Université de Rouen (Seine-Maritime)

Bienvenue à Rouen…

Brève
25/09/2019

Lorsque le gouvernement a scandaleusement décidé l’année dernière d’augmenter de 170 à 2770 Euros les frais d’inscription en licence pour les étudiants extracommunautaires, il a osé appeler son programme : « Bienvenue en France »…

Parce que, comme d’autres universités, celle de Rouen a refusé cette attaque et maintenu les tarifs, son président, Joël Alexandre s’est félicité ces derniers jours dans les médias que 600 étudiants étrangers de plus aient choisi de s’inscrire dans la capitale normande.

Mais aucune de ses interventions ne parlaient de la situation concrète de ces étudiants une fois arrivés à Rouen. En réalité, une cinquantaine d’entre eux n’ont tout simplement aucune solution de logement et pour certains ils dorment dehors.

Après bienvenue en France, c’est bienvenue à Rouen…

Le Havre (Seine-Maritime)

Non aux violences faites aux femmes !

Brève
21/09/2019

Lundi 16 septembre, Johanna Tilly, une jeune femme de 27 ans, a été tuée devant un supermarché du Havre par son ex conjoint et sous les yeux de ses enfants.

C'est le 105e feminicide de l'année. Johanna avait pourtant eu le courage d'aller déposer une main courante plusieurs fois, la dernière fois en août dernier après l'intrusion de son ex conjoint à son domicile. La police n'a visiblement pas fait ce qu'il fallait pour la protéger.

Mercredi 18 septembre, environ 800 personnes se sont rassemblées devant la mairie du Havre pour une marche blanche. C'est presque une ironie de l'histoire quand on sait que le précédent maire du Havre, Luc Lemonnier, a été incité à démissionner parce qu'il harcelait des femmes.

La violence de la société capitaliste se manifeste encore plus brutalement contre les femmes. Il est urgent de se débarrasser de cette société qui rend fou et détruit des vies. 

 

Poilley (Manche)

Remade : Pour la suppression du secret des affaires

Brève
18/09/2019

470 travailleurs de l’usine de reconditionnement de smartphones Remade de Poilley, à côté d'Avranche, ont cessé le travail une journée avec l’accord de la direction pour « réfléchir à l’avenir de l’entreprise ». Ils ignorent si leur salaire de septembre sera versé.

Le patron a été reçu au Ministère de l’Economie mais aucune information n’a été donnée aux premiers concernés : les salariés. Le patron claironnait encore il y a peu sur la bonne santé de la société.

L’opacité des comptes des entreprises permet aux actionnaires de faire n’importe quoi aux dépens des salariés avec la complicité des gouvernements.

Grand-Couronne (Seine-Maritime)

Chapelle-Darblay : Non aux licenciements !

Brève
13/09/2019

Le groupe finlandais UPM-Kymmene vient d'annoncer qu'il mettait en vente son usine Chapelle-Darblay de Grand-Couronne et que faute de repreneur d’ici mi-janvier il procèderait à sa fermeture pure et simple. La conséquence en serait la suppression de 236 emplois, qui s’ajoutent aux 170 déjà supprimés dans cette même usine en 2015.

UPM est un des premiers producteurs mondiaux de papier pour la presse. Il intervient dans d'autres secteurs en liaison avec l'exploitation du bois, depuis la plantation jusqu'aux panneaux d'aggloméré et contre-plaqué ou la production d'énergie. Son chiffre d'affaire, bon an mal an tourne autour des 10 milliards d'Euros.

Autant dire que la baisse de la demande en papier due au déclin de la presse écrite va juste écorner un peu ses profits et que rien ne justifie cette fermeture programmée et les licenciements qui l’accompagneraient.

 

Académie de Rouen (Haute-Normandie)

Blanquer sabote l'éducation, des enseignants répondent par la grève

Brève
08/07/2019

Dans l'académie de Rouen, du mercredi 3 au vendredi 5 juillet, une trentaine d'enseignants s'est mis en grève. Ce mouvement fait suite aux nombreuses mobilisations durant l'année et à la grève de surveillance du baccalauréat du lundi 17 juin. Ils dénoncent entre autres les réformes des lycées, les très nombreuses suppressions de postes, la hausse des effectifs d’élèves par classe et l'aggravation des inégalités entre établissements.

Malgré les intimidations de Blanquer, ils ont décidé de ne pas rendre les copies du baccalauréat qu'ils avaient corrigées, perturbant ainsi les résultats de l'examen. Ils ont été soutenus par de nombreux autres enseignants, certains décidant de ne pas siéger dans les jurys de délibérations, d'autres refusant d'appliquer les consignes du ministre, leur demandant de remplacer les notes manquantes par celles du contrôle continu, voire d'en inventer.

Décidant démocratiquement de la manière de mener leur grève, et rendant tous ensemble leurs copies le vendredi 5 juillet, ils sont partis la tête haute, plus soudés que jamais et fiers d'avoir mené cette lutte. Ils ont prouvé leur détermination à se battre jusqu'au bout et se donnent rendez-vous à la rentrée de septembre pour poursuivre le combat.