Tourville-la-Rivière (Seine-Maritime)

Magasin Ikea : en grève contre la suppression de la prime de fin d’année et le mépris de la direction.

Brève
17/12/2020

Lundi 14 décembre, une grande partie des travailleurs d’Ikea à Tourville-la-Rivière (agglomération de Rouen), se sont mis en grève. Ils accueillaient les clients devant l’entrée du magasin, derrière une pancarte arborant des carottes et portant l’inscription « Merci pour tout, voilà votre récompense ». Ils participaient à un mouvement national de grève qui a touché une bonne partie des magasins de la multinationale en France.

Leur colère a éclaté suite à l’annonce de la direction de ne pas verser de primes aux salariés en 2020, contrairement aux années précédentes. Ikea France n’a pourtant pas rien perdu cette année au niveau de son chiffre d’affaires qui est le même qu’en 2019, autour de 2,8 milliards d’euros. Les salariés ne croient pas les dirigeants d’un groupe riche à milliards qui évoquent une perte bidon de 38 millions d’euros. Ils réclament d’ailleurs la transparence des comptes de l’entreprise.

Pour les travailleurs, la suppression de leurs primes est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Leurs conditions de travail sont devenues épuisantes avec la mise en place du « clic and collect » qui demande notamment plus de préparations et de manutentions des marchandises. Pas à une provocation près, quelques jours avant l’annonce de l’absence de participation aux bénéfices, Ikea France a osé « offrir » à chaque employé un sapin et un bon d’achat de 15 euros… à utiliser chez Ikea.

Face à ces patrons pleins de morgue, les travailleurs d’Ikea ont répondu avec le seul langage que comprennent les exploiteurs : la grève !

Penly (Seine-Maritime)

Centrale nucléaire : en grève contre le projet Hercule.

Brève
14/12/2020

Jeudi 10 décembre, des salariés de la centrale nucléaire de Penly près de Dieppe ont fait grève et une centaine d’entre eux ont participé à un barrage filtrant à l’entrée du site. Dans le cadre d’une journée de grève nationale, ils ont voulu montrer leur colère face à un nouveau projet de démantèlement et de privatisation du secteur de l’électricité, le projet Hercule.

Le gouvernement prévoit en effet de scinder EDF en trois entités. La première, EDF Bleue regrouperait les centrales nucléaires et le gestionnaire de réseau de transport d’électricité, RTE. Une deuxième (EDF Vert), dont 35 % du capital n’appartiendrait plus à l’Etat mais à des capitalistes, s’occuperaient des énergies renouvelables, de la commercialisation et de la distribution. Enfin la troisième entité (EDF Azur) se chargerait des barrages hydrauliques, dont les concessions seraient ouvertes au privé.

L’objectif du gouvernement est clair : livrer aux capitalistes les activités qui peuvent leur rapporter des profits. En revanche, le financement des vieilles centrales nucléaires ainsi que le renouvellement des moyens de production, particulièrement coûteux resteraient à la charge de l’Etat qui ne se gênera pas pour faire payer la population. Autrement dit, il s’agit une fois de plus de socialiser les pertes et de privatiser les profits. Les travailleurs en grève ont mille fois raison de dénoncer ce nouvel hold-up à venir de la bourgeoisie.

Le Havre (Seine-Maritime)

Vie scolaire en grève

Brève
04/12/2020

Mardi 1er décembre, les assistants d’éducation qui travaillent dans les collèges et lycées étaient en grève pour dénoncer leurs bas salaires et la précarité de leur statut. Au Havre, au lycée Jules Siegfried, près de la gare, ils se sont tous mis en grève et les autres personnels qui ne travaillaient pas ce jour-ci se sont cotisés pour aider financièrement leurs collègues grévistes. Aux revendications nationales (précarité, bas salaires …) s’ajoute un ras-le-bol de l’attitude de la direction à leur égard, qui leur impose une charge de travail toujours plus importante, en prenant prétexte de la situation sanitaire. La direction a dû prendre elle-même en charge les tâches les plus indispensables que les surveillants gèrent au quotidien, et l’on s’est rendu compte qu’ils font un vrai métier que les chefs ne savent pas faire !

Au lycée Françoise de Grâce, dans le quartier de l’Eure, le personnel de la vie scolaire était aussi en grève à 100 %.

Au Havre comme ailleurs, les assistants d’éducation ont su utiliser la grève pour se faire entendre et respecter, ils ont bien raison.

Le Havre (Seine-Maritime)

Les salariés des écoles et de l’établissement Helen Keller en grève contre la Mairie

Brève
29/11/2020

Vendredi 20 novembre, les agents municipaux étaient en grève, dénonçant des effectifs qui sont passés de 588 à 355 agents en deux ans : - 40 % ! Il y a aujourd'hui, à peine 2 agents d’entretien par école. Les grévistes dénonçaient également le grand nombre de temps partiels, avec des salaires diminués d’autant, majoritairement pour des femmes.

Jeudi 26 novembre, une partie des 250 salariés de l’établissement pour handicapés Hélène Keller se sont mis en grève parce qu'ils ne bénéficient pas de l’augmentation mensuelle de 183 euros décidée par le Ségur de la santé, comme tout le personnel médico-social, et bien qu'ils soient agents hospitaliers. Cette injustice a lieu avec la bénédiction du maire du Havre Edouard Philippe, dont un représentant préside le conseil d’administration. Les salariés dénoncent ce mépris et réclament 300 euros d’augmentation.

Contre l’exploitation et les mauvaises conditions de travail, contre l’hypocrisie des politiciens, les grévistes ont mille fois raison.

Vallourec Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime)

Les travailleurs sacrifiés aux actionnaires

Brève
24/11/2020

Le groupe Vallourec est spécialisé dans la production de tubes en acier sans soudure, destinés principalement à l’industrie pétrolière et gazière. En raison de la crise de ce secteur, Vallourec se trouve extrêmement endetté et, pour pouvoir rembourser, propose à ses créanciers des actions en échange de 50 % de sa dette.

Pour faire bonne mesure, Vallourec met dans la balance la suppression de plus de 1000 emplois dans le monde sur les près de 20 000 que compte le groupe. C’est ainsi qu’après avoir supprimé 900 emplois en Amérique du Nord récemment, il s’apprête à en supprimer 200 en Allemagne, 500 au Brésil et 350 en France.

L’usine de Déville-lès-Rouen, qui n’assure plus que le traitement thermique après voir vu fermer un laminoir avec 200 licenciements en 2016, est promise à la fermeture pure et simple en juin 2021, laissant sur le carreau ses 190 employés.

Avec 4 milliards de chiffre d’affaire en 2018, Vallourec n’est pas à l’agonie mais veut rétablir ses profits pour complaire à ses futurs actionnaires. À l’annonce du plan de licenciements, l’action Vallourec a grimpé de 20 %. Éloquent…