Marseille

Les éboueurs ne se laissent pas faire.

Brève
27/12/2020

Les éboueurs de Derichebourg refusent de se laisser écraser !

Depuis le jeudi 17 décembre, dans les 2ème, 15ème et 16ème arrondissements de Marseille, les deux cents vingt travailleurs ouvriers comme agents de maîtrise de Derichebourg se sont mis en grève, ils ont bloqué le centre : "On a trop de pression, la boule au ventre quand on va travailler. Ce n'est pas un directeur mais un dictateur " "Des intérimaires travaillent depuis dix ans ici, ils se font insulter et virer, ce n'est pas normal".

Ils en ont assez des vestiaires et douches dans un état lamentable, des pannes fréquentes des camions, des sanctions disproportionnées, du comportement dictatorial de la direction.

De son côté, mercredi 23, La Métropole qui est le donneur d'ordre demandait au Préfet "la réquisition de la société Derichebourg" et demandait l'intervention des "forces de police pour en libérer l'accès". Samedi, des camions-bennes réquisitionnés commençaient le ramassage des ordures, escortés par des patrouilles de police. Mais, convaincus par des grévistes, les conducteurs interrompaient leur tournée.

Et oui, ces travailleurs de première ligne face à la Covid et aux ordures ne se laissent pas faire et ils ont bien raison !

Martigues-Lavera

La Poste nous fait marcher

Brève
15/12/2020

Circulez, pas de colis, pas de recomandé !

Récupérer son colis ou un recommandé sur le bureau de Poste de Martigues-Lavera est désormais impossible. Pour recueillir son bien désormais, il faudrait faire plusieurs Km afin de rejoindre le bureau de Poste de Jonquières.

Ce quartier de Lavera compte une population ouvrière importante avec en plus tous les retraités de la métallurgie, du pétrole, de la chimie. La direction de la Poste sabre dans le vif en supprimant unilatéralement un certain nombre de service de proximité essentiel pour la population.

Le président de la Poste, Wahl, quant à lui chante les louanges de "son" entreprise en pérorant :«en 2020 La Poste a distribué 1 million de repas...». Mais dans le même temps, des bureaux sont fermés un peu partout, des milliers d’emplois sont supprimés tous les ans...Et certains postiers travaillent dans des conditions de plus en plus insupportables.

École de l'Estaque

Parents d'élève, Tatas, même combat

Brève
13/12/2020

Le soutien aux Tatas, les employés des écoles marseillaises.

Les parents d'élève de l'école de l'Estaque-plage ont affiché la banderole suivante : "Sans Tata c'est la cata, des embauches dans les écoles".

Il manque des agents des écoles. Lorsque les Tatas, pour protester contre cette pénurie de personnel, se mettaient en grève à l'heure du repas, une heure leur était retirée.

Désormais une nouvelle législation entraînerait, pour le moindre arrêt de travail la suppression d'une journée et la nécessité d'annoncer la grève 48h avant . Le progrès à l'envers, en somme.

Les intérêts des parents et du personnel sont les mêmes : il faut que les Tatas soient plus nombreuses pour s'occuper correctement des enfants. Des embauches c'est une nécessité absolue !

Amiante : cynisme patronal mortel.

Brève
27/10/2020

"À la société Basaltine, (située en Ardèche) nous avons eu 22 anciens ouvriers malades, trois morts, mais aucun responsable"... Tout est ainsi résumé par l'avocate des ouvriers  de cette entreprise et il aura fallu 8 ans pour que la plainte soit jugée.

Cette entreprise a choisi d' ignorer le problème de la dangerosité de l'amiante, et cela comme tant d'autres. Les courriers, les visites de l'inspection du travail n'y ont pas fait grand-chose : quotidiennement les fibres et les poussières d'amiante se détachaient des plafonds et empoisonnaient les travailleurs. Elles étaient ramassées à la main et jetées à la poubelle.

Un des dirigeants s'est contenté de déclarer au tribunal : "Nous n'avons pas identifié ni mesuré ce problème à sa juste valeur".

Mais de quelle valeur s'agit-il, de la vie et de la santé des travailleurs ou des profits des patrons.

Aubagne

Alinéa : soi-disant faillite, licenciements bien réels

Brève
18/09/2020

La famille Mulliez, richissime propriétaire du groupe Auchan, se débarrasse de 90 salariés au siège social d’Alinéa à Aubagne.

Au total Alinéa annonce près de 1000 licenciements à l’échelle du groupe. C’est déjà scandaleux en soi, mais dans ce cas précis la procédure est particulièrement choquante : les Mulliez ont déposé le bilan de la société en mai dernier, puis l’ont reprise sous un nouveau nom, effaçant au passage les dettes anciennes et permettant surtout la vague de licenciements, avec l’aval du tribunal de commerce.

Le dirigeant de la nouvelle société se félicite publiquement de l’opération, et annonce déjà des signes positifs – comprendre des profits prochains.

C’est ce qu’on appelait jusque-là une faillite frauduleuse. Mais les capitalistes savent forger les lois toujours plus en leur faveur, avec l’appui des gouvernements successifs.