La Voix du Nord :  Lutte ouvrière : « Nous sommes les seuls à nous adresser aux travailleurs »

Article de presse
02/03/2010

Les candidats de Lutte ouvrière se disent « à l'image du monde du travail ». PHOTO JEAN-CHARLES BAYON

ÉLECTIONS RÉGIONALES

« Nous sommes les seuls à nous adresser aux travailleurs. » À Dunkerque comme partout en France - elle présente des listes dans toutes les régions -, Lutte ouvrière martèle son discours contre les effets jugés néfastes de la crise et du capitalisme.

« Notre axe de campagne, c'est dénoncer les vrais responsables de cette crise marquée par les licenciements, le chômage... » explique Éric Pecqueur, salarié chez Toyota, à Onnaing, tête de liste aux régionales pour le Nord - Pas-de-Calais.

« Un million de chômeurs en fin de droits »

Ses cibles : « les banquiers, le patronat, le gouvernement ». Alors que l'on a donné « des milliards d'euros aux banques sans résoudre la crise » et que les grandes entreprises continuent de dégager d'importants bénéfices, on supprime des postes dans les hôpitaux, l'Éducation nationale, les services publics...

« Le chômage continue d'augmenter et près d'un million de chômeurs vont bientôt arriver en fin de droits, poursuit la tête de liste. Nous nous présentons pour permettre à la classe ouvrière de crier sa colère. Ce que nous disons, nous sommes les seuls à le dire. » Dominique Wailly, numéro 2 sur la liste du Pas-de-Calais, enchaîne avec les coups durs subis par la région de Dunkerque : la fermeture de Rexam à Gravelines (140 emplois supprimés), les menaces qui pèsent sur la poursuite de l'activité à la Raffinerie des Flandres à Mardyck ce qui pénaliserait le trafic portuaire, la suppression d'« une soixantaine d'emplois » à Aluminium Dunkerque à Loon-Plage, usine où il travaille.

Que peuvent faire les conseillers régionaux ? Selon lui, pas grand-chose : « Quelle que soit l'équipe en place au conseil régional, cela ne va pas changer la vie des gens. Les vrais décideurs, ce sont les grands industriels, les banquiers. » Il dénonce les subventions accordées aux entreprises. Il propose de mettre « sur la place publique » le montant des sommes qui leur sont accordées. « Dans ce pays, le plus assisté, c'est le patronat », assure M. Wailly. « Tôt ou tard, il y aura une explosion sociale », prédit-il.

Les candidats du Dunkerquois : n°9, Jean-Luc Waringhem, ouvrier de la chimie ; n°25, André Gilet, ouvrier de la chimie ; n°34, Monique Guennou, enseignante en collège ; n°35, David Dupuich, agent technique en collège ; n°41, Ernest Lotton, sidérurgiste retraité ; n°45, Jacques Volant, enseignant retraité ; n°61, David Haillant, ouvrier de maintenance en lycée ; n°71 Arnaud Beucherie, enseignant.

L. L.

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