Barentin (Seine-Maritime)

Magasin Alinéa : les Mulliez, milliardaires licencieurs.

Brève
15/09/2020

Le magasin d'ameublement Alinéa de Barentin va fermer laissant 60 travailleurs sur le carreau. C'est le résultat d'une véritable magouille. Grâce à une ordonnance toute récente de Macron, le tribunal de Marseille vient d'autoriser ce lundi 14 septembre, le patron, un membre de la famille Mulliez, qui a mis en faillite Alinéa, de racheter lui-même 9 de ses 26 magasins, en licenciant 1000 salariés. Il se débarrasse ainsi des magasins qu'il juge non rentables et de la dette qui va avec. Ce sont les mêmes Mulliez, à la tête d'Auchan, qui veulent mettre 1 400 personnes à la porte du groupe.

Les Mulliez, 6ème fortune de France, fabriquent des milliers de chômeurs pour continuer à s'enrichir. Il est plus que temps d'exproprier ces parasites !

HucLink Le Havre (Seine-Maritime)

Les bornes sont dépassées !

Brève
04/09/2020

En gare du Havre, une borne de la société HucLink permet de postuler à des offres d’emploi en 2 minutes. On sélectionne le secteur d’activité recherché, une offre d’emploi, on renseigne ses coordonnées… et voilà, on a un travail, sans même déposer son CV !

A qui sérieusement fera-t-on croire que cette machine fournira un emploi aux 18 000 chômeurs havrais ? En fait, HucLink ne s’adresse pas aux demandeurs d’emploi. Elle s’adresse aux patrons, qui payent 130 euros pour la mise en ligne d’une annonce au mois. Elle leur promet de nombreuses candidatures dûment sélectionnées : « vous recevez dans vos espaces recruteur des candidatures scorées ». « Scorées » ? Comme sur les paquets de jambon ou de gâteaux, avec des lettres et des couleurs quand c’est trop gras ?

Leur monde d’après, est comme celui d’avant : à vomir.

Dresser-Rand Le Havre (Seine Maritime)

Siemens, profiteur et licencieur

Brève
04/09/2020

L’annonce de la fermeture de l’atelier de production de turbines et compresseurs (essentiellement pour l’industrie pétrolière) de l’usine Dresser-Rand (groupe Siemens) du Havre est révoltante.

Que vont devenir les 300 personnes dont les emplois vont être supprimés ? La direction dit qu’ils pourront choisir entre un reclassement à Landivisiau (Finistère), à plus de 400 km, ou une « priorité sur l’information » concernant les futurs 750 emplois directs et indirects de la future usine d’éoliennes Siemens-Gamesa en construction au Havre. Autrement dit, nombre de salariés iront à Pôle emploi !

Le président de Siemens Energy France justifie cette fermeture en invoquant l’incertitude du marché pétrolier. De qui se moque-t-il ? Siemens est une multinationale employant 350 000 salariés, qui a fait 5,6 Mds d’euros de bénéfices en 2019. 

Alors, pas un emploi ne doit être supprimé, Siemens a les moyens de payer !

Haute Normandie

Trop d’accidents du travail !

Brève
23/07/2020

En un peu plus de trois semaines, trois ouvriers de Seine Maritime sont morts au travail. Deux sont tombés d’un toit et le 3ème a été écrasé par une palette de 300 kg.

Mais il y a aussi les blessés très graves, comme cette employée de supérette, dont la jambe a elle aussi été écrasée par une palette pesant 700 kg en juin dernier, ou cet ouvrier, happé par une machine en janvier, qui s’est retrouvé dans le coma.

Mais le sujet des accidents du travail n’est pas pris au sérieux et les dernières statistiques sur le sujet datent de cinq ans. Elles comptabilisaient jusqu’à quatre accidents par jour en Haute Normandie ayant entraîné une incapacité permanente.

Personne ne recense non plus les tentatives de suicides causées par le travail, comme celles qui se sont produites dans les 12 derniers mois à Renault Cléon et Renault Sandouville et qui mettaient en cause le rythme dément à la production.

Quant à ceux qui pourraient par exemple être exposés au risque covid dans leur travail, comme les soignants du Centre hospitalier du Havre, et bien, ils n’ont tout simplement pas de médecin du travail…

Avoir un emploi est un droit, mais celui de rester en vie et en bonne santé l’est tout autant.

Pont-Audemer (Eure)

Non aux licenciement chez Thales

Brève
11/07/2020

Environ 500 personnes ont manifesté samedi 11 juillet à Pont-Audemer pour s’opposer à la suppression de 150 emplois sur les 330 que compte l’usine de cartes à puces Thales, anciennement Gemalto. Étaient présents les travailleurs de Thales mais aussi des travailleurs de Safran (Le Havre) et des habitants solidaires.

Lorsque Thales avait racheté Gemalto en 2019, le groupe s’était engagé à préserver l’emploi pendant 18 mois. Il n’aura pas attendu longtemps pour annoncer les premières suppressions d’emploi.

L’argument qu’avance Thales, c’est la disparition progressive de l’utilisation des cartes SIM dans les téléphones portables mais les salariés de l’usine de Pont-Audemer savent bien que ce n’est qu’un mensonge. Thales souhaite se débarrasser de la partie production de l’usine et ne conserver que les services « sécurité des données » qui ne concernent que peu de salariés.

Au-delà de ces suppressions d’emplois, c’est la fermeture du site sous deux ou trois ans qui se profile, dans une région où l’industrie est déjà exsangue.

Les travailleurs présents avaient bien conscience aujourd’hui que ce n’est pas la crise du COVID qui leur vole leur gagne-pain mais bien la rapacité d’un grand groupe qui a reversé 330 millions de dividendes à ses actionnaires en 2019.

Leur message est clair : Personne ne doit perdre son emploi et la lutte se poursuivra jusqu’à ce que Thales recule. Un rendez-vous est déjà fixé en septembre au siège du groupe à Paris.