ADMR d'Evron (Mayenne)

Les salariées dans la rue

Brève
18/06/2020

Jeudi 16 juin, vers 10h, elles étaient 35 en grève, sur les 60 salariés que compte l'ADMR (Aide à Domicile en Milieu Rural) d'Evron. Dans ce métier peu reconnu et mal payé, c'est le refus de se voir attribué la « prime COVID » comme pour les soignants qui a déclenché leur colère. Elles ont parcouru les rues de la ville avec pancartes et slogans, s'arrêtant devant la mairie, l'hôpital, et autres lieux publics.

Et pour donner suite à cette journée, elles ont décidé d'interpeller leurs collègues des autres ADMR du département. Car elles sont bien décidées à se faire entendre.

Manifestation à Nantes

« Du blé pour la santé, pas pour les financiers »

Brève
17/06/2020

Mardi 16 juin après-midi, près de 10 000 manifestants ont défilé dans les rues de Nantes. Les personnels de la santé, venant de l’hôpital, des cliniques privées ou des EPHAD étaient largement représentés pour exprimer leur colère face à leurs conditions de travail. A leurs côtés, les salariés du public et du privé.

Dès le matin, des actions avaient été organisées à la clinique Brétéché ou à l’hôpital psychiatrique de Bouguenais. En plus des applaudissements ont fusé des slogans revendiquant des embauches, des augmentations de salaires : « on ne veut pas de prime en miettes, on ne veut pas de cadeaux aux actionnaires mais des emplois et des augmentations de salaires ».

 

 

Manifestations à Nantes

La jeunesse en colère

Brève
09/06/2020

Samedi 6 juin plus d'un millier de personnes ont manifesté dans le centre ville de Nantes en écho à la mobilisation qui se poursuit depuis deux semaines aux États-Unis. Lundi 8 juin, à nouveau, à l’appel du collectif « Black Lives Matter » de Nantes, 3000 personnes ont crié leur colère face au racisme et aux violences policières. Des pancartes, brandies en grand nombre, dénonçaient notamment le meurtre de George Floyd aux États-Unis ou celui d’Adama Traoré en France en 2016.

En faisant étape au « Mémorial de l’esclavage », situé sur ces quais de la Loire où étaient débarquées les immenses richesses, produits du travail des esclaves noirs des plantations d’Amérique, qui firent la fortune de la bourgeoisie à Nantes et ailleurs, la manifestation a aussi rappelé que le racisme trouve sa source dans l’exploitation. Le racisme a servi de justification à la traite des Noirs et à l’esclavage, aux conquêtes coloniales et à la domination impérialiste. Le poison qu’il distille, celui de la division entre les exploités, sert encore aujourd’hui au maintien d’un ordre social fait d’exploitation, de misère et d’injustice.

La plupart du temps, aux Etats-Unis comme en France, les policiers sont couverts et protégés par leur hiérarchie et par le gouvernement, car ils constituent le bras armé qui défend l’ordre social injuste en place. Du fait de son rôle de maintien de l’ordre, la police ne peut qu’être gangrenée par les pires préjugés, qu’ils soient racistes ou sexistes, et il n’y aura pas de bonne police dans la société capitaliste.

Alors, il faut espérer que le combat engagé ces jours derniers contre le racisme et les violences de la police se poursuive, qu’il s’amplifie et qu’il s’attaque à la racine du mal, au capitalisme lui-même.

 

Groupe Dubreuil (Vendée)

Vol de salaires

Brève
07/06/2020

Le groupe vendéen Dubreuil a réussi à faire signer un « accord de performance collective » aux syndicats de ses compagnies aériennes (Air Caraïbes, Air Caraïbes Atlantique et French Bee), autorisant une baisse générale des salaires d’environ 10 %, à effet immédiat et pour une durée de deux ans, en échange du maintien des emplois. Un tel accord s’inscrit dans le cadre des Ordonnances Macron sur la réforme du Code du travail en 2017.

Le groupe Dubreuil est classé, par la magazine Challenges, au 142ème rang des fortunes professionnelles en France en 2019 (2ème fortune de Vendée), avec une fortune estimée à 650 millions d’euros. Les profits et les fortunes accumulés ces dernières années ne se sont pas volatilisés. Cet argent doit servir à garantir l’emploi et le salaire de chaque salarié.

CHNM (Mayenne)

Une manifestation pour l'hôpital qui en appelle d'autres

Brève
07/06/2020

C'était la première manifestation dans le département depuis le confinement imposé le 17 mars. Jeudi 4 juin après midi, environ 130 manifestants se sont retrouvés devant le Centre Hospitalier du Nord Mayenne (CHNM). Ils exigeaient des moyens pour l'hôpital et des revalorisations de salaire pour le personnel hospitalier. L'association AUDACE 53, créé par des usagers pour la défense de l'hôpital et des services de santé dans le nord du département, était à l'origine de cet appel à manifestation. Le prochain rendez-vous dans le département est prévu le mardi 16 juin : dans le cadre de la journée d'action, nationale et intersyndicale, pour le service public de la santé, un rassemblement aura lieu à 14h30 devant l'hôpital de Laval.

Ces deux manifestations sont un bon début mais pour que l'hôpital du « jour d'après » ne ressemble pas à celui du jour d'avant il faudra d'autres mobilisations de l'ensemble des travailleurs.