L’Indépendant du Pas-de-Calais :  Nathalie Arthaud appelle au réveil des travailleurs

Article de presse
26/07/2013

Les drapeaux rouges étaient brandis sur la place de Saint-Omer.

Nathalie Arthaud s'est jointe à la tournée d'été régionale.

Les étendards rouges étaient levés, jeudi 18 juillet sur la place Foch, à Saint-Omer. Les militants de Lutte Ouvrière faisaient étape à l'occasion de leur tournée d'été pour inciter les travailleurs à se réveiller. "Il faut qu'ils se manifestent, qu'ils affirment leurs revendications et luttent pour leur intérêt". Nathalie Arthaud, porte-parole nationale du parti, était venue accompagner les équipes locales dans leur tournée estivale. "Les travailleurs sont contents de rencontrer une femme communiste qui a défendu le camp des travailleurs aux dernières élections présidentielles", commente Laure Bourel, militante audomaroise qui s'était engagée lors des dernières législatives. Elle accompagne les militants à Calais, Dunkerque, Amiens, "mais aussi des petites villes, là où les entreprises sont frappées par les restructurations ou les licenciements". Cible ici, Arc International, où un CE extraordinaire devait décider d'un nouveau chômage partiel. "Les travailleurs ne doivent pas être sacrifiés sous prétexte que c'est la crise", estime Nathalie Arthaud. "C'est ceux qui ont engrangé des fortunes dans leurs coffres. S'il y a des pertes, c'est à eux de se serrer la ceinture. Mettre quelqu'un au chômage, c'est un crime social. Aujourd'hui, on marche au chantage, même auprès de ceux qui ont du travail. Plutôt que de mieux répartir le travail, on charge la mule, et c'est la dégradation de la qualité du travail avec surcharge".

Nathalie Arthaud souligne que "il y a longtemps qu'il n'y a pas eu de lutte d'envergure. Nous assistons ici à la chute d'un système, le capitalisme, où l'on produit plus que ce que l'on peut consommer, alors on condamne les gens à la misère. Cette crise nous conforte dans nos convictions communistes".

"On rencontre des gens qui nous racontent leur situation dans leurs entreprises, leur vie et ce qu'ils en pensent de cette situation. Ils sont en colère contre le gouvernement Hollande. Même les petites mesures qu'il a promises comme réduire les salaires des PDG il ne veut pas le faire, ni s'attaquer aux riches", ajoute Laure Bourel. "C'est aussi pour nous l'occasion de discuter avec ceux qui le souhaitent, de voir comment on va pouvoir se défendre contre les attaques du gouvernement et des patrons".

Droits de reproduction et de diffusion réservés © L'Indépendant du Pas-de-Calais