VALEO - Mondeville (14)

Après les licenciements, on travaille encore plus !

Brève
09/04/2010

A Valéo Mondeville près de Caen, nous faisons des systèmes de commandes pour l'automobile, capteurs et commutateurs, c'est dire que nous travaillons directement pour l'industrie automobile. L'année 2009 a vu un plan de suppression de 116 licenciements qui a été effectif au 1er janvier 2010. Eh bien, il n'aura pas fallu attendre un mois pour qu'on rembauche des intérimaires et que la direction demande aux salariés de production de faire des heures supplémentaires à tour de bras. En ce moment, 34 intérimaires travaillent à plein temps et les ouvriers en équipes font régulièrement des journées de 10 heures, certains même doivent revenir travailler le samedi matin. C'est vraiment un exemple frappant de l'aberration d'un système qui permet de licencier sans mal, d'augmenter le travail précaire et d'user les salariés qui restent à l'usine. Plus que jamais, il faudrait interdire les licenciements et partager le travail entre tous.

Barentin (Seine-Maritime)

Comment rester dans le "top ten" des exploiteurs

Brève
05/04/2010

Le groupe Schneider vient d'annoncer que 96 de ses 214 salariés de son usine

Gardy de Barentin, qui fabrique des disjoncteurs électriques, devraient partir. 76 seraient reclassées à Alès et 20 emplois seraient directement supprimés. Les dirigeants de cette multinationale de plus de 100 000 salariés, dont 22 000 en France, cherchent à faire payer la crise aux travailleurs. D'autres sites seraient menacés : à Cognac ou Merpins en Charente, par exemple.

Schneider Electric est 9ème au classement des entreprises du pays pour la part des bénéfices qu'elle reverse à ses actionnaires. Ceux-ci se seraient répartis cette année 860 millions d'euros. Et ils veulent préserver cette manne, quoi qu'il en coûte aux salariés !

Rouen (Seine-Maritime)

Une prison d'un autre âge.

Brève
24/03/2010

Des prisonniers entassés à trois dans une cellule de 10 m², obligés de faire leurs besoins devant leurs codétenus ; des matelas moisis, des murs et des plafonds qui s'écaillent, rongés par l'humidité, dans un bâtiment insalubre datant de 1864. Des cours de promenade et des douches si dangereux que les détenus les évitent ; des suicides fréquents voire des meurtres : sommes-nous au dix-neuvième siècle ? Non, il s'agit de la prison de Rouen aujourd'hui, à l'heure de la politique du tout répressif menée par Sarkozy. 38 détenus ou ex-détenus ont déposé plainte contre l'administration pénitentiaire pour ce traitement dégradant.

Seine-Maritime

Comment Danone fait son beurre…

Brève
15/03/2010

1,4 milliard d'euros de bénéfices soit 15% de marge en 2009 : Danone est l'un des groupes du secteur qui continue à servir grassement ses actionnaires malgré une baisse des ventes.

Mais ces résultats sont obtenus au prix d'un appauvrissement de pans entiers de la société. En Seine-Maritime, Danone a fermé l'usine de Neufchâtel-en-Bray en décembre 2009, où travaillaient 157 personnes. Une partie d'entre elles auraient été reclassées dans l'usine de Ferrières-en-Bray. C'est devant cette usine que 500 agriculteurs sont venus manifester en mai dernier lorsque le prix de vente du lait est tombé à 21 centimes le litre.

Car il n'y a pas de miracle, les profits se font sur la population : celle qui travaille à l'usine, celle qui vend la matière première ou celle qui achète au centre commercial - c'est-à-dire tout le monde.

Seine-Maritime

United, we can !

Brève
09/03/2010

L'usine Carrier Transicold de Franqueville-Saint-Pierre (Seine-Maritime) produit des systèmes réfrigérants pour des camions frigorifiques. Carrier est une la filiale d'United Technologies Corporation, une multinationale qui compte 220 000 salariés et fabrique des ascenseurs, des hélicoptères ou des moteurs d'avions.

En 2009, les dirigeants de ce trust ont simultanément annoncé une progression de 10% de leur bénéfice par action et la suppression de 16 000 postes dans le monde !

Les salariés de Franqueville ont refusé d'être les victimes de la soif de profit des actionnaires : en trois jours de grève, ils ont obtenu 70 euros d'augmentation, ainsi qu'une prime annuelle de 250 euros. Ils ont eu bien raison : c'est bien sur les profits qu'il faut prendre pour maintenir le niveau de vie de tous les travailleurs.