Angers

De l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital !

Brève
05/06/2020

Jeudi 4 juin, hospitaliers et usagers se sont retrouvés à près de 400 devant le CHU d’Angers. Deux autres rassemblements ont eu lieu à la même heure à l’hôpital psychiatrique de Sainte-Gemmes-sur-Loire et au CH de Saumur, rassemblant chacun une centaine de manifestants. A Angers, de nombreuses aides-soignantes et infirmières, des techniciens et des ouvriers ont témoigné de ce qu’ils ont vécu pendant ces deux mois. Gants, masques, surblouses : tout manquait, et ces pénuries les ont mis en danger. Pour couronner le tout, la direction du CHU a imposé dans plusieurs services des journées de travail de 12 heures, avec des alternances entre jour et nuit, imposant plus généralement des conditions de travail indignes sous couvert de la crise.

Quant à la prime de 1 500 euros, la direction explique qu’elle voudrait bien la verser à tous, mais que c’est interdit par le décret. Alors en attendant, elle se contente d’un courrier de remerciement ! Ni médailles ni charité, mais des augmentations de salaire et des embauches : voilà quelles étaient les revendications du jour. Car les travailleurs de la santé ne supportent plus de voir des milliards distribués aux grands capitalistes en pure perte ; ils veulent que cet argent soit consacré à augmenter les salaires et créer des emplois.

A la fin de leur rassemblement, les manifestants se sont donnés rendez-vous le 16 juin, jour de grève dans la santé. Leur colère ne restera pas confinée !

 

La Poste Nantes Eraudière

La direction met fin à l'armistice

Brève
01/06/2020

Avec le confinement, le rythme de travail avait un peu baissé pour les facteurs. Il y a eu la mise en place d’heures d’embauche différées pour limiter la présence simultanée dans le centre ainsi que la mise en place du "fini-parti" qui permet de quitter le travail avant l’heure officielle de débauche dès que la tournée est achevée.

Mais cette baisse de la cadence n’est pas du goût de la direction qui a commencé par augmenter les jours travaillés et veut maintenant accroître la charge de travail des facteurs. Mardi 26 mai, la direction du centre courrier d’Eraudière a ainsi annoncé la fin du fini-parti et le retour de la "sécabilité" en imposant aux facteurs de couvrir chaque jour des bouts de tournées supplémentaires. En même temps, elle vire six intérimaires qui ont travaillé pendant le confinement ; voilà comment sont traités les « héros » !

Face à cela, plusieurs dizaines de facteurs du centre se sont mis en grève jeudi et vendredi. Alors qu'ils allaient voir les collègues dans le centre pour les inciter à les rejoindre, ils se sont fait expulser manu militari par l’encadrement sans que la direction daigne se déplacer pour entendre leurs revendications. Elle a au contraire fait appel à une "task force" de facteurs remplaçants mais aussi de cadres venant de Loire Atlantique, de Vendée et du Maine-et-Loire pour tenter de les remplacer. Le mouvement est suspendu pour le week-end mais les grévistes ont le moral, et sont déterminés à ne pas se laisser marcher sur les pieds !

Hôpital de Fontenay-le-Comte

De l’argent pour l’hôpital, pas pour le capital !

Brève
01/06/2020

L’hôpital de Fontenay-le-Comte va voir s’implanter une conciergerie confiée à l’entreprise privée Happytal. Happytal propose aux hôpitaux publics des services de conciergerie (livraison en chambres de fleurs, sushis ou de chocolats, pressing, coiffeur etc.) et de gestion de la réservation des chambres individuelles. Cette société a remporté un appel d’offres qui lui ouvre les portes de plus de 900 hôpitaux publics. D’après le journal Challenges, cette activité engendre un chiffre d’affaires moyen de 300 000 euros par établissement, via un abonnement mensuel payé par l’hôpital, plus des commissions sur les services et réservations de chambre.

Avant ou après l’épidémie de Covid-19, et malgré toutes les belles paroles du gouvernement, c‘est toujours la loi du marché capitaliste appliquée à la santé : vendre des prestations à ceux qui peuvent les payer.

Puy du Fou (Vendée)

Les privilèges toujours en cour

Brève
24/05/2020

Le 20 mai , Emmanuel Macron, président de la République, a envoyé un SMS à Philippe de Villiers pour l’informer que sa demande d’ouverture du Puy du Fou avait obtenu le feu vert.

Le deuxième parc à thème français en termes de fréquentation a annoncé, dans la foulée, son ouverture le 11 juin, devançant ainsi tous ses concurrents.

Faisons confiance au ci-devant vicomte le Jolis de Villiers de Saintignon pour faire respecter les distanciations sociales !

Abattoir LDC de Sablé sur Sarthe

La santé des salariés n'est pas la priorité

Brève
24/05/2020

Trois salariés de la LDC ont été testés positifs au covid la semaine dernière. La situation dans de nombreux abattoirs, où l’on a découvert des foyers d’épidémie, pousserait à mener de façon urgente une campagne de tests dans l’entreprise pour s’assurer qu’il n’y a pas d’autres cas. C'est ce que voudraient des salariés.

Mais le sous-préfet est intervenu pour expliquer que chaque cas ayant été contaminé à l’extérieur de l’entreprise, il n’y aurait aucun test au sein de l’abattoir. Argument d’autant plus inepte que le problème n’est pas de savoir d’où vient le virus mais s’il est entré dans l’abattoir, d’autant plus qu’il y a sur ce site plus de 2 500 travailleurs concentrés dans deux grosses unités de production !

Cet empressement du sous-préfet à disculper la LDC montre que sa priorité est de ne surtout pas entraver les affaires du plus gros patron du coin à la tête d’un groupe florissant. Et qu'importent les risques pour la santé des salariés !