CHU de Nantes

Des lits et des emplois !

Brève
14/12/2020

Au cours de la manif du samedi 12 décembre qui protestait contre la réduction des lits et de personnel dans le projet de nouvel hôpital

Le projet de transfert du CHU sur l’île de Nantes était estimé à 953 millions d’euros dont environ 225 millions subventionnés par l’Etat. Le projet initial prévoyait la disparition de près de 350 lits et de 800 emplois à temps pleins et à temps partiels. De plus ce projet d’une facture pharaonique avoisinant maintenant selon les estimations jusqu’à 1,5 milliards se base sur un endettement considérable. Or, depuis déjà des années, l’hôpital doit faire entrer des bénéfices pour payer des intérêts aux banques qui se substituent de plus en plus à l'Etat pour faire fonctionner ce service public essentiel pour la population.      

Dernièrement, après avoir défendu le projet tel quel pendant la campagne, la maire PS de Nantes, Johanna Roland, a proposé au conseil municipal un vœu d’augmentation de la capacité des lits.

Il n’en reste pas moins que, dans une région où la croissance démographique est de 10% par an, envisager des suppressions de lits au profit de l’ambulatoire et de personnel est criminel.

Faire le choix d’un bel habillage pour ce nouvel hôpital, sans mettre les moyens humains et sans y augmenter les capacités d’accueil est un choix purement économique qui profiterait grandement aux grosses entreprises du bâtiment sans prioriser la santé des habitants.

La Poste - PPDC Nantes Sud

Réactions face aux attaques des conditions de travail

Brève
14/12/2020

Du 7 au 9 décembre, un coup de colère a eu lieu devant le site de la Plate-forme de Préparation et de Distribution du Courrier et des colis Nantes Sud. Des facteurs grévistes de plusieurs communes (Vertou, Sainte Pazanne, Saint Julien de Concelles, Mouzillon) s’y sont rassemblés pour réclamer l’embauche en CDI des précaires, le 13ème mois et l’embauche de renforts face à l’avalanche de colis en cette fin 2020. L’inquiétude pour les emplois s’exprime aussi car la direction enlève des voitures des postiers les colis qu’elle donne à traiter à des sous-traitants.

La direction a commencé par refuser de discuter, menaçant de constats d’huissiers, mais quelques postiers ont pu rentrer dans la PPDC pour échanger avec leurs collègues et cette présence des grévistes a décidé les directeurs à les recevoir !

Au final 5 renforts et 5 véhicules ont été obtenus. Même si les dirigeants de La Poste savent ajouter des précaires par-ci, et en retirer d’autres par-là, les facteurs sont fiers d’avoir exprimer la colère face aux bas salaires et à la précarité et tous sortaient renforcés d’avoir mené une action collective.

De plus, ces 3 jours de grève ont fait parler dans toute l’agglomération de Nantes : « tu as vu ce qu’ils font aux Sorinières ? », « Ils ont bien raison », « respect » sont les mots qui ressortaient des discussions chez les facteurs.

GRDF (Nantes)

Rassemblement en soutien aux grévistes

Brève
13/12/2020

Jeudi 12 décembre, c’est à plus d’une centaine que les travailleurs de différentes entreprises se sont retrouvés sur le site GRDF de Saint Herblain, près de Nantes. Les travailleurs de GRDF sont mobilisés depuis deux semaines. Ils craignent en effet que les nouvelles réglementations concernant l’accès au gaz des particuliers, ne finissent par supprimer certains de leurs emplois. Il serait prévu de supprimer purement et simplement l’accès au gaz pour les nouvelles constructions de maisons individuelles, puis la disparition du gaz est envisagée pour les nouveaux logements collectifs, au prétexte que le gaz ne serait pas assez écologique.

De plus, alors que les interventions des salariés de GDRF sur le terrain et chez les particuliers n’ont pas cessé durant les deux confinements, la direction de l’entreprise a fait le choix de verser des primes « Covid » de 1000 euros essentiellement… à certains encadrants ! C’est une des raisons de la colère des employés, et c’est d’ailleurs pour cela qu’ils réclament maintenant des augmentations de salaires pour tous !

La mobilisation qui dure fait prendre conscience à certains travailleurs de l’Énergie qu’ils ont raison de se battre même si la partie n’est pas gagnée d’avance. Ce mouvement peut faire tache d’huile et c’est ce que craint le patronat des différentes entreprises du secteur. Les travailleurs continuent à populariser leur mouvement. C’est leur force et ils ont bien raison de s’en servir.

 

Enseignement catholique en Vendée

L’ICES aux anges...

Brève
04/12/2020

La CGT de l’enseignement supérieur a collationné les différentes subventions publiques accordées à l’Institut Catholique d’Etudes Supérieures de Vendée installé à La Roche-sur-Yon, le résultat est édifiant.

L’Agglomération de La Roche-sur-Yon s’est montré très généreuse en augmentant sa subvention pour l’année 2020 de 28,7 % : 139 000 euros.  Le département n’a pas été en reste pour jouer les pères Noël avec plus de 2 millions d’euros pour le fonctionnement en 2020, auxquels il faut ajouter 1,5 millions d’euros sur la période 2018-2020 pour l’extension des locaux, sans oublier la jouissance à titre gracieux des locaux… Et la Région va dans le même sens avec plus de 5,6 millions d’euros alloués en 2018 (dernier compte connu).

D’un côté des largesses de l’Agglomération, du Département et de la Région qui distribuent l’argent public à l’enseignement privé catholique, de l’autre l’enseignement public mis au pain sec et à l’eau par l’État. L’Université de Nantes peine à doter correctement le campus de La Roche-sur-Yon : locaux trop étroits, personnels réduits, projets pédagogiques insuffisamment dotés…

L'argent public doit servir à financer l'enseignement public, pas l’enseignement privé.

Beneteau à Challans

Deux jours de grève

Brève
03/12/2020

Les 1er et 2 décembre, les salariés de l’usine Beneteau de Challans ont exprimé leur colère face au plan de restructuration en arrêtant le travail.

En septembre dernier, ils ont appris la « mise en sommeil » de leur usine, ainsi que celle de l’Herbaudière à Noirmoutier. 388 salariés sont sur la sellette depuis cette date : 288 à Challans et 100 à l’Herbaudière et pour eux « mise en sommeil » signifie fermeture.

C’est la visite du PdG le 30 novembre, venu négocier la gestion de la « mise en sommeil », qui a fait monter l’inquiétude et la colère dans les ateliers. « Hier on a écouté son discours et on n’a rien appris, alors qu’on ne sait pas ce qu’on va devenir dans quelques mois ».

Après deux jours de grève, la direction a fait un premier geste en lâchant une prime de mobilité variable entre 1 000 € et 6 400 €, au lieu de 300 € à 700 €… mais il reste encore beaucoup d’incertitude sur les mobilités, tant sur la nature des postes proposés que sur leur nombre. Pour le moment 239 postes de production et 13 en bureaux d’études sont proposés sur les sites vendéens de Saint-Gilles, Saint-Hilaire et Commequiers. Le compte n’y est pas.

Un premier avis de tempête de la part des salariés, à une direction qui les méprisent en voulant les déplacer comme des pions en leur concédant des miettes, qui parle de « mise en sommeil » alors qu’elle a programmé l’arrêt des activités d’ici quelques semaines à L’Herbaudière et en juillet à Challans. En tout cas elle a tout à craindre du réveil des salariés… sacrifiés sur l’autel de la finance, comme le dit si bien une banderole à l’entrée de l’usine.