Rouen (Seine-Maritime)

Des lycéens et des enseignants dans la rue

Brève
02/02/2018

Jeudi 1er février, environ un millier de lycéens et d'enseignants ont défilé dans les rues de Rouen. Il y avait des lycéens de Jeanne d'Arc (qui depuis 15 jours organisent un mouvement contre les suppressions de postes d'enseignants et d'options dans leur lycée), de Corneille et de St Seans mais aussi des lycéens de la rive gauche : Blaise Pascal, les Bruyères, Sembat et même d'Yvetot ... accompagnés par environ 200 enseignants. Ils dénoncent les suppressions de postes et d'options dues à la diminution de la dotation que l'Etat alloue chaque année aux établissements scolaires. Cette diminution est, cette année, plus importante que les années précédentes : 60 postes dans les lycées, 19 dans les collèges alors que les effectifs augmentent et 10 administratifs. 

Mais au delà de ces suppressions de postes, les manifestants veulent aussi dire leur opposition à l'introduction de la sélection à l'entrée à l'université ainsi qu'à la réforme du lycée et du bac. Au lieu de mettre des moyens supplémentaires indispensables pour créer les dizaines de milliers de places en fac nécessaires et pour régler les problèmes de l'éducation, il fait exactement le contraire : de la sélection, des économies et des suppressions de postes. 

Alors espérons que cette manifestation soit le début d'un mouvement bien plus large contestant la politique du gouvernement.

Rouen (Seine-Maritime)

Un « Forfait » contre les automobilistes

Brève
07/01/2018

La dépénalisation des infractions au stationnement payant est l’occasion pour beaucoup de municipalités de voter la mise en place de ce qu’on appelle maintenant un « Forfait post-stationnement ». Une contravention qui cache mal son nom et dont le montant est décidé par chaque ville.

La municipalité de Rouen n’y est pas allée avec le dos de la cuillère en décidant que son montant sera de 25 € en lieu et place des anciennes contraventions à 17 €.

Si les sommes récoltées auprès des contrevenants seront reversées à la Métropole, la ville de Rouen entend bien tirer des parcmètres un rendement maximum. Pour ce faire elle a recours au dernier cri de la technologie. Les nouveaux horodateurs exigent des automobilistes qu’ils entrent leur numéro d’immatriculation. Rien n’est plus simple alors pour les deux véhicules prévus et équipés à cet effet de sillonner les rues. Leur lecteur automatique de plaques communique avec un serveur central et détecte rapidement les mauvais payeurs…

Le financement et la gestion de ce nouveau racket est confié à une Société publique locale dont la ville de Rouen est actionnaire à 80 %. Cette société se contenterait paraît-il, d’empocher 7 % des recettes de stationnement. Il faut croire que l’affaire est assez juteuse pour amortir les 3 millions d’euros que cet équipement a coûtés !

Rouen (Seine-Maritime)

Le collectif « Vieux debout ! » manifeste.

Brève
22/12/2017

Mardi 12 décembre, 150 personnes ont manifesté devant le conseil départemental de Seine-Maritime pour dénoncer le manque de moyens dans les EHPAD (Établissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes). Dans le cortège, organisé par le collectif "Vieux debout !", il y avait des personnes âgées, leurs familles ou encore les personnels soignants. Ils ont scandé leur mécontentement face aux dégradations des conditions de vie des personnes dépendantes.
En décembre 2016 déjà, le gouvernement de gauche avait fait voter une loi diminuant les budgets des EHPAD, là c'est la décision du gouvernement Macron de supprimer les contrats aidés qui aggrave encore la situation. Aujourd'hui il y a en moyenne en France 0,57 salarié dans chaque EHPAD pour une personne dépendante contre 0,8 professionnel de santé par personne âgée en Allemagne ou au Canada.

L'argent public doit servir aux services publics, pas à alléger les impôts des plus riches.

Val de Reuil (Eure)

Non à la fermeture du collège Pierre Mendès France

Brève
10/12/2017

La mobilisation des parents d’élèves et des profs contre la fermeture du collège Pierre Mendes France à Val de Reuil ne faiblit pas. Mardi 5 décembre ils se sont tous retrouvés dans un cortège d’environ 200 voitures pour une opération escargot sur l’A154. Le convoi s’est rendu à Evreux devant le siège du conseil départemental pour protester contre la décision de fermer le collège, prétextant l’insécurité (établissement de type Pailleron) et la sous fréquentation de l’établissement. Il s’agit pourtant d’un établissement REP (réseau d’éducation prioritaire), c'est à dire un de ces collèges concentrant les difficultés scolaires et sociales et qui, théoriquement, recevaient plus de moyens par élève. Les habitants s’inquiètent, à juste titre, de l’avenir une fois l’un des derniers services publics du quartier disparu.

Macron a promis de faire de l'éducation une grande cause de son quinquennat : on voit ce qu'il en est dans la réalité. Alors les parents d’élèves, les profs et les habitants du quartier ont bien raison de ne pas laisser faire.

Région Normandie

Les agents du conseil régional en colère

Brève
01/12/2017

Les agents du conseil régional de Normandie étaient nombreux, à l'appel de la CGT, à débrayer jeudi 30 novembre dans les établissements scolaires, pour s'opposer à la dégradation de leur conditions de travail.

Au Havre, les agents d'entretien et de cantine des lycées Jules Siegfried ou Robert Schumann, par exemple, ont débrayé sur l'heure du midi, interrompant les services de restauration et d'entretien. A Rouen, les cantines scolaires ont aussi été perturbées.

Hervé Morin, le président de région, veut augmenter leur temps de travail. Pour lui, au nom de « l’exemplarité et de l’effort national collectif », tous les agents doivent travailler plus ! L’excuse toute trouvée est que, selon lui, les agents de l’ex-région Basse-Normandie travaillent plus que ceux de l’ex-région Haute-Normandie.

Les agents en grève ont mille fois raison de s'opposer cette politique !