Les Pennes-Mirabeau (13)

D’où sortent tous ces bénéfices ?

Brève
19/07/2016

En occupant le lundi 11 juillet les confortables locaux de la direction à la Duranne, les grévistes du centre de tri des déchets des Pennes-Mirabeau ont finalement obtenu satisfaction.

Dans ces locaux climatisés ils ont pu décrire leurs conditions de travail, la saleté, les cadences et les accidents. Ainsi, lors du tri une fusée de détresse a brûlé au deuxième degré une ouvrière et lui a fait perdre l’audition d’une oreille ; les aiguilles des seringues sont légion et les bidon d’acide fréquents. Quant au tapis de tri son accélération permanente épuisait les travailleurs.

Pour faire entendre tout cela il a fallu un mois de grève face au groupe Suez environnement qui affichait en 2015 un bénéfice de 408 millions d’euros.

La plupart des revendications sur les sanitaires, le temps d’habillage, les pauses et les cadences ont été accordées, ainsi qu’une prime. Et ce n’est là, que la restitution d’une petite partie de tout le travail non payé aux ouvriers. Reste à ce que les patrons de Suez mettent effectivement leurs promesses en oeuvre.

Marseille

Les casseurs de l' hôpital...

Brève
09/07/2016

Deux cents agents ont envahi la direction générale des hôpitaux le vendredi 17 juin : ils protestaient contre la suppression d’une prime et la dégradation due à une constante diminution du personnel.

Cette manifestation contre les casseurs des hôpitaux a pris tout son sens lorsqu’un agent s’est écrié : “je ne veux pas travailler pour rembourser les banquiers.”

Et en effet ce sont les banquiers, les intérêts qu’ils exigent et la dette qui plombe les hôpitaux. Alors, ces casseurs, qui va se charger de les mettre hors d’état de nuire ?

Les travailleurs, pardi !

Les Pennes-Mirabeau (Bouches-du-Rhône)

Gagner sa vie, pas la pourrir !

Brève
28/06/2016

La police a pour la troisième fois évacué les grévistes de la décharge des Pennes-Mirabeau le 27 juin au matin.

Les raisons de la grève : une hygiène déplorable et des conditions de travail indignes.

Des travailleurs brûlés par de l’acide indûment mis à la décharge ou d’autres piqués par des seringues ramassées avec le tout venant, c’est le lot des travailleurs de cette déchetterie avec en plus des sanitaires répugnants et un temps de lavage et de rhabillage pas du tout pris en compte...

Près de dix accident du travail ont été enregistrés ces derniers mois. L’inspection du travail a donné raison aux salariés pour la totalité de leur revendications concernant l’hygiène mais la direction ne veut pas en tenir compte.

Elle ne sait que manier la matraque...des flics.

Gardanne (Bouches-du-Rhône)

Pourvu que les profits entrent.

Brève
28/06/2016

À entendre la direction d’Alteo, l’eau des rejets de l’usine d’aluminium de Gardanne était tellement pure que la flore et la faune au large de Cassis voguaient dans un véritable bain de jouvence.

Mais un contrôle inopiné effectué le 8 mars a révélé des concentrations en mercure, zinc et antimoine bien supérieures à celles prévues.

La société Alteo qui joue sur le chantage aux emplois n’a en ligne de mire que ses profits et elle laisse allégrement cette usine se déglinguer et péricliter.

Nice

Salaires minables pour des profits monumentaux.

Brève
08/06/2016

Si pour le PDG de Véolia “les déchets c’est de l’or”, il n’en est pas de même pour les travailleurs du centre de retraitements qui transportent et stockent les déchets de Nice. En effet quand les profits de Véolia sont en hausse de 83%, les salaires ont aboutis aux 0,5% d’augmentation et à la mise à pied de quatre délégués du personnel...

Les travailleurs se sont donc mis en grève depuis le mercredi 1er juin et ils occupent le site.

Plus rien ne sort et plus rien n’entre et ainsi chacun se rend compte que sans le travail des ouvriers, les profits sont en berne et le moral des grévistes au beau fixe.