La Voix du Nord : Agnès Risbec candidate de Lutte ouvrière
Agnès Risbec entend être «la voix des travailleurs»de la 18e circonscription.
« Les difficultés des travailleurs sont les mêmes partout en France, de Marseille à Cambrai ! » Voilà sans doute l'une des raisons pour lesquelles il ne semble pas saugrenu à Lutte ouvrière de présenter des candidats partout en France, quand bien même certains d'entre eux habitent parfois à des centaines de kilomètres de la circonscription dans laquelle ils sollicitent les suffrages...
De Pantin, au Nord de Paris, où elle vit, à Cambrai, il y a exactement cent soixante-dix bornes, soit moins de deux heures de route. C'est donc vrai que le quotidien d'Agnès Risbec, 60 ans, sténodactylo d'une Caisse primaire d'assurance maladie, n'a rien, ou alors pas grand-chose, de différent de celui d'un Cambrésien. Et puis, on ne peut pas reprocher au mouvement d'Arlette Laguiller de vouloir se faire voir et entendre partout... « C'est une possibilité que nous devons utiliser afin de rester visible sur la scène politique », dit-elle sans langue de bois.
Agnès Risbec sera donc la candidate estampillée LO dans une 18e circonscription dont elle arpentera l'asphalte à compter de ce vendredi, sur le marché du Cateau, avant d'enchaîner avec ceux de Caudry et de Cambrai, samedi.
Pourquoi s'est-elle engagée à LO ? « À l'adolescence, j'ai pris conscience du malheur absolu, quotidien, des peuples du monde dit "tiers", c'est-à-dire du malheur absolu, quotidien de quatre milliards d'individus. Puis, les hasards de la vie m'ont fait rencontrer les camarades de Lutte ouvrière. Qui m'ont fournie une explication cohérente, mais plus encore rationnelle et globale de la marche des sociétés. Et surtout la conviction que le communisme est l'avenir de l'humanité », confie avec force conviction Agnès Risbec. Qui a donc sauté le pas, en passant du statut de militante à celui de candidate. Pas pour faire de la figuration, en ce qu'elle estime qu'ils sont déjà nombreux sur le marché à en faire : « Les politiciens au pouvoir, de droite, comme de gauche, promeuvent les intérêts des patrons. Il est donc essentiel que les intérêts des travailleurs soient représentés par des travailleurs communistes. Nous sommes leurs voix. Et nous affirmerons dans ces élections que le destin des travailleurs ne sera scellé que dans les luttes, que le destin des travailleurs est entre leurs mains. » Euh, petite question à 1 E : qu'est-ce qui fait que le commun des électeurs votera davantage pour un candidat LO que pour un candidat du NPA (le Nouveau parti anticapitaliste, cher à Olivier Besancenot et Philippe Poutou) ? « La différence réside dans l'absence, dans les termes, comme dans l'idéologie du NPA, du mot communisme. »
H. Fé.
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