Le Havre (Seine-Maritime)

Hôpital Privé de l’Estuaire : les actionnaires d'abord !

Brève
11/05/2020

Le groupe australien Ramsay Health Care, par sa filiale Ramsay santé, est le propriétaire de l’hôpital Privé de l’Estuaire au Havre, ainsi que de 141 autres établissements de santé dans le pays employant 28 000 personnes.

Avec le Covid-19, l’HPE déplore une baisse de presque la moitié de son « chiffre d’affaire », car on parle de « business de la santé » dans ce milieu.

Qu’à cela ne tienne ! Le gouvernement a prévu de voler au secours des actionnaires privés du groupe : par un décret paru le 07 mai, il prévoit que les cliniques privées toucheront une aide publique à hauteur de ce qu'elles avaient gagné en 2019. Et l’HPE annonce qu’il a déjà reçu une avance de la part de la Sécurité sociale.

La malheureuse aumône promises aux soignants n’est pas encore arrivée sur les fiches de paie, en revanche, les actionnaires ont déjà été servis, eux !

Le Havre (Seine-Maritime)

Une gestion criminelle dans les Ehpad

Brève
23/04/2020

« Les Escales » regroupent six Ehpad du Havre accueillant plus de 600 résidents, ce qui en fait le plus grand établissement public de France. La situation y est catastrophique. La direction refuse de donner des chiffres mais l’Union Locale CGT y a recensé plus de 100 décès imputés au Covid 19. Les syndicats CGT et FO ont d’ailleurs saisi le Conseil d’État pour dénoncer le manque de moyens humains et matériels, particulièrement criminel en période d’épidémie, et pour exiger des dépistages massifs.

Des centaines de masques et du gel hydroalcoolique ont dû être recueillis par des appels aux dons. Une aide-soignante, qui se protège avec une combinaison de peinture en guise de surblouse, décrit des cadences de travail folles et des journées à rallonge. L’après-midi, elles ne sont que 3 aides-soignantes pour 56 résidents. Elles doivent de surcroît former des remplaçantes, encore et encore, car celles-ci partent au bout de quelques jours, découragées par la dureté du travail.

Une infirmière évoque l’amateurisme, pour ne pas dire l’inconscience de la direction de son Ehpad : « Au début, le confinement a été mis en place sur un étage mais pas sur l’autre ! On voulait l’étendre mais la direction refusait. Selon l’Agence Régionale de Santé, dans un premier temps, on n’avait pas non plus besoin d’utiliser des masques et des surblouses ».

Le bon sens et le dévouement du personnel des Ehpad se heurte ainsi à l’incurie des responsables locaux et nationaux. Un constat accablant quand on sait que cette gestion condamne une partie des résidents et met le personnel eux-mêmes en danger.

Frégate Normandie

C'est désarmant !

Brève
21/04/2020

Missiles anti-aériens, missiles de croisières, et même gyrolaser, c’est tout ce que l’on peut trouver à bord de la frégate Normandie dont le département de Seine Maritime devait officialiser le parrainage cet automne.

Mais à cette époque, il y eut un problème car l’ « appareil à gouverner » (comprendre, « le gouvernail », mais c’était peut-être déjà un aveu politique), ne répondait pas bien et cela empêchait le navire de remonter la Seine en toute sécurité : la cérémonie de parrainage fut reportée.

Autre avarie, lorsque le Charles De Gaulle, dont la Frégate accompagnait les voyages, fit escale à Brest, la veille du confinement, il fallut rester un peu plus longtemps car le carburant fourni était de mauvaise qualité.

Et voilà que, se moquant totalement des capacités vantées de cette frégate pour « combattre les actes de pirateries », le coronavirus menace ce fleuron de la défense normande !

L’ennemi viral est là, mais à l’heure du danger, on n’a pas les bonnes armes.

Centre de Rétention Administrative, Oissel (Seine Maritime)

Migrants : Traitements indignes

Brève
08/04/2020

Depuis le 17 mars, le Centre de Rétention Administrative de Oissel a libéré la plupart des migrants qui y étaient enfermés, non par humanité mais surtout parce que « certains détenus ne respectaient pas suffisamment les consignes de sécurité et les gestes barrières ». C’est sûr qu’entassés à six par chambre, difficile de respecter les règles de « distanciation sociale » ! Seize migrants sont toujours enfermés dans ce centre de rétention. La préfecture de Rouen a même affirmé cyniquement « qu’un centre de rétention constitue un lieu de confinement très sécurisé ». Comme l’affirme une militante associative : « On est capable de fermer les écoles, mais ça reste une priorité d’enfermer des étrangers ! »

Maintenus derrière les murs du centre ou bien livrés à eux-mêmes sans assistance, le sort réservé aux migrants est de toutes façons indigne.

Gaillon (Eure)

Non aux fermetures de classes !

Brève
08/04/2020

En pleine épidémie, la course aux économies se poursuit dans les services publics. C’est notamment le cas avec les fermetures de classes prévues dans les écoles.

Par exemple, autour de Gaillon, cinq classes devraient être fermées à la rentrée prochaine. Malgré les difficultés liées au confinement et les tentatives du gouvernement d’en profiter, les parents d’élèves n’entendent pas se laisser faire, et se mobilisent contre cette politique, notamment en faisant circuler une pétition largement soutenue. Ils soulignent le fait que dans la région, de nombreux élèves en situation de handicap sont accueillis, ce qui n’est pas compatible avec des classes trop nombreuses. En plus, ils sont conscients que l’école à la maison crée des inégalités et qu'après le confinement, il va falloir rattraper le retard et remettre à flot les élèves.

En réponse à ça, Blanquer propose de surcharger des classes à la prochaine rentrée !