Fécamp (Seine maritime)

La manifestation du 19 octobre

Brève
20/10/2010

Mardi 19 a été une journée très réussie, avec un niveau de mobilisation au moins équivalent à celui de la semaine précédente (entre 3500 et 4500 personnes). Les lycéens formaient un cortège d'une centaine de personnes, très dynamique et très apprécié par les manifestants. L'ensemble de la manifestation s'est fait dans la bonne humeur, au rythme des slogans et des tambours. Tout le monde a pu apprécier que le nombre de manifestants, loin de la propagande du gouvernement, restait à son plus haut niveau depuis le début du mouvement. Beaucoup de fécampois disaient que les manifestations en ville n'avaient jamais atteint un tel nombre.

Caen (Calvados)

Banquiers filous

Brève
19/10/2010

Une enquête de l'UFC-Que choisir de Caen, entre 2004 et 2008, éclaire les pratiques particulièrement opaques des banques à l'égard des particuliers : L'étude porte sur 17 agences de 12 banques différentes de l'agglomération caennaise. Elles partagent toutes les mêmes méthodes : tarifs obscurs et incompréhensibles, (dans un cas sur 2, les agences ne se donnent pas la peine de mettre à disposition les brochures tarifaires que la loi impose pourtant.) augmentations injustifiées de tarif de 6 à 8 fois plus importantes que l'inflation, explications des conseillers parfois douteuses....parcours du combattant pour qui veut changer de banque....tout est bon pour soutirer de l'argent.

Les engagements passés des banquiers à plus de transparence ne valent décidément pas grand chose...

Haute-Normandie

Les lycéens dans la rue

Brève
16/10/2010

Le fait marquant de cette journée de jeudi 14 octobre, c'est le nombre impressionnant de manifestations lycéennes dans toutes les villes de la région. Au Havre, par exemple, c'est plus de 3000 lycéens qui se sont retrouvés dans les rues. Ils étaient près d'un millier à Evreux. Plusieurs centaines à travers les rues de Rouen. A Yvetot, ils se sont retrouvés à environ 300, 200 à Fécamp, 200 également à Val-de-Reuil, une centaine à Louviers, 400 à Elbeuf, 500 à Verneuil-sur-Avre, 300 à Vernon, 150 à Forges-les-Eaux, 150 à Neufchâtel-en-Bray. On pourrait citer également Dieppe, Lillebonne, les Andelys etc...

On pouvait souvent entendre des slogans tel : "Lycéen, étudiants, travailleurs, c'est tout ensemble qu'il faut lutter, c'est tout ensemble qu'on va gagner" et lire des banderoles « retraite à 60 ans ».

Les lycéens sont entrés de plein pied dans le mouvement !

Lisieux (Calvados)

Les chacals du patronat

Brève
16/10/2010

Après une attente de plusieurs mois, le tribunal de commerce de Lisieux a nommé un repreneur pour le groupe Plysorol, et du même coup c'est 155 emplois sur 221 qui vont être supprimés à Lisieux.

Les travailleurs de la région de Lisieux n'ont pas fini de payer la politique du patronat français et international depuis des années. Dans l'histoire de ces usines de travail du bois (contreplaqué notamment), il y a tout un tas de patrons qui se sont succédés, en particulier Pinault, un des "grands noms" du capitalisme français, qui a repris dans les années 1980 le groupe Leroy, qui possédait notamment l'usine de Saint-Pierre-sur-Dives au sud ouest de Lisieux. Cette usine qui a compté jusqu'à 2000 personnes n'a cessé de voir fondre ses effectifs, puis, devenue Isoroy, le groupe a fini par fermer le site de Saint-Pierre, continuant ses licenciements sur les autres sites, comme Honfleur et Lisieux. De repreneur et repreneur, d'"Isoroy" à "Plysorol", les travailleurs ont subi les attaques incessantes sur l'emploi.

Alors tôt ou tard, il faudra demander des comptes à ces requins, comme Pinault, qui ont profité et des salariés et de leurs licenciements, et laissé des villes ravagées par le chômage derrière eux.

Charleval (Eure)

La crise, c’est eux. La solution, c’est nous… Tous !

Brève
16/10/2010

La direction du groupe Sealynx (joints d'étanchéité pour l'automobile) veut supprimer 257 des 736 emplois dans son usine de Charleval, qui a compté jusqu'à 1 800 salariés dans les années 1990. Elle veut aussi fermer l'autre usine française du groupe, qui emploie 70 salariés à Villers-la-Montagne (Meurthe-et-Moselle)

Ce serait la crise de l'automobile qui serait, selon la direction responsable de ces licenciements. Mais quelle crise ? Aujourd'hui les grandes firmes que sont Renault, PSA, Michelin, Toyota ou Faurécia annoncent tous des bénéfices record. Il n'y a donc aucune raison pour qu'un seul emploi soit supprimé à Charleval.

De l'argent, il y en a dans les poches du patronat de l'automobile.