Rouen (Seine-Maritime)

AESH : Plus que précaires!

Brève
09/10/2019

 

 

Les AESH (accompagnant des élèves en situation de handicap) ont manifestés hier à Dieppe et aujourd’hui à Rouen, pour faire entendre leur colère et leur détresse.

 

Plus d’un mois après la rentrée, beaucoup n’ont toujours pas de contrat de travail signé et n’ont pas été payés des salaires de septembre et le rectorat parle d’une régularisation en … fin novembre, au mieux !

 

Aujourd’hui, après avoir proposé de recevoir une délégation de 10 personnes, le rectorat a dû accepter une réunion avec toutes les personnes présentes à la manifestation. Les AESH ont pu pendant plus de deux heures se faire entendre ensemble  et sont bien décidées à revenir si « les belles promesses entendues » ne sont pas tenues.

 

Hôpital du Rouvray, Sotteville-lès-Rouen (Seine Maritime)

De nouveau en grève !

Brève
27/09/2019

En 2018, les travailleurs de l’hôpital psychiatrique du Rouvray à Sotteville, avaient fait trois mois de grève et, pour sept d’entre eux, 18 jours de grève de la faim. Ils dénonçaient les conditions indignes de travail pour les soignants et d’hospitalisation. Ils avaient obtenu 31 postes d’infirmiers et d’aides-soignants, ainsi qu’une vague promesse de création d’unités spécialisées.

Un an après, les travailleurs de cet hôpital ont entamé une nouvelle grève illimitée, à l’appel de l’intersyndicale : le protocole de juin 2018 n’est pas respecté. La situation est toujours catastrophique. « On a toujours des patients installés sur des lits de camps dans des bureaux sans fenêtre et sans sanitaire et des chambres de deux occupées par trois patients », explique un gréviste. L’unité supplémentaire pour adolescents n’a pas été créée, et des mineurs sont toujours hospitalisés avec des adultes, avec les risques que cela implique pour eux. « La situation n’a pas changé, elle est même pire », résume un militant.

À Sotteville comme ailleurs, c’est contre une politique d’économies sordide que se mobilisent les travailleurs en psychiatrie.

Rouen (Seine-Maritime)

Incendie chez Lubrizol : Les capitalistes jouent avec la vie des habitants !

Brève
27/09/2019

Circulez, il n’y a rien à voir ! C’est ce que, depuis jeudi dernier, les autorités s’échignent à répéter. Pas moins de quatre ministres sont allés à Rouen pour rassurer la population. « Il n’y a pas de risque avéré pour la population », a expliqué Castaner. « Les fumées ne sont pas toxiques », répètent les autorités… tout en demandant aux habitants de rester chez eux, et aux agriculteurs de suspendre leur récolte. « Il n’y a pas de danger grave et immédiat pour les habitants », explique le maire, Yvon Robert, qui s’est transformé en avocat bénévole de Lubrizol, expliquant que « cette entreprise est toujours disponible pour améliorer la situation et n’a jamais hésité à dépenser pour accroître la sécurité »…

Ah bon ? Alors, pourquoi les écoles ont-elles été fermées pendant trois jours ? Pourquoi la Seine est-elle polluée, l’air irrespirable, des quartiers souillés par la suie, avec des tâches noires jusque sur les bestiaux ? Pourquoi des champs entiers sont-ils souillés ? Pourquoi des centaines de personnes ont-elles été incommodées, ou ont dû quitter leur logement, en raison de problèmes respiratoires ? Quelle quantité d’amiante a brûlé dans l’incendie ?

Lubrizol, un pollueur béni par les autorités

L’usine Lubrizol appartient à un groupe américain, propriété du multimilliardaire Warren Buffet. Elle produit des additifs pour les huiles et les carburants. Si l’incendie n’a fait aucune victime directe, des centaines de personnes ont été incommodées par les odeurs pénétrantes de ce feu d’hydrocarbure, dont la composition réelle n’a pas été révélée.

