Seine-Maritime

La spéculation immobilière

Brève
01/12/2010

La presse locale vient de livrer des statistiques sur l'évolution des prix immobiliers dans la région. En 10 ans, les appartements anciens ont augmenté de 108% et les terrains à bâtir de 183%.

Cela illustre que ce secteur du logement a fait l'objet d'une spéculation dont on ne sait où elle peut nous mener.

Et puis cela abaisse le niveau de vie de toute la population, celle qui achète et celle qui loue pour se loger. Car quel salarié a connu pareille hausse de ses revenus ?!

Rouen (Seine-Maritime)

La manifestation du 23 novembre

Brève
26/11/2010

Malgré le peu de publicité qui avait été fait du rendez-vous et le fait qu'il n'y avait pas d'appel à la grève dans la grande majorité des entreprises, la manifestation a tout de même réunit un bon millier de personnes. Le rassemblement prévu initialement s'est transformé en défilé. Une petite manifestation mais déterminée et bruyante.

Les participants venaient des grandes entreprises de la région (Renault, la Chapelle Darblay ...) et des services publics (l'hôpital, les employés du conseil régional ...). Il y avait même une trentaine de lycéens d'Yvetot. Ils n'étaient pas du tout découragés, bien au contraire et certains tenaient à évoquer, en plus des retraites, l'interdiction des licenciements. Histoire de prendre date pour la suite. Et de dire que, si on n'a pas pas gagné, on a relevé la tête.

Renault Sandouville (Seine-Maritime)

Renault a les moyens de payer !

Brève
24/11/2010

Jeudi 18 novembre, la direction de l'usine a annoncé 70 jours de chômage technique, avec les conséquences financières que cela représente pour les salariés. Car, jusqu'au 31 décembre, un accord avec l'Etat garantit que les jours chômés étaient indemnisés à 100% (hors prime) ; mais après les pertes sur le bulletin de salaire seront catastrophiques. « C'est du jamais vu ! », disent les travailleurs en colère. Les 2500 salariés, qui étaient 10 000 il y a 15 ans, se demandent aujourd'hui : « combien serons-nous demain ? ».

Cette année, il y avait plus de travail : en 2009 l'usine a supprimé 1300 postes dans le cadre d'un Plan de départ. En ce moment même, la direction centrale de Renault discute avec les organisations de la mise en place d'un plan de départ, a priori pour les plus anciens. Mais, rien ne filtre et l'inquiétude grandit sur l'avenir de chacun.

Dans le même temps, la direction du site continue l'intensification du travail. Elle veut augmenter rapidement la cadence de production. Quant à l'utilitaire dont Carlos Ghosn, président de Renault-Nissan, et Sarkozy, ont promis la fabrication à Sandouville, il n'arriverait, au mieux qu'en 2013. Voire... En parallèle, la direction du groupe ne cache plus son projet de regrouper sur son usine de Douai (Nord) la production de toutes les voitures haut de gamme.

Par ailleurs, les finances de Renault vont bien. Le chiffre d'affaires a augmenté de 24 % au premier semestre 2010, pour un bénéfice de 823 millions, alors que l'année précédente, l'entreprise pleurait misère auprès de l'État et obtenait 3,5 milliards.

Renault a de l'argent, gagné sur le dos des travailleurs qu'elle exploite toute l'année. Alors, il n'y a aucune raison que ceux de Sandouville paient les choix faits par la direction pour les actionnaires !

Cooper Standard Automotive, Bolbec (Seine-Maritime)

Non à la fermeture de l'usine.

Brève
22/11/2010

Cooper, multinationale de l'équipement automobile, au chiffre d'affaires de deux milliards de dollars, présent dans 18 pays du monde, a annoncé le 31 août dernier la fermeture de son usine de Bolbec. Cooper aurait largement les moyens de maintenir les emplois. L'entreprise veut utiliser le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) mis en place par le gouvernement, pour créer une nouvelle société. Elle fermerait l'usine de Bolbec avec la complicité et l'argent de l'Etat !

Les 316 travailleurs concernés ont multiplié les manifestations, notamment lors de toutes les journées nationales du mouvement sur les retraites. Début novembre, la direction a fait partir, la nuit en catimini, une machine de l'usine. La totalité des ouvriers ont répondu dès le lendemain par la grève illimitée. Quatre jours plus tard, la machine était revenue dans les locaux. Par ailleurs, ils ont créé un comité de soutien qui a organisé une première réunion jeudi 18 novembre.

Les Cooper veulent populariser leur lutte contre un patron qui veut non seulement licencier, mais avec l'argent public de surcroît !

Fécamp (Seine-Maritime)

La manifestation du 6 novembre

Brève
08/11/2010

La manifestation a Fécamp a réuni près de 300 personnes. 300 personnes contentes de se retrouver et de se compter malgré le matraquage médiatique pour enterrer le mouvement. Le cortège a parcouru la ville et certains, aux abords du marché ont décidé de se joindre à nous.

Bien des gens étaient surpris et satisfaits de voir que la contestation, même à Fécamp, ne désarme pas et que le gouvernement "ne passera pas à autre chose" aussi facilement qu'il le souhaiterait.