SNCF Rouen-Sotteville.

Des grévistes toujours aussi déterminés

Brève
15/04/2018

Cette semaine, la grève à la SNCF reste toujours puissante. Le lundi 9, les grévistes se sont rassemblés à 300 à la gare de Sotteville, après avoir tenu des piquets sur les différents sites. Ils ont pu dire ses quatre vérités à un député LREM qui s’était invité de son propre chef. Il a dû rebrousser chemin marche arrière sous les huées des manifestants. Ils ont ensuite manifesté et certains d’entre eux ont par la suite participé à une AG à l’université où ils ont été chaleureusement accueillis.

Ce samedi 14 avril, les syndicats de la SNCF avaient appelé à une manifestation de soutien dans leur lutte contre la casse des services publics. Les travailleurs du rail ont été rejoints par ceux d’autres secteurs, notamment des hospitaliers grévistes de Saint-Etienne du Rouvray, puis ont défilé dans les rues de Rouen jusqu’à la gare.

Les grévistes de la SNCF ont pu ainsi sentir le soutien d’une partie du monde du travail et de la jeunesse. La grève à la SNCF reprend mercredi prochain et rendez-vous a été pris pour la journée interprofessionnelle de grèves et de manifestations du jeudi 19 avril. Ce « tous ensemble » ne peut que renforcer les cheminots dans leur détermination à faire céder le gouvernement Macron.

Déville-lès-Rouen (Seine-Maritime)

Enseignants et lycéens en lutte au lycée de la Vallée du Cailly.

Brève
14/04/2018

Depuis plusieurs mois la situation se dégrade au lycée de la Vallée du Cailly à Déville dans la banlieue de Rouen : harcèlement et menaces de mort envers un membre du personnel, départs de feux volontaires, incivilités non sanctionnées. Par ailleurs les professeurs dénoncent le manque de confiance et le dénigrement permanent de leur travail de la part de la direction de l’établissement.

Les enseignants ont débrayé le mercredi 11 avril en exigeant la venue d’un représentant du rectorat, qui leur a été promise pour le lendemain à 8 heures. N’ayant pas obtenu satisfaction le jeudi matin, ils ont décidé de ne pas reprendre le travail. S’associant à la grève des professeurs, les élèves ont bloqué le lycée. Enseignants, lycéens et parents d’élèves se sont retrouvés devant les grilles. Ils exigent davantage de personnels pour gérer les difficultés (surveillants supplémentaires et remplacement de la Conseillère Principale d’Education) et une attitude correcte de leur direction. Les enseignants ont décidé que sans avancée concrète prochainement, ils se mettraient à nouveau en grève.

Les enseignants, élèves et parents d’élèves ont mille fois raison de ne pas se résigner aux dégradations qu’entraîne le manque de moyens consacrés aux établissements scolaires dans les quartiers populaires. Ils n’ont pas à payer les économies réalisées sur leurs dos par un gouvernement qui baisse les impôts des plus riches.

Rouen (Seine-Maritime)

À la CARSAT y’a l’téléphon qui son !

Brève
14/04/2018

La Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail gère à Rouen les dossiers des cinq départements de Normandie. Touchée comme beaucoup de services publics par les restrictions budgétaires, la CARSAT rend très difficile l’obtention d’un rendez-vous et aiguille les assurés vers Internet ou un appel téléphonique.

Donc ces appels se multiplient notamment depuis la hausse de la CSG sur les retraites et pour laquelle beaucoup de retraités demandent des explications. C’est ainsi que les téléconseillers se retrouve entre 10 et 15 pour faire face aux 1 200 appels quotidiens qui parviennent à la caisse. Il y a de quoi péter les plombs !

Aussi depuis le début du mois d’avril les agents concernés observent-ils un débrayage quotidien de 55 minutes.

La direction prétend que cette surcharge n’est que temporaire et promet seulement quelques renforts eux aussi temporaires. Elle promet également de former pour début mai 6 agents supplémentaires, alors que ce délai est tout à fait insuffisant pour maîtriser tout le labyrinthe de la réglementation en matière de retraite. De l’avis général, ce n’est qu’au bout d’un an qu’on maitrise la question…

Pas de quoi faire baisser la légitime colère des téléconseillers surchargés !

Rouen (Seine-Maritime)

Abondance d’effectifs policiers pour le CHU !

Brève
05/04/2018

En tournée de promotion, prétextant la « Semaine de l’autisme », Macron était jeudi 5 avril au CHU de Rouen en compagnie de Buzyn la ministre de la Santé. Plusieurs centaines de manifestants lui avaient préparé un comité d’accueil. Parmi eux bien sûr du personnel de l’hôpital et une grosse délégation de l’hôpital psychiatrique du Rouvray en grève depuis plus de 15 jours. Il y avait aussi des étudiants mobilisés contre la sélection et des délégations d’entreprises environnantes.

Mais le ministère de l’Intérieur avait bien fait les choses et n’avait pas lésiné sur les moyens. En effet un imposant dispositif policier avait été déployé pour bloquer tout accès des manifestants à proximité du bâtiment où Macron devait se rendre.

Le personnel en tout cas était révolté par le nombre de CRS mobilisés pour un discours présidentiel, alors qu’eux-mêmes sont à l’année en sous-effectif constant.

S’il a pu éviter les manifestants, Macron n’a pu échapper au personnel du service visité dont des membres ont tout de même réussi à lui dire tout le mal qu’elles pensaient de sa politique.

Rouen (Seine-Maritime)

22 mars : Ce n’est qu’un début !

Brève
23/03/2018

La manifestation de Rouen, forte d’au moins 5 000 personnes, avait fière allure ! Et les participants ont été confortés dans leur détermination à faire barrage à la politique anti-ouvrière et pro-patronale de Macron et sa bande.

Plusieurs centaines de cheminots ouvraient un défilé où se succédaient, au fil du cortège, agents des services territoriaux, de l’énergie, des hôpitaux, de l’enseignement… Tous les services publics étaient représentés mais pas seulement. Il est à noter que nombre de militants d’entreprises privées étaient aussi présents dans la manifestation, en appui des fonctionnaires et des cheminots.

Tout le monde voit bien que le bras de fer qui s’est engagé le 22 mars ne concerne pas seulement les fonctionnaires ou les cheminots. C’est toute la classe ouvrière que Macron veut mettre au pas. Et c’était bien le sentiment général qui s’exprimait dans les discussions.

Et la volonté de s’y opposer était générale.