Scabev, Les Herbiers (Vendée)

Profits d'abord

Brève
22/05/2020

Dans l’agroalimentaire, et surtout dans les abattoirs, un certain nombre de travailleurs ont été contaminés par le coronavirus. À cela, il y a bien des explications. L'exploitation des salariés y est particulièrement féroce, avec la promiscuité imposée, les cadences, les horaires à rallonge et la précarisation des salariés.

En Vendée, après l’abattoir Arrivé-Maître Coq des Essarts-en-Bocage, c’est celui de la Scabev aux Herbiers qui a été signalé le mercredi 20 comme un foyer avec trois cas confirmés. Environ 50 salariés travaillent dans cet abattoir, filiale d’Elivia, numéro 2 français de le viande de bœuf et 1er fournisseur de viandes bovines bio.

Le virus est un danger certes. Mais la soif de profit des capitalistes l'est tout autant.

Grandes surface à Nantes (... et ailleurs)

Prime de risque a minima

Brève
17/05/2020

Le ministre de l'Économie avait annoncé une prime exceptionnelle de 1 000 euros dans les enseignes de la distribution pour leurs salariés dits « exposés », du fait du coronavirus.

Les Auchan, Carrefour, etc., s'arrangent pour verser le moins possible. D’abord, en prétendant que certains de leurs salariés n'ont pas été exposés et en la réservant par exemple à ceux qui travaillent en logistique. Ensuite, en calculant la prime au prorata des horaires et de la présence. De plus, tous les salariés ne sont pas logés à la même enseigne. Ainsi, à Carrefour Beaulieu à Nantes, les agents de sécurité qui sont employés par une autre société ne la touchent pas.

Mais qu'on se rassure : ces grands de la distribution ont fait des affaires en or avec le confinement...

 

Essarts-en-Bocage (Vendée)

Cluster chez Arrivé-Maître Coq

Brève
12/05/2020

En Vendée, comme ailleurs, le virus est présent et ne s’arrête pas à la porte des entreprises. Aux Essarts-en-Bocage, dans l’usine d’abattage et de découpe de volailles Arrivé-Maître Coq, filiale du groupe LDC, leader européen de la volaille, 10 salariés ont été testés positifs au Covid-19 sur les quatre dernières semaines. L’Agence Régionale de Santé a pris la décision d’organiser une importante opération de dépistage samedi 9 mai. Sur 261 salariés testés, 4 s’avéraient positifs. Pas vraiment une surprise pour les salariés : « Vu le nombre qu’on est, ça devait arriver ».
Le travail d’identification des sujets contacts à risque a commencé, et une deuxième série de 400 prélèvements a eu lieu lundi 11 mai dans l’entreprise pour le personnel restant. Et dans le même temps la production continue... sans que la direction risque la moindre sanction pour mise en danger de la vie d'autrui. Les PV, ce n'est pas pour le patronat.

Sarthe

Courage ! Fuyons…

Brève
10/05/2020

Christophe Rouillon, maire socialiste d’une commune limitrophe du Mans, annonce qu’il va demander une décharge aux parents qui remettent leurs enfants à l’école la semaine prochaine.
Le gouvernement s’est défaussé de sa responsabilité de la reprise la semaine prochaine en la faisant porter par les maires, c’est ce qui semble ne pas plaire à Rouillon. Mais sa solution est de se défausser lui aussi de sa responsabilité sur les parents car, dit-il, c’est « au volontariat » que ceux-ci remettent leurs enfants à l’école. Un « volontariat » bidon pour tous ceux qui ont un salaire déjà trop faible et qui sera réduit de 16% s'ils doivent rester chez eux pour garder les enfants.
À l’image des autres dirigeants politiques, ce maire s’empresse de laisser les travailleurs en première ligne et de se mettre à l'abri derrière.

Aide alimentaire à Nantes

Des montants gouvernementaux dérisoires

Brève
03/05/2020

L’arrêt des cantines scolaires et l’augmentation des prix alimentaires ont aggravé la situation de nombreux foyers. Selon la Fédération française des banques alimentaires, la distribution hebdomadaire est passée de six à onze tonnes de nourriture à Nantes. Au 25 avril, 3720 familles ont été secourues par le secours populaires dont la moitié n’étaient jamais venues. Au resto du cœur, c’est le même constat car à ceux qui bénéficient régulièrement ou ponctuellement de l’aide alimentaire se sont ajoutés tous ceux qui ont perdu leur emploi, travailleurs précaires ou saisonniers, ou salariés en chômage partiel qui subissent des pertes de salaires.

Les aides annoncées par le gouvernement et les collectivités permettront à peine à certains de survivre ; elles ne représentent qu'une aumône comparée aux dizaines de milliards prévus pour aider le grand patronat.