La Voix du Nord :  Lutte ouvrière part au front pour la défense des travailleurs

Article de presse
02/03/2014

Régis Scheenaerts, déjà présent au précédent conseil municipal, est tête de liste.

Ci-dessous, en photo avec Nathalie Arthaud.

Vendredi soir, Lutte ouvrière présentait sa liste ainsi que son programme pour la ville de Liévin. À la salle Noël-Josèphe, pas question d'emporter la mairie mais d'y « porter la voix des travailleurs ». Avec des propositions résolument tournées vers le national, mais en prise avec les réalités liévinoises annoncent les candidats. PAR PAULINE DROUET

Ils ne feront pas une campagne locale, Régis Scheenaerts, tête de liste Lutte ouvrière, déjà présent au conseil municipal sous la précédente mandature, l'annonce d'entrée de jeu ou presque.

À l'instar du camarade lensois, représenté par Flore Lataste mais dont la voix est temporairement portée par Michel Darras. « Nous ne mènerons pas une campagne locale. Aucun des problèmes essentiels des travailleurs ne peut être résolu à l'échelle d'une municipalité », présentait ce dernier récemment.

« Nous sommes dans l'opposition au gouvernement. Les représentants des grands partis, à Liévin, insistent sur des enjeux locaux pour ne pas assumer la politique désastreuse de Hollande ou le souvenir tout aussi tout aussi désastreux de Sarkozy », avance Régis Scheenaerts.

Après s'être alliée aux forces de gauche en 2008, Lutte ouvrière fait à nouveau cavalier seul. Pour s'abstraire d'un vote qui serait interprété, selon le candidat, comme une « approbation » de ce gouvernement ou du précédent. Mais aussi pour éviter le vote à la liste Front national, emmenée par Roger Fruchart, qui arrive pour ce scrutin à Liévin: « Les uns et les autres en profiteraient pour mener une politique encore plus réactionnaire et plus dure contre les classes populaires. » C'est à cet électorat-là que fait appel Lutte ouvrière.

Campagne nationale, enjeu local

« Travailleurs, travailleuses, personnes victimes du chômage ou encore retraités »: « Les ministres préparent une baisse de la rémunération des chômeurs; une grande partie des départs à la retraite n'est pas remplacée. Il y a aujourd'hui des retraités qui se retrouvent à payer l'impôt sur le revenu et l'impôt fonciers... »

« Il faudrait interdire les licenciements. On interdit bien les expulsions en période hivernale. En période de crise, il faut maintenir les emplois et les salaires. »

Le parti qui entend « porter la voix des travailleurs » n'en est pas pour autant déconnecter des réalités liévinoises et de ces « 23% de taux de chômage ».

« En conseil municipal, on fait attention aux décisions qui sont prises. » Ceux qui ne briguent pas la mairie mais des postes de conseillers municipaux, se revendiquent proche du terrain. « Quand il y a des luttes, on rejoint les travailleurs », dit le salarié et militant syndical actif à la Française de mécanique.

Réunion publique Lutte ouvrière le 12 mars, à 18h30. Commune pour les candidatures de Lens et Liévin, elle se tiendra salle Hubert, rue Chanzy à Liévin.

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