Loire-Atlantique

Rage de dent

Brève
01/05/2020

Depuis le début du confinement, les chirurgiens dentistes ne peuvent plus exercer : la nature de leur intervention ne permet pas d'intervenir en sécurité pour eux et pour leur patient. Pour les soins qui ne peuvent pas attendre, des gardes sont organisées par le conseil de l'ordre qui planifie ces urgences et fournit les protections.

Pas de surprise, ici comme dans les autres établissements de santé, les protections font défaut et les normes sanitaires ne peuvent pas être appliquées. En Loire Atlantique, le conseil de l'ordre a récemment fourni, pour 3 dentistes et 8 patients, 2 kits de protection individuelle et 3 masques FFP2 alors que les normes sanitaires exigent le changement d'équipement à chaque patient.

Là, comme ailleurs, les grosses entreprises industrielles sont mieux équipées pour sauver les profits que le personnel soignant pour soulager la douleur.

Pays de la Loire

Les politiciens du patronat

Brève
30/04/2020

le siège du Conseil régional à Nantes

La présidente LR du conseil régional des Pays de la Loire, Christelle Morançais, a déclaré souhaiter pour la région « un plan de déconfinement accéléré », avant même le 11 mai. Ce serait, prétend-elle, pour « permettre aux familles de retrouver une vie plus normale » et « sauver des entreprises et des emplois ». Cette volonté affichée d’accélérer le retour au travail des salariés encore confinés en dit long sur son mépris des travailleurs et de leur santé. Car chacun sait que ni les patrons ni les pouvoirs publics ne sont en mesure aujourd’hui de leur garantir ne serait-ce que les équipements de protection nécessaires.

Au-delà des paroles, c’est à tous les niveaux (Région, départements, communautés urbaines) que les politiciens rivalisent dans le versement d’aides au patronat sous prétexte de sauver l’économie. Mais pour des mesures d’urgence en faveur des salariés privés d’emploi depuis le 16 mars, on peut toujours attendre !

Michelin à La Roche-sur-Yon

Le virus du profit

Brève
30/04/2020

La direction de l’usine Michelin de La Roche vient d’annoncer la réouverture progressive du site à partir du 4 mai, et la confirmation de l’arrêt définitif de la production. Pour elle, il s’agit d’assurer la « post-production » et de finaliser le reclassement des salariés. A ce jour, 75 % des salariés n’ont toujours pas de solution et dans le contexte actuel certaines embauches ont été repoussées ou transformées en CDD. Dans le même temps, le groupe Michelin rachète depuis le début de l’année chaque semaine pour 1,785 million d’euros de ses propres actions afin d’en maintenir le cours. Fin mars le cumul atteignait déjà 18 millions d’euros. Et Michelin veut nous faire croire qu’il n’a pas les moyens de maintenir les effectifs de ces usines, y compris celle de La Roche.

Le virus du profit et le coronavirus : lequel est le plus dangereux ?

Loire-Atlantique

Chômage : derrière l’explosion des chiffres...

Brève
28/04/2020

Selon Pôle Emploi, le nombre de chômeurs de catégorie A - ceux qui n'ont aucun emploi - a augmenté de 2,1% en mars en Loire-Atlantique ; le nombre officiel de chômeurs s'y élève donc à 118 400, si on inclut les chômeurs de toutes les catégories. Et tout le monde le confirme, ça n'est qu'un début.

Cela n'empêche pas Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, de plastronner dans Le Parisien où elle déclare : « il n'y a pas de vague massive de licenciements ». Qu'est-ce qu'il lui faut ! Une fois de plus, l'emploi est la variable d'ajustement qui permet au patronat de limiter les dégâts pour leurs profits. Il faut que le monde du travail se prépare lui aussi à se défendre pour qu'il limite les dégâts pour ce qui est vital pour lui : les emplois et les salaires qui vont avec.

 

Pays de la Loire

Logique capitaliste

Brève
22/04/2020

Le confinement a été décrété le 17 mars pour empêcher la propagation explosive du virus. C’était justifié et cela a permis de pallier, en partie au moins, au manque de lits de réanimation dans les hôpitaux de l’est et de la région parisienne.

Selon les chiffres de l’ARS (Agence Régionale de Santé) des Pays de Loire, il y avait le 17 mars, au début du confinement donc, 18 cas de contaminations au Covid19 dans la région dont 13 cas étaient hospitalisés. Un mois plus tard, le 18 avril, on recensait 2 463 cas avérés dont 787 en hospitalisation.

Et c’est au moment où le virus commence à circuler plus intensément dans la région que la direction de la plus grosse entreprise locale, le chantier naval de saint-Nazaire, prévoit une reprise du travail pour la semaine prochaine et qu’Airbus a déjà rouvert ses portes depuis plus d’une semaine.

La logique des capitalistes n’est pas celle de la science médicale et encore moins celle de l’intérêt général.