Dieppe

A la Foir’Fouille, on trouve de tout, même un patron de choc.

Brève
22/11/2020

Le responsable local de la CGT de Dieppe est attaqué en justice par le patron du magasin la Foir'fouille. Il s’estime diffamé pour un discours prononcé en juillet dans un rassemblement de soutien à deux salariés menacés de licenciement, dont une représentante syndicale de l’entreprise. Cette dernière était accusée de vol pour avoir, un jour de manifestation de soutien au personnel hospitalier (en juin), payé avec retard 13,40 euros de toile utilisée pour une banderole. Elle a depuis été licenciée à la fin de son mandat syndical.

Le patron du magasin réclame maintenant 30 000 euros de dédommagement et 3 000 euros de frais de justice au responsable local de la CGT. Il faut exiger l’arrêt des poursuite contre la CGT, et surtout la réintégration de l’employée licenciée pour des broutilles !

Yvetot (Seine-Maritime)

Lycée Raymond Queneau : en grève pour plus de sécurité sanitaire

Brève
09/11/2020

 Jeudi 5 novembre, les enseignants se sont mis en grève pour obtenir de meilleures conditions sanitaires pour faire face à l’épidémie de Coronavirus. Rejoints par les lycéens, ils ont manifesté dans la cour puis devant l’établissement. Tous étaient conscients des dangers pour eux et leurs proches de continuer les cours dans des conditions si scandaleuses : des classes à plus de 30 élèves, un réfectoire où 400 jeunes mangent sans distanciation sociale, sans compter que l’énorme majorité des lycéens sont obligés de s’entasser dans les cars de ramassage scolaire. Tous les éléments étaient réunis pour faire du lycée d’Yvetot un nouveau cluster.

 

Face à ce risque, les enseignants avaient décidé qu’il n’y avait qu’une solution pour appliquer les mesures sanitaires nécessaires : mettre en place un fonctionnement en demi-groupes. Devant le refus du rectorat et du gouvernement, ils se sont mis en grève avec la volonté de la reconduire tant qu’ils n’auraient pas obtenu satisfaction.

 

Dans la soirée du 5 novembre, Blanquer reculait devant la mobilisation des lycéens et des enseignants de nombreux autres établissements en annonçant la mise en place de demi-groupes dans les lycées. Enseignants comme jeunes ont ainsi fait l’expérience que seule la lutte paie !

Renault Sandouville (Le Havre)

Contrôles à la chaîne

Brève
08/11/2020

Il y a quelques semaines, il a été demandé à certains intérimaires de venir prendre leur poste de l’équipe du matin une heure plus tôt que d’habitude, c’est-à-dire à 4h20 pour désinfecter les machines, tandis que le restant de l’équipe arrive à 5h20. Lundi 2 novembre, aux huit, voire neuf heures de production, s’est ajouté, pour trois cars ramenant les travailleurs chez eux … un contrôle de gendarmerie.

Le valeureux peloton de militaires était en embuscade sur le rond-point le plus fréquenté de la zone industrielle. Or à 13h30, tout le monde sait que les cars qui circulent, et qui par ailleurs sont très bien identifiés de l’extérieur par des pancartes indiquant leurs destinations, transportent uniquement les ouvriers de l’usine. Comme disait d’ailleurs l’un d’entre eux, « on ne va pas faire du tourisme sur la zone industrielle à cette heure-là ! ».

Bien sûr, le commandant de gendarmerie de la région, a dit que des voitures de particuliers avaient aussi été contrôlées. Mais le même n’a pu s’empêcher de justifier l’opération par la nécessité des contrôles d’attestation, des contrôles contre les stupéfiants et même de la lutte anti-terroriste… rien que ça.

A quand un contrôle des képis débridés sur les comptes frauduleux des grands patrons qui trichent avec le chômage partiel ?

Dresser-Rand (Le Havre)

Monopoly sur le dos des travailleurs

Brève
03/11/2020

La multinationale Siemens est propriétaire de l’usine Dresser-Rand du Havre, qui ferme ses ateliers de production de compresseurs centrifuges et de réparation et jette au minimum 300 salariés à la rue. Siemens vient de vendre sa filiale de composants industriels Flender pour 2,025 milliards d’euros.

Les fonds n’ont pas encore été versés, mais s’ils le sont, cette somme pourrait faire vivre la totalité des 550 salariés qui sont en réalité menacés au Havre… pendant 102 ans avec un salaire mensuel de 1800 euros, cotisations comprises. De quoi mettre les travailleurs du site totalement à l’abri du chômage et de ses conséquences.

Alors aucun emploi ne doit être supprimé, aucun salarié ne doit être licencié !

Ecole de Gainneville (Seine-Maritime)

La parole et les actes

Brève
27/10/2020

A Gainneville, (à 10km du Havre), depuis septembre, les parents d’élèves et le maire de la commune ont été obligés non seulement de se mobiliser et de protester, mais aussi d’écrire au ministre de l’Education.

A la rentrée, une classe a été supprimée au sein de l’école maternelle. Résultat, les enfants sont en moyenne à plus de 30 et la classe de petite section, celle justement où les enfants n’ont que 3 ans, est quant à elle à 40 ! Face à toutes les protestations, la réponse des autorités locales de l’Education Nationale a été de proposer la venue pour cette classe d’un enseignant remplaçant. C’est-à-dire qu’il ne serait présent que lorsqu’il ne serait pas appelé ailleurs pour des collègues malades ou en formation.

Quand on compare cette réalité avec les annonces de Jean-Michel Blanquer l’an dernier sur l’instruction obligatoire dès l'âge de 3 ans et le discours d’hommage à Samuel Paty fait par Emmanuel Macron sur l’importance de l’accès à l’éveil, à l’éducation, à la culture… on voit qu’il y a loin des paroles aux actes.