Nantes

Manifestation de soutien aux sans-papiers et sans-domiciles

Brève
22/12/2020

« Des papiers pour tous les sans-papiers, des maisons pour tous les sans-maisons » Dans le cadre d'une journée internationale des migrants vendredi 18 décembre, plus d’une centaine de réfugiés, travailleurs sans-papiers, militants associatifs et politiques ont manifesté à Nantes jusqu’à la préfecture pour exiger liberté de circulation et d'installation, droit au travail et au logement.

En fin de rassemblement, des prises de paroles ont rendu hommage à l’un d’eux qui s’est suicidé récemment en se jetant dans la Loire ; ses compagnons tiennent à affirmer qu’ils ne sont pas des déchets et ne demandent qu’à être traités avec respect.

Il est en effet révoltant que rien ne soit mis en œuvre pour que personne ne dorme à la rue, dans de squats insalubres ou sur des matelas entassés dans des gymnases. La revendication de réquisition de logements vacants est pleinement justifiée.

Angers

Non à la fermeture de la Pouponnière Pimloo

Brève
22/12/2020

Vendredi 18 décembre au matin, les 17 salariées de la Pouponnière Pimloo à Angers ont débrayé, avec un large soutien syndical, pour s’opposer à la fermeture de cette structure de la Protection de l’Enfance. Cette pouponnière peut accueillir jusqu’à 14 enfants de 0 à 3 ans et, si elle ferme, ces salariées perdront leur emploi.

Le groupe VYV3, qui gère la pouponnière, veut leur imposer une rupture conventionnelle collective et le placement des enfants en famille d’accueil, une solution qui permet de faire des économies, et cela dès avril 2021. Le département manque déjà de familles d’accueil, mais c’est un détail pour le président UDI du Conseil départemental. Le département, propriétaire des locaux, a en effet décidé de les vendre à un promoteur immobilier. VYV3 qui a des moyens, n’a visiblement pas cherché à trouver de nouveaux locaux.

Mais c’est sans compter sur la détermination des salariées qui sont bien décidées à ne pas laisser faire un tel gâchis, pour des histoires de gros sous.

 

Crise du logement (Angers)

Les grands moyens... contre les sans logis !

Brève
22/12/2020

Vendredi 18 décembre à Angers, 300 personnes ont participé à un rassemblement organisé dans le cadre de la journée internationale des migrants, à l’appel de plusieurs associations. Les organisateurs ont dénoncé l’évacuation du squat de la rue Desjardins, appelé « Refuge des Individus Oubliés » (RIO), qui avait eu lieu la veille au petit matin, avec les grands moyens : 17 cars de CRS et 60 policiers, avec fusils d’assaut, pour expulser... 15 occupants !

Ces étudiants précaires, travailleurs sans domicile et / ou sans papiers, ou encore demandeurs d’asile, ont été fouillés et pris en photo individuellement. Leur identité a été relevée. En guise de cadeau de Noël, ils sont convoqués au tribunal le 24 décembre.

Depuis le 1er janvier 2019, la loi Elan permet de jeter des êtres humains dehors sans délai, même en plein hiver, en cas de flagrant délit de « violation de domicile ». Ceci explique probablement pourquoi ce motif est invoqué par les autorités. Or, un domicile est un lieu où une personne a établi sa résidence principale. Ce n’était pas le cas ici : le logement occupé depuis le 11 décembre était vide. La vérité, c’est que l’immeuble vient d’être racheté par un promoteur immobilier, la société Prominvest, et qu’il a porté plainte.

C’est donc pour qu’un promoteur puisse faire ses affaires sans entraves que la justice et la police sont intervenues, sans lésiner sur les moyens.

 

Collège Jean Mermoz à Angers

colère contre la baisse des moyens

Brève
18/12/2020

Mardi 15 décembre à Angers, les parents d’élèves du collège Jean Mermoz – établissement situé dans le quartier populaire de la Roseraie et classé REP, « réseau d’éducation prioritaire » – ont manifesté devant le collège pour dénoncer la baisse continue de la subvention départementale. Depuis 2017, cette dernière est passée de 111 000 à 88 000 euros. Le budget prévisionnel 2020 étant jugé « non soutenable », le conseil d’administration a refusé de l’adopter. Pourtant, le département annonce une nouvelle baisse de 6 000 euros l’année prochaine !

À cela s’ajoute un début d’année difficile pour les salariés de la vie scolaire et toute l’équipe enseignante. Car suite au confinement du printemps, de nombreux élèves ont plus de difficultés qu’avant à vivre en collectivité. Suite à l’exercice d’un droit de retrait par les enseignants, les parents sont venus en soutien pour taper du poing sur la table et réclamer un poste de principal adjoint.

Parents et élèves étaient donc en nombre mardi aux côtés du personnel éducatif, pour exprimer leurs exigences communes. Et ils ont d’ores et déjà annoncé qu’ils ne s’arrêteraient pas là : rendez-vous dès la rentrée de janvier !

Tereos (Nantes)

Mobilisation

Brève
14/12/2020

La coopérative sucrière Tereos est avant tout un groupe mondial implanté dans 18 pays, sur tous les continents de la planète, employant plus de 22 000 travailleurs dont 4 000 en France. Ces derniers produisent du sucre, bien sûr, mais aussi de l’alcool et de l’amidon.

Même si le groupe annonce un bénéfice net de 24 millions d’euros pour l’année dernière, en hausse de 285 millions d’euros par rapport à 2018, une partie des associés coopérateurs (des betteraviers et des agriculteurs) souhaiterait fermer certains sites de production et supprimer les emplois qui vont avec.

Les directions syndicales de Tereos ont donc lancé un appel à la grève, le mercredi 9 décembre, pour sauvegarder les emplois du secteur... Mais, c’était aussi pour affirmer leur soutien de loyaux partenaires à la direction actuelle : « Nous réitérons notre soutien à la gouvernance du groupe en place, qui grâce à sa stratégie a su valoriser les matières premières agricoles et développer l’emploi », écrivent-ils ainsi dans une lettre ouverte, datée du 2 décembre 2020 et adressée aux associés coopérateurs.

Ce n’est pas sûr du tout que les travailleurs ayant fait le choix de faire grève mercredi dernier aient voulu soutenir l’actuelle direction et certains disent déjà : «il serait temps de se bagarrer pour défendre nos propres intérêts! ».

Ils ont raison d’être méfiant et il est certain que les travailleurs de Tereos devront s’organiser par eux-mêmes pour déjouer les pièges tendus par la direction actuelle ou future.