En 2013, cette usine a été à l’origine d’un accident qui s’est soldé par l’émission d’un nuage de gaz malodorant qui avait été senti jusqu’en région parisienne et au sud de l’Angleterre. Quelle sanction Lubrizol a-t-elle reçu pour cette pollution de grande ampleur ? 4000 euros d’amende pour négligence… Une sanction aussi dérisoire, c’est comme une incitation à la récidive. Un voleur de scooter pourrait être plus lourdement condamné. Oh, quand il s’agit de faire la morale aux travailleurs sur les « petits gestes qui sauvent la planète », nos ministres sont intarissables. Mais quand un industriel menace d’empoisonner toute une région, cela se limite à une remontrance ! En 2015, Lubrizol avait déversé plusieurs milliers de litres d’huiles dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales. En janvier 2019, cette usine, située à 3 km du centre-ville, a même obtenu une autorisation d’extension de ses activités ! En réalité, dans cette affaire, les autorités sont entièrement complices de ce pollueur.

Le profit roi, qui menace nos vies

Quel que soit l’enchaînement qui a causé l’incendie, la population rouennaise est exposée à des risques insensés. Et encore est-ce grâce aux ouvriers de l’usine que les stocks de pentasulfure, avec du phosphore, ont été évacués pendant l’incendie.

En raison de la nature des produits manipulés et de la quantité stockée, Lubrizol est une usine dangereuse. Comme 13 autre usines de l’agglomération rouennaise, elle est classée Seveso « seuil haut », du nom de cette catastrophe qui, en 1976, contamina 350 hectares à la dioxine et obligea à abattre des dizaines de milliers de bêtes. En 2001, l’explosion de l’usine AZF à Toulouse avait fait 31 morts et 2500 blessés, et elle avait dévasté un quartier. Il y a en France 705 sites Seveso « seuil haut », donc 705 AZF en puissance.

Notre société utilise certes la chimie, la pétrochimie et même l’énergie nucléaire. Mais il n’y a aucune raison pour que ces activités dangereuses soient soumises à la loi du profit. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient menées à l’abri des regards. En raison du secret industriel et commercial, la population n’a aucun contrôle sur ces usines. Des usines qui sont autant de poudrières, et que l’irresponsabilité capitaliste menace à tout instant de faire sauter.

 

 

 

 

 

 

 

Cléon (Seine-Maritime)

Renault – Cléon : chômage partiel… profits entiers

Brève
27/09/2019

La direction de l’usine Renault de Cléon a annoncé qu’elle allait imposer des journées de chômage partiel.

En fait, la direction compte gérer les arrêts de chaîne au coup par coup, en utilisant le chômage partiel, en imposant une flexibilité sur le dos de la collectivité et des salariés.

Elle demande au préfet, en fait au représentant de l’État, la possibilité de mettre les travailleurs en chômage partiel pendant une journée, voire plusieurs jours, à sa convenance. Ainsi ces journées non travaillées seront payées par les caisses de chômage et non par Renault !

Il y a peu de temps, le gouvernement a diminué les allocations des chômeurs en prétendant qu’il n’y aurait plus assez d’argent dans la caisse. Renault, qui a 14 milliards de côté, a son autorisation pour taper dans la caisse chômage pour payer le chômage partiel dû à sa mauvaise organisation.

C’est écœurant !

Rouen (Seine-Maritime)

Lubrizol : « Tout va très bien madame la marquise »

Brève
27/09/2019

Suite à l’incendie chez Lubrizol, la préfecture a très rapidement indiqué qu’il n’y avait aucun risque de toxicité… aiguë.

En 2013, la préfecture de Rouen puis la Ministre de l’Ecologie avaient déjà affirmé qu’il n’y avait aucun risque lors de l’épisode du nuage de Mercaptan sur le même site industriel.

Ils avaient alors caché des informations sur les risques encourus notamment en ne diffusant pas les informations nécessaires sur la composition du nuage et sur les risques pour la population.

Quand on nous annonce très rapidement qu’il n’y aucun risque, on a raison d’être méfiant.