La Voix du Nord :  Marlène Wrobel et Jacky Boucot, candidats des « luttes » dans la 19e

Article de presse
25/03/2017

Par Jérémy Lemaire | Publié le 24/03/2017

Marlène Wrobel, 41 ans, titulaire, et Jacky Boucot, 63 ans, suppléant, sont les candidats de Lutte ouvrière.

Comme en 2012, Jacky Boucot et Marlène Wrobel repartent au combat pour les législatives dans la 19e, mais échangent leurs postes. Le conseiller municipal denaisien d’opposition sera le suppléant de Mme Wrobel.

« Je sais que je ne serais pas élue. « Au moins, Dominique Wrobel est franche. Crédité de 0,8 % des suffrages en 2012, le ticket Lutte ouvrière qui compte « une vingtaine de militants » dans la 19e ne se fait pas d’illusion. De toute façon, estiment-ils, « c’est pas dans les urnes que les choses changent. Les urnes, c’est fait pour se compter au premier tour ».

Pour Lutte ouvrière, en dehors de la rue, point de salut. « Il faut qu’il y ait des luttes, lâche Jacky Boucot. Comme en 1936 ou 1968, il faut manifester, se révolter, faire grève. »

« Il faut qu’il y ait des luttes. Comme en 1936 ou 1968, il faut manifester, se révolter, faire grève. »

Et quand on fait remarquer à cet ancien sidérurgiste que la loi El Khomri est passée malgré les manifs ou le blocage d’un dépôt pétrolier à Haulchin (où l’on avait d’ailleurs vu M. Boucot en mai), il conteste : «  Les grèves que l’on a faites dans la sidérurgie, les résultats, ce n’était pas du jour au lendemain, mais six mois ou un an après. Et ça a montré à la classe ouvrière qu’elle est capable de se bagarrer car ça, elle l’a oublié. »

Les travailleurs, les ouvriers, la lutte des classes… Ce discours traditionnel de Lutte ouvrière imprime-t-il encore dans des milieux populaires de plus en plus tentés par le vote FN ? «  Depuis 1981, c’est l’alternance gauche-droite et les travailleurs ne s’y retrouvent plus. Ils n’ont plus de boussole. Ils sont tellement écœurés qu’ils vont partir dans l’abstention pour faire ch… l’UMPS ou ils vont voter Le Pen alors qu’elle changera rien à leur quotidien. Elle, ce sera à 200 % pour le MEDEF. »

Dans le programme des deux candidats, pas de volet purement local, ils égrènent les propositions nationales de Lutte ouvrière : augmentation générale des salaires de 300 euros, pas de salaire et de retraite inférieurs à 1 800 € net par mois, interdiction des licenciements économiques… Sans oublier une charge contre les « gros capitalistes, ces entreprises du CAC 40 qui ont fait 76 milliards d’euros de profit en 2016 ».

Marlène Wrobel, 41 ans, assistante de vie, militante depuis une dizaine d’années, était la suppléante de Jacky Boucot en 2012. Cette fois, elle brigue le poste de titulaire avec le retraité (63 ans) de la sidérurgie (reconverti maçon après la fermeture des hauts-fourneaux) comme suppléant.