La Voix du Nord : Jean-Pierre Mercier (LO): «La classe ouvrière a les moyens d'imposer ses revendications
Le porte-parole de Lutte ouvrière, Jean-Pierre Mercier (à gauche) était à Liévin, hier.
Tandis que la caravane de Lutte ouvrière sillonne les routes de la région, Jean-Pierre Mercier, porte-parole national, a rejoint hier, à Liévin, Michel Darras et les camarades. L'occasion d'un tour d'actualité.
La Palestine.- «Nous exprimons notre soutien au peuple palestinien qui subit l'agression militaire israélienne. Les images sont insupportables; les habitants vivent dans une prison à ciel ouvert à la différence du Mali, de l'Irak ou de la Syrie où la population pouvait fuir les combats. Et tout cela avec la complicité du gouvernement français.»
La situation en France.- «Nous savions que les élections ne changeraient rien. Ce gouvernement s'est lancé dans un amour à corps perdu pour le grand patronat alors que les caisses sont vides, que la dette augmente. Nous atteignons des records de chômage, de pauvreté alors que les familles les plus riches sont encore plus riches. Avec la complicité du patronat, on attaque les ouvriers de toutes parts. À nous d'imposer au gouvernement l'interdiction des licenciements, la protection de nos conditions de vie, la répartition du travail et des salaires entre tous les salariés. La seule manière d'y arriver est un nouveau mai68 ou un nouveau juin 36. La classe ouvrière a les moyens d'imposer ses revendications dans une lutte sociale d'ensemble.»
Le vote FN.- «Les ouvriers sont démoralisés, ils ont baissé les bras des luttes. Nous tenons à discuter avec ceux qui ont été tentés par le vote FN pour les convaincre de revenir dans leur vrai camp. Le FN est pour la propriété privée, il est dans le camp des patrons; Marine Le Pen comme les autres cherche une place à la mangeoire.»
La situation à la FM.- «Les accords de compétitivité sont les accords de la honte parce qu'ils ne protègent pas l'emploi. Nous à PSA Poissy, on a fait grève durant quatre mois, c'est donc que c'est possible. Les derniers chiffres montrent que tout va bien pour les actionnaires et c'est aux salariés de faire des efforts. Mais qu'ils augmentent les salaires et baissent les cadences. À un moment les travailleurs vont réagir. Les patrons savent quand commence une grève, jamais quand et comment elle s'arrête.»
E. C.
Voix du Nord