La Voix du Nord : Vincent Magniez (Lutte ouvrière) veut défendre « la classe ouvrière et les milieux populaires »
Vincent Magniez, 51 ans, est le candidat Lutte ouvrière dans la cinquième circonscription.
Il s’inquiète de « la montée de l’extrême-droite » dans le Boulonnais.
Depuis la présidentielle, la campagne ne s’est pas vraiment arrêtée pour Vincent Magniez, candidat Lutte ouvrière, et son suppléant Olivier Carraud. « Nous sommes présents sur le terrain, aux côtés des militants de la circonscription. Le gros travail, c’est le collage des affiches, car on est un petit parti. On va aussi distribuer des tracts, discuter avec les Boulonnais… »
Objectif : « Essayer de convaincre les électeurs qui ont voté pour Nathalie Arthaud à la présidentielle – même si on est conscients que son score était faible – et en attirer d’autres… » Dans la cinquième circonscription, le projet de la candidate Lutte ouvrière a convaincu « environ 500 électeurs. On est un courant minoritaire, qui pèse peu sur le plan électoral. Mais ces 500 personnes, qui ne se reconnaissent pas dans les autres candidats, comptent. Notre programme est le seul à défendre la classe ouvrière et les milieux populaires ».
Le smic à 1 800 €
Vincent Magniez, qui s’est déjà présenté à plusieurs reprises aux élections, ne se fait guère d’illusions : « Je sais bien que je ne serai pas élu », sourit-il. Mais il compte faire vivre les principales idées du parti, à savoir « la lutte contre le chômage, l’interdiction des licenciements et le SMIC et l’ensemble des revenus (retraites, allocations pour les personnes handicapées…) à 1800 euros. C’est le minimum quand on doit payer son loyer ou un crédit, les factures, l’essence, l’abonnement Internet… »
Il se présente cette fois « avec une certaine gravité face aux scores élevés du Front national dans le Boulonnais et à la montée de l’extrême-droite, avec une banalisation du racisme, du sexisme ou encore de l’homophobie ».
Pour le candidat LO, persuadé qu’une « explosion sociale » aura lieu dans un futur plus ou moins proche, le FN « est un parti anti-salariés, qui rêve de détruire les syndicats. Par résignation, par désespoir, certains votent pour leur pire ennemi : un parti bourgeois déguisé en parti populaire … »