Le Havre

Le 12 mars, 100 % de grévistes au lycée professionnel Jules Siegfried !

Brève
18/03/2018

Lundi 12 mars, tous les enseignants du lycée professionnel Jules Siegfried du Havre étaient en grève.

Comme dans beaucoup d'autres établissements scolaires, le rectorat a diminué la dotation en heures d'enseignement (DHG) allouée pour l'année prochaine. A la rentrée, les cours devront donc être assurés avec 17h hebdomadaires d'enseignement en moins, soit 612 heures annuelles… Ce qui revient à renoncer au dédoublement de classes et à supprimer la moitié du service d'une enseignante contractuelle. Début février, les enseignants ont envoyé une demande d'audience au rectorat, pour contester ces conditions d'enseignement au rabais. Sans réponse du rectorat, la grève a été décidée juste avant les vacances de février et le 12 mars, tous les enseignants du lycée professionnel étaient en grève. Ils ont distribué un tract et discuté avec les élèves devant le lycée et alerté les parents d'élèves. Ils se sont aussi réunis en assemblée générale où ils ont discuté des suites possibles et de la grève du 22 mars.

En fin de journée, une délégation de grévistes est allée soutenir les personnels hospitaliers du Havre qui ont débrayé pour s'inviter au conseil municipal. Ils y ont pris la parole pour dénoncer leurs conditions de travail, notamment aux urgences et dans les services psychiatriques. Les personnels soignants sont débordés, épuisés, et les patients manquent de tout, y compris du plus nécessaire comme de papier toilette !

Les grévistes du lycée et des hôpitaux se sont encouragés mutuellement et se sont donnés rendez-vous le 22 mars… Pour continuer ensemble la mobilisation.

Usines Renault de Cléon et Sandouville (Seine-Maritime)

Profits records et primes en baisse : ça ne passe pas.

Brève
21/02/2018

Mardi 20 février, des débrayages ont eu lieu dans les différentes usines du groupe Renault en particulier dans celles de Cléon (76) et de Sandouville (76). La direction du groupe a annoncé, il y a quelques jours des bénéfices records, jamais vus, de plus de 5 milliards d’euros. Des bénéfices qui explosent, en augmentation de 47% ! Et pourtant, elle annonçait dans le même temps, que les salaires n'augmenteraient que de 1% et que la prime d’intéressement serait en forte diminution.

Les travailleurs en grève, manifestant bruyamment dans les ateliers, exigeaient de vraies augmentations de salaire après que ceux-ci aient été quasiment bloqués durant des années. Ils revendiquaient également une prime exceptionnelle pour tous, car les milliers d’intérimaires qui travaillent toute l’année dans ces deux usines et qui contribuent bien évidemment aux profits de Renault, n’ont pas le droit à la prime d'intéressement.

Ces premières manifestations ne suffiront pas seules à faire reculer la direction de Renault mais ce sont de réels encouragements à imposer des reculs à un patronat qui s’enrichit de plus en plus sur l’exploitation des travailleurs, embauchés comme précaires.

Dieppe (Seine-Maritime)

Mort de deux travailleurs et une usine détruite : le groupe Avril est responsable.

Brève
19/02/2018

Samedi 17 février, deux travailleurs ont trouvé la mort à Dieppe. Employés par un sous-traitant, ils intervenaient pour une opération de maintenance sur une installation au sein de l’usine Saipol.

Au stade actuel les circonstances et les causes directes de l’explosion et de l’incendie qui leur a coûté la vie ne sont pas encore connues.

Cette usine produit de l’huile de colza et de la nourriture pour bétail avec les sous-produits. Une étape de la production implique l’extraction, après pressage des graines, de l’huile résiduelle avec un solvant, l’hexane. Cet hydrocarbure est très inflammable. Et c’est lui qui a fait exploser une cuve et a incendié l’usine.

Saipol fait partie du groupe Avril, un géant de l’agro-alimentaire au développement international. Ce groupe est le premier producteur français d’œufs (marque Matines), d’huile (Lesieur) et de nourriture animale. Il emploie 7 200 personnes.

Autant dire qu’Avril a les reins assez solides pour qu’au drame humain qui frappe deux familles ne s’ajoute pas un drame social touchant les 38 salariés dont l’usine est aujourd’hui détruite.

Normandie

Une catastrophe naturelle. Mais pas que…

Brève
08/02/2018

Les inondations ont fait des dégâts importants en Normandie. Et on ne peut qu'être ému d'entendre autour de nous ou aux informations des gens dire qu'ils ont tout perdu, qu'ils ne savent plus quoi faire avec leur maison inondée régulièrement.

On a frôlé parfois des situations dramatiques, à cause de coupures d’électricité faites par les fournisseurs parfois sans prévenir les habitants. Ainsi à Cléon (76), une personne âgée, sous assistance respiratoire, a failli décéder. Heureusement, les pompiers sont intervenus très rapidement et ont réussi à l'évacuer vers l’hôpital.

En plus des intempéries ces catastrophes s’expliquent aussi par un manque de moyens, comme l’ont expliqué plusieurs maires. En effet, les communes n’ont souvent plus assez d’argent pour effectuer les travaux d'entretien et de prévention indispensables, car les dotations de l'État ont fondu.

Entre les milliards de cadeaux au patronat et les besoins de la population, il faut choisir ! Le gouvernement l'a fait…

Rouen (Seine-Maritime)

Celio : Une destruction révoltante

Brève
07/02/2018

Une Rouennaise indignée a accroché aux grilles d'une boutique Celio du centre-ville des vêtements lacérés, déchirés que le magasin avait mis à la poubelle. C'est, semble-t-il, une pratique courante des magasins de prêt-à-porter. Même quand, comme à Rouen, des sans-abri vivent dans le froid à quelques mètres.

Il y a 80 ans déjà, John Steinbeck décrivait dans son roman Les raisins de la colère comment, en Californie pendant la Grande Dépression, on arrosait de pétrole les oranges pour éviter qu'elles soient mangées par des affamés. Les temps changent, les pratiques des capitalistes demeurent.