une élection ne change pas la vie, mais, au moins, on peut dire qu’on n’est pas d’accord », se justifie Françoise Millot. « Les grands partis nous mentent du matin au soir. C’est important de dire non, de dire que nous ne sommes pas d’accord avec leur résignation. C’est le moyen d’affirmer sa fierté d’appartenir à la classe de ceux qui n’ont rien. »

« Le FN : le pire ennemi des ouvriers »

Des électeurs tentés par le vote frontiste, ils en croisent souvent. « On mène campagne, on leur dit que c’est leur pire ennemi. Ce sont des gens qui ont des illusions, comme ils ont cru à Sarkozy et Hollande. On leur dit qu’il faut une opposition ouvrière. »

Pas de réelles propositions ou de programme précis, avant tout l’envie que « les travailleurs prennent sur les profits du patronat. Les enjeux sont nationaux. Nous nous sommes toujours présentés aux élections pour combattre. Pour contester aux riches, aux capitalistes, leurs propriétés. »