Nice

Usine au rabais : travailleurs et riverains paient l’addition.

Brève
08/06/2016

Le centre de retraitement des déchets de Nice situé près du Parc d’Activités Logistiques est une usine qui a été construite au rabais, il y a trois ans. En effet les extracteurs sont tellement bruyants que lorsque les riverains se plaignent, la direction doit les faire arrêter ; le déchargement des déchets occasionne tellement de poussière que les chauffeurs voient à peine l’arrière de leur camion et cerise sur le gâteau, pour faire encore plus d’économies les filtres ne sont changés qu’une fois par mois.

On comprend mieux comment Véolia avec 450 millions d’Euros de bénéfice voit ses profits augmenter de 83% et le salaire de ceux qui triment stagner lamentablement...

Marseille

Travail mortel et sécurité défaillante.

Brève
12/04/2016

En tirant un câble qui a ripé, un ouvrier sableur a heurté une barrière de sécurité censée le retenir et a chuté au fond de la forme de radoub, dix mètres plus bas. Il est mort !

Agé de prés de 60 ans, il aurait pu partir en préretraite amiante mais il a reculé son départ pour avoir un peu d’argent.

La direction du port a fait immédiatement contrôler les barrières de sécurité... mais seulement après l’accident mortel. Ainsi on ne peut que noter que l’entretien ou le remplacement des éléments de sécurité du port n’est pas assuré, loin de là. Le Grand Port de Marseille Maritime fait des économies, rogne sur la sécurité et c’est un travailleur qui l’a payé de sa vie.

Marseille

Parents et enseignants face au délabrement des écoles.

Brève
06/04/2016

La majorité des écoles du centre-ville et des quartiers Nord, c’est à dire des quartiers populaires de Marseille sont délabrées : pour les unes ce sont des infiltrations d’eau, pour d’autres ce sont la présence de rats et de cafards, pour les suivantes c’est le chauffage défectueux et pour certaines c’est les trois à la fois . Et cela sans compter le manque de produits de nettoyage et d’hygiène ou même de papier toilette.

Tout cela, les enseignants et les parents d’élèves, parfois relayés par la presse, le dénoncent depuis des années.

En février dernier, les ministres de l’Éducation et de la Ville, semblant découvrir cette réalité criante, avaient commandé au préfet une mission d’évaluation des écoles de la ville. Début avril, soit deux mois après, la mission d’évaluation n’a pas encore fini de les recenser.

Et oui, cela fait des années et des années que les écoles des quartiers populaires sont laissées à l’abandon.

Marseille

Tout ça pour une table !

Brève
20/03/2016

Au milieu de la place de la Plaine, des habitants avaient installé des tables et des bancs afin de profiter des arbres et du petit jardin. Vendredi 18 mars dans la matinée des policiers municipaux sont venus accompagner une entreprise chargée de démolir à la tronçonneuse ces tables et ces bancs.

Et quand une dizaine d’habitants a essayé de les en empêcher, les policiers ont chargé à coup de lacrymogènes et appelé en renfort la police nationale. Une vidéo posté sur laprovence.com montre ces dizaines de policiers se jeter sur ces gens accrochés à leur bancs, pour les gazer à dix centimètres du visage.

Le seul tort de ces habitants de la Plaine a été de vouloir profiter du square de ce quartier populaire quitte à l’empêcher de devenir une annexe branchée pour plaisanciers en goguette.

Marseille

Les lycéens apprennent à connaître la police.

Brève
18/03/2016

Au cours de la manifestation du jeudi 17 mars, sur la Canebière, trois voitures de polices ont voulu passer en force au milieu des manifestants qui se dirigeaient normalement vers la Fac St Charles.

La première voiture file, sirènes à fond, la deuxième est ralentie. Un des flics particulièrement agressif a matraqué un manifestant et les autres flics ont balancé des lacrymogènes.

Quelques mètres plus loin au niveau du Mac Do, nouveau tir de lacrymogène. Les policiers ont plaqué au sol un manifestant et l'ont conduit menotté au commissariat à dix mètres de là pour le mettre en garde à vue.

À la suite des tirs de lacrymogènes un jeune, réfugié dans un magasin, s'est étouffé et a perdu connaissance.

Ainsi le slogan " Police partout, justice nulle part" crié par les manifestants a pris tout son sens pour les lycéens et étudiants.