McDonald's (Nantes)

Le profit, "c'est tout ce que j'aime"

Brève
17/03/2020

À Nantes, dimanche 15 mars, la direction d’un McDonald's a annoncé aux employés que la production continuerait pour les livraisons à domicile des plateformes en ligne telles que UberEats ou Deliveroo. Alors que, pour limiter la propagation de l'épidémie de coronavirus, la population est tenue de rester chez elle et que tous les lieux publics « non indispensables » ferment, les travailleurs de McDonald's, comme les livreurs à vélo – pour lesquels rien n'est prévu à cette date en cas de baisse ou d'arrêt des livraisons, et donc des revenus –, sont contraints de continuer à travailler comme si de rien n'était. Et pour se protéger face au risque de contagion ? Rien que les consignes habituelles dans la restauration sur le lavage des mains et des masques alimentaires destinés à éviter… la chute des poils de barbe. Quant aux distances entre les équipiers en cuisine, elles sont toujours aussi réduites – sans parler, pour aller travailler, des transports en commun. À McDonald’s comme dans bien d’autres entreprises, la seule chose dont la direction prend soin, ