La Marseillaise (Toulon) : "Les femmes sont les plus exposées à la précarité"
La parité homme-femme en France ? Pour Renée Defrance, porte-parole à Toulon de LO, le constat est accablant : "L'écart de salaire entre les hommes et les femmes demeure, voire s'aggrave. Les femmes sont les plus exposées à la précarité et au chômage ; leurs retraites s'élèvent à peine à la moitié de celles des hommes. Et elles continuent d'assumer l'essentiel des responsabilités domestiques et familiales. Quant à la parité en politique, la France n'est qu'au 58ème rang mondial !"
Elle poursuit : "Les gouvernements n'ont jamais été capables de faire appliquer une règle pourtant simple : « à travail égal, salaire égal ». Pour l'imposer aux patrons ainsi que l'arrêt du scandale de la surexploitation des femmes, il faudra des luttes sociales puissantes, femmes et hommes ensemble."
"La lutte contre l'oppression des femmes fait partie de notre combat de militants communistes révolutionnaires. Elle est liée à notre combat contre l'exploitation capitaliste, car le patronat s'appuie sur toutes les inégalités, et en particulier celle entre hommes et femmes, pour tirer les salaires et les conditions de travail vers le bas et diviser le monde du travail", explique-t-elle. Le combat féministe, elle connaît :"Nous avons participé au Mouvement pour la liberté de l'avortement et de la contraception dans les années 1970 comme nous nous opposons aujourd'hui à ceux qui remettent en cause le droit à l'interruption volontaire de grossesse. Nous nous opposons aussi aux pressions qui s'exercent pour imposer le port du voile."
Rappelons aussi que c'est LO qui a présenté dès 1974 une femme, Arlette Laguiller, à la présidentielle. Et en présente une nouvelle en 2012 : Nathalie Arthaud. "l'inégalité sociale entre hommes et femmes n'est ni naturelle ni inné. Elle est le produit de l'histoire des sociétés humaines, et est liée en particulier à l'apparition de la propriété privée", dénonce Renée Defrance. Comment y remédier ? "l'oppression de la femme ne prendra vraiment fin qu'avec la disparition de l'exploitation capitaliste, c'est-à-dire l'avènement du socialisme. Cette révolution et le passage au socialisme ne seront possibles qu'avec la participation des femmes des classes populaires. Le combat pour le socialisme et la lutte contre l'oppression de la femme sont ainsi à nos yeux étroitement liés ».
G.ST.V.
La Marseillaise