Magali Cauchois, tête de liste au Havre

Brève
22/02/2020

« Je suis enseignante remplaçante en collège. Je me présente au Havre qui est une grande ville ouvrière et immigrée, bien que la mairie soit de droite. Notre liste est à l'image des travailleurs de la ville. Certains candidats travaillent dans des entreprises liées à l'activité du port, de la raffinerie ou des industries automobile et aéronautiques. D'autres, surtout des femmes, aident les personnes âgées, soignent ou travaillent dans le nettoyage. D'autres encore cherchent du travail ou ont été rendus invalides par des emplois pénibles.

Nous voulons faire entendre les préoccupations des travailleurs : avoir un emploi, toucher un salaire ou une pension qui permette de vivre dignement. Nous voulons faire entendre dans les élections la voix de ceux qui ne veulent plus accepter la dégradation de leurs conditions de vie. Au Havre, les grèves, les actions et les manifestations contre la réforme des retraites ont été nombreuses depuis le 5 décembre, et ce n'est pas fini.

C'est dans ce contexte qu’Édouard Philippe, qui porte cette attaque violente contre nos retraites, tente de se refaire une santé politique au Havre où il se présente sans étiquette politique ! Je ne sais pas si, en venant faire des visites éclair sur des marchés, il espère faire oublier la politique de son gouvernement au service des riches. En tout cas, il n'est pas bien accueilli par les travailleurs. Et ceux qui tentent de l'interpeller sont toujours tenus à bonne distance par la nuée de gros bras et de journalistes qui l'entourent.

Voter pour la liste Lutte ouvrière au Havre, c'est la façon la plus claire de voter pour son camp, le camp des travailleurs et de voter contre la politique de ce gouvernement anti-ouvrier. »

Rouen (Seine-Marirtime)

Lubrizol : la catastrophe était prévisible

Brève
22/02/2020

Le journal Le Monde et le site d’information Mediapart ont révélé samedi 8 février le contenu d’un rapport d’inspection de l’assureur de l’usine Lubrizol. Cette usine classée Seveso a pris feu le 26 septembre 2019 et a plongé la ville de Rouen et sa région sous un nuage de pollution dû à la combustion de milliers de fûts d’hydrocarbures.

Or ce rapport de l’assureur, qui faisait suite à une visite effectuée le 13 septembre, soit 13 jours avant l’incendie, pointait de nombreux problèmes de sécurité. Il critiquait notamment l’utilisation de conteneurs intermédiaires en matière plastique, qui pouvaient fondre en cas d’incendie, répandant leur contenu enflammé sur le sol. L’assureur relevait aussi le manque d’un système de confinement et de drainage suffisant, avec le danger qu’un incendie se propage très facilement. C’est grosso modo le scénario qui s’est produit le 26 septembre.

Le préfet a dédouané la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement (Dreal), chargée par l’État du contrôle des entreprises, en faisant valoir que son rôle consistait à s’assurer que les normes fixées par la loi soient respectées. Manifestement, les normes des assureurs, dont l’œil est rivé sur les coûts engendrés par un sinistre, sont autrement plus rigoureuses que celles de la Dreal. En outre, celle-ci ne dispose pas d’un nombre suffisant d’inspecteurs pour contrôler toutes les usines dangereuses.

Dans le même ordre d’idées, la mission d’information parlementaire qui a auditionné de nombreux acteurs de cette affaire a découvert que l’entreprise Normandie Logistique mitoyenne, qui stockait des produits finis de Lubrizol eux aussi partis en fumée, n’avait pas été contrôlée depuis 40 ans.

Et pourquoi l’aurait-elle été, puisqu’elle n’était pas répertoriée dans la bonne catégorie ? Plusieurs milliers d’entreprises à risque resteraient ainsi sans aucun contrôle !

Les annonces de la ministre de la Transition écologique Élisabeth Borne, qui mardi 4 février promettait dans la presse un renforcement des contrôles des entreprises dangereuses, ne sont là que pour la communication. Il n’est pas question d’imposer à ses amis les capitalistes des mesures réellement contraignantes et coûteuses.

Le Havre

Une belle manif !

Brève
28/01/2020

Vendredi 24 janvier, plus de 9000 manifestants (60 000 selon la CGT) ont défilé dans les principales artères du Havre. Ce qui est une très grosse manifestation à l’échelle d’une ville comme le Havre. A l’appel de la CGT, des cortèges d’autres villes normandes comme Rouen, Caen, Dieppe, Cherbourg, Flers ou Fécamp se sont associés à la manifestation havraise. Ils voulaient exprimer dans la ville même d’Édouard Philippe toute leur opposition au projet de réforme des retraites, sorte de pied de nez au gouvernement.

Le cortège de l’éducation étaient particulièrement fournis. Le matin, une Assemblée Générale réunissait 200 salariés de l’éducation « de la maternelle à l’université » et leur cortège résonnait de slogans et chansons combatives pendant tout le défilé.

Les dockers et les portuaires étaient également très nombreux dans la manif. Les dockers, depuis le début janvier font 72h de grève par semaine et les remorqueurs maritimes, qui guident les plus gros bateaux dans le port ont aussi fait grève les 72h suivantes. Ce qui a bloqué quasi totalement le trafic dans le port, au grand dam des armateurs et autres patrons qui crient à l’assassinat économique. Un remorqueur a d’ailleurs accompagné la manif avec sa sirène lorsqu’elle est passé le long d’un bassin.

L’ambiance dynamique et galvanisante de la manif havraise ne laisse pas penser qu’il s’agit d’un baroud d’honneur de la mobilisation. Sur la place de l’hôtel de ville, avant de se séparer, on discutait des suites possibles. La manif se prépare pour mercredi 29 janvier, les dockers ont reconduit 72h de grève pour la fin de la semaine et il se pourrait que les chauffeurs de bus et de tram de l’agglomération s’y mettent aussi.

 

Le Molay-Littry (Calvados)

La Poste pousse les travailleurs à bout

Brève
02/12/2019

Lundi 25 novembre, un guichetier de la Poste du Molay-Littry a tenté de mettre fin à ses jours sur son lieu de travail . Ce sont ses collègues qui ont pu le secourir à temps et alerter les pompiers, qui l'ont pris en charge.

Dans un courrier, en partie publié dans la presse après les faits, il met en cause ses conditions de travail. En effet ce travailleur devait faire valoir ses droits à un poste aménagé pour des raisons de santé. Or La Poste prétendant ne pas pouvoir aménager son poste sur place, voulait lui imposer un déplacement de son lieu de travail à Caen à 40km, soit plus de 80 km par jour aller-retour. 

Un mépris inacceptable des travailleurs.

CHU de Rouen (Seine-Maritime)

Tous ensemble !

Brève
15/11/2019

Jeudi 14 novembre à l'appel des syndicats mais aussi de collectifs de médecins et d'étudiants en médecine, plus de 500 personnes se sont regroupées dans le hall de l'hôpital : des aides soignantes, des infirmières, des médecins, des administratifs, des techniques, les manips radio, très mobilisés, des collègues de Becquerel, beaucoup de jeunes et d'élèves. Dans la chaîne humaine qui a fait plusieurs fois le tour de l’hôpital on entendait : « non à la casse de l'hôpital public », « à l’hôpital il y a trop de travail, à l'extérieur, il y a trop de chômeurs, embauchez des chômeurs », ou « tous ensemble ».

Partout dans le pays les manifs ont été importantes, alors pour arrêter la dégradations de nos conditions de vie et de travail, c'est bien un grand mouvement de tous qu'il va falloir. Prochaine étape le 5 décembre !