Normandie

Rentrée scolaire : Des économies sur les enfants handicapés et les AVS

Brève
07/09/2018

Cette rentrée scolaire est catastrophique en Normandie pour les enfants en situation de handicap.

Selon la CGT, 70 % des enfants concernés n’auraient pas d’AVS (Auxiliaires de Vie Scolaire) et du coup, les AVS qui avaient auparavant un contrat aidé sont en attente d’affectation, évidemment sans salaire !

 

La volonté du gouvernement de limiter les contrats aidés en embauchant avec des contrats encore moins payés (moins de 600 € par mois et sans cotisation chômage) aboutit à ce résultat.

 

En attendant, les anciens contrats aidés ne peuvent même pas s’inscrire à Pôle Emploi car les attestations ne sont faites qu’au compte-goutte car, paraît-il, une seule personne serait dédié à cette tâche pour les 900 contrats de la Seine-Maritime…

 

Mais à part cela, selon le Ministre, la rentrée s’est bien passée !

Sotteville-lès-Rouen

Victoire des conducteurs du fret.

Brève
04/09/2018

Après 54 jours de grève reconductible, les conducteurs de trains de Sotteville, chargés du transport de marchandises pour le port de Rouen, ont fait reculer leur direction. Le conflit a débuté le 11 juin 2018. Les dirigeants du fret de Sotteville avaient décidé d’augmenter fortement la charge de travail des conducteurs ce qui aurait entraîné des suppressions de postes. En parallèle, ils voulaient également baisser leur rémunération (- 10% de salaire par mois).

Grâce à leur détermination et à la solidarité, exprimée par des jours de grève, des travailleurs du rail d’autres sites, les conducteurs ont fini par l’emporter ! Ce recul est aussi dû à la campagne céréalière de cet été. En effet la spécificité du trafic céréalier (qui représente la majeure partie de l’activité du site) et son poids économique ont fait monter la pression sur la SNCF : les silos n’étaient pas encore vides de la campagne céréalière 2017 alors que la moisson battait son plein.

La direction a donc été obligée de céder en remballant son projet de réorganisation du travail et en maintenant les salaires. Les cheminots de Sotteville ont montré leur capacité à se battre et à se faire respecter.

Vernon (Eure)

Dépollution du collège Ariane

Brève
26/07/2018

Le site du collège Ariane, construit à Vernon en 1998 sur la friche industrielle de l'usine Wonder, liquidée par un certain Bernard Tapie, doit être enfin complètement dépollué grâce à une subvention très exceptionnelle.

Cette subvention le fait passer devant 1 247 établissements semblables en France, dont 13 à haut risque en Normandie, et Le Canard enchaîné voit là la main de Sébastien Lecornu, actuel secrétaire d'Etat à l'Ecologie et toujours adjoint à Vernon. Lequel dément fermement.

Une chose est sûre en tout cas : personne n'a jamais demandé le moindre sou aux actionnaires de Wonder, Bernard Tapie inclus, pour dépolluer le site.

 

Le Havre (Seine-Maritime)

Hôpital Pierre-Janet : Ils ont gagné !

Brève
12/07/2018

Après 26 jours de lutte, les salariés de l’hôpital psychiatrique Pierre-Janet du Havre ont voté mercredi 11 juillet la fin de leur mouvement.

Inflexibles au départ, la direction de l’hôpital et l’Agence Régionale de Santé (ARS) qui est en réalité aux manettes, ont bien dû reculer face à la détermination du personnel. Pour absorber le surplus de patients, une unité temporaire de 22 lits sera ouverte à cet effet pendant 4 mois dans l’hôpital général Jacques-Monod. La création de 34 postes est aussi annoncée dont une partie sera affectée à un pool de remplacement de nuit. Des travaux sont également prévus dans certains services.

Sans illusions sur le fait que ces moyens puissent régler durablement la situation, les grévistes ont estimé que ces concessions de l’administration constituaient des acquis importants  permettant la reprise du travail.

Les grévistes l’ont bien compris : sans leur mobilisation déterminée, cette victoire n’aurait pas été possible. Une partie d’entre eux a prévu de se rendre prochainement à Amiens pour soutenir leurs collègues de l’hôpital psychiatrique Philippe-Pinel en grève depuis de 15 juin.

Renault-Sandouville (Seine-Maritime)

Débrayages contre les sanctions et la politique de la direction

Brève
11/07/2018

L’usine Renault de Sandouville, dont les effectifs étaient de 11 000 il y une vingtaine d’années, fabrique aujourd’hui le Trafic, avec au total près de 3 000 travailleurs. Sur les chaînes de montage, ce sont près de 900 travailleurs intérimaires qui constituent environ 80 % de l’effectif. La très grande majorité ne seront jamais embauchés. Au bout de deux contrats de 18 mois maximums, ils sont renvoyés et sont plus jamais repris, même en intérim.

Les conditions de travail se cessent de s’aggraver, à tel point que les accidents de travail se multiplient. Depuis quatre ans, il y a 650 accidents de travail déclarés par an sur l’ensemble de l’usine. Et les salariés sont persuadé que la situation va empirer avec le passage annoncé à 37 véhicules par heure. A cela, s’ajoute des pressions, des sanctions abusives que la direction inflige depuis plusieurs mois. Par exemple, plusieurs travailleurs ont eu une journée de mise à pied parce qu’ils ne portaient pas de bouchon d’oreille ; ou encore, un autre a été mis à pied un jour car il avait le sourire et le chef de département a estimé qu’il n’était pas dans son état normal.

Autre exemple : la direction fait également la chasse aux « inaptes au travail ». En effet, plusieurs travailleurs sont menacés de licenciement, parce que la direction les juge « inaptes à tous poste » alors qu’ils ont été victimes d’un accident de travail. A tout cela s’ajoute, après la journée de travail, des « contrôles aléatoires », c’est-à-dire des fouilles de sac à la sortie de l’usine.

Dans les ateliers, dans les services, les travailleurs sont de plus en plus nombreux à discuter, de la politique révoltante de la direction. Ainsi, vendredi 6 juillet plus de 70 travailleurs ont cessé le travail contre toutes ces sanctions, ces brimades, en fait contre la politique de la direction. La CGT appelait de nouveau à d’autres débrayages mercredi 11 juillet. Il est certain que la colère s’exprimera et se manifestera de nouveau.