Le Havre

Les salariés de l’hôpital psychiatrique toujours en lutte.

Brève
05/07/2018

Jeudi 5 juillet, une cinquantaine de salariés de l'hopital psychiatrique Pierre Janet au Havre se sont déplacés à Caen pour interpeller la ministre de la santé venue en visite à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers. Depuis le 16 juin, ils multiplient les débrayages et les actions pour dénoncer les conditions indignes dans lesquelles ils travaillent et accueillent les malades. Faute de locaux et de personnel suffisants, il y a des malades qui dorment sur des matelas par terre jusque dans la salle télé. Les salariés réclament l'embauche des contractuels, de médecins ainsi que l’ouverture d’une nouvelle unité de soins (dont les locaux, neufs, sont inoccupés) et l’attribution du personnel nécessaire, soit 50 postes.

Comme la directrice de l'Agence Régionale de la Santé refuse de se déplacer pour voir les conditions dans lesquelles ils travaillent et pour discuter avec eux de leurs revendications, sept d'entre eux se sont installés sur le toit terrasse de l'hôpital depuis le 26 juin, ils n'en descendent plus. Ils se sont baptisés les "perchés".

L'impact médiatique de cette "occupation" en hauteur et le soutien dont ils bénéficient dans la population ont attiré à leur pieds bien des polititiens (le maire, la députée de droite  ex adjointe d'Edouard Phillipe à la mairie du Havre, le président de la région Hervé Morin ... ). Mais jusqu'à présent ils n'ont reçu que des refus de la part de l'ARS et de la ministre qui n'a pas daigné recevoir leur délégation à Caen.

Alors, ils tiennent bon, les "perchés" et le reste du personnel, sûrs de leur bon droit. Ils ne comptent pas en rester là.

Maromme (Seine-Maritime)

Novandie : Un « Plan social » pour la fortune des propriétaires !

Brève
04/07/2018

La société Novandie qui fabrique les yaourts « Manie Nova » vient d’annoncer de nouvelles suppressions d’emplois dans deux de ses neuf usines, et notamment 116 dans celle de Maromme qui emploie 191 personnes. Dans ce plan, une ligne de production serait fermée, touchant 63 personnes, 53 postes étant supprimé au siège social qui est situé aussi à Maromme. À cela s’ajoute le transfert de 41 postes du siège vers le site de Auneau dans l’Eure-et-Loir. Le « Plan social » doit être détaillé en septembre.

La direction prétexte la baisse des ventes des produits laitiers et se plaint de perdre de l’argent dans cette activité. Ce qui ne l’empêche pas d’étrangler les petits producteurs et de gruger les consommateurs. Faut-il rappeler qu’en 2015 Novandie à été condamnée à 38 millions d’amende pour entente illicite avec 9 de ses confrères pour se répartir le marché des marques de distributeur.

Novandie est une filiale du groupe Andros (confiture Bonne Maman, galettes Saint-Michel) au chiffre d’affaire de 2,2 milliards l’an dernier. Les propriétaires sont classés à la 71ème place des plus grosses fortunes du pays pour un montant de 1 200 millions en 2017 !

Une fortune bâtie sur l’exploitation et consolidée par des plans de licenciements…

Charleval (Eure)

Sealynx s’en prend aux travailleurs pour les profits de Renault !

Brève
01/07/2018

L’usine Sealynx-International de Charleval dans la vallée de l’Andelle produit des joints en caoutchouc, notamment destinés aux portières de voitures. C’est Renault son principal client (à 85 % encore récemment). Depuis les années 2010, l’entreprise est passée par les mains de quatre repreneurs éphémères et par deux procédures de redressements judiciaires.

Comme bien des sous-traitants de l’automobile, Sealynx est à la merci de ses donneurs d’ordre et se livre à une chasse aux coûts effrénée, passant par d’incessantes réductions d’effectifs. De 2 000 en 1990, l’effectif a fondu jusqu’à 425 plus 200 intérimaires aujourd’hui. La dernière manœuvre en cours de la direction consiste à réaliser une partie de la production en Roumanie avec des machines de Charleval. On comprend que cela ne soit pas du goût des travailleurs concernés, car au final c’est 70 personnes qui se trouveraient sur le carreau dont 60 intérimaires.

Aussi vendredi 22 juin, des délégués s’étaient opposés au démontage et à l’enlèvement de deux presses, opération pour laquelle la direction n’avait même pas pris la peine de procéder aux consultations obligatoires. La direction a assigné en justice huit d’entre eux et leur réclame collectivement 3 000 € de dommages et intérêts.

Mais à combien se chiffreraient les dommages subits par les travailleurs si le plan de Sealynx entrait en application ?

Normandie

AVS : Précarité durable !

Brève
28/06/2018

Les Auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui travaillaient cette année auprès d’enfants handicapés dans l’éducation nationale en Contrat Unique d’Insertion (CUI) ont appris, il y a quelques jours que leurs contrats ne seraient pas renouvelés.

Pour beaucoup, ce fut un coup dur de ne pas savoir de quoi demain serait fait. Puis, ils ont appris que de nouveaux contrats seraient signés sous un nouveau nom : les PEC (Parcours Emploi Compétence) qui, sur le papier, sont censés promettre une insertion durable sur le marché du travail… Mais ces nouveaux contrats, sont assortis d’une baisse des salaires puisque ceux-ci seront lissés sur l’année permettant de ne pas payer tous les congés. Ce qui va se traduire par une perte de 100 €, en moyenne, chaque mois.

D’autre part, une formation sera obligatoire, sur les heures non rémunérées. Bref, après avoir été traités d’ « inefficaces et couteux », selon Macron, à l’été 2017, les contrats aidés, avec un petit relooking, deviennent miraculeusement des tremplins pour l’avenir !

Bref, les AVS en poste risquent de passer un été compliqué pour, peut-être à la fin, avoir un contrat où il faudra travailler plus pour gagner moins de 600 € par mois !

SNCF Normandie.

La grève des cheminots tient bon

Brève
15/06/2018

Mardi 12, les cheminots étaient encore nombreux en grève et en manifestation lors de la "journée de la colère cheminote". Ils sont retrouvés à plus de 300 pour occuper le pont de Normandie. Avaient répondu présents des cheminots de l’agglomération de Rouen, du Havre, de Dieppe et de Caen. Ils étaient entre autres rejoints par des hospitaliers, notamment ceux de Saint-Etienne du Rouvray, qui ont obtenu par leur lutte la création de 30 postes. La manifestation a été dynamique et les slogans tels que « cheminots, hospitaliers même combat » montraient bien la conscience des participants de leurs intérêts à se battre ensemble.

Les grévistes ont ainsi démontré qu’ils ne sont pas dupes des opérations de diversion du gouvernement autour de la reprise par l’Etat de 35 milliards de dette dont les cheminots ne sont nullement responsables ou au sujet des amendements du Sénat. En effet, le transfert des cheminots au privé, sous menace de licenciement, y est confirmé.

La mobilisation des cheminots, qui dure depuis plus de deux mois, montre que le gouvernement n’a pas pu les mettre au pas sans susciter leur opposition massive. Elle est un grain de sable qui grippe la mécanique de la politique antiouvrière de Macron. Ne serait-ce que pour çà, les cheminots peuvent être fiers de leur lutte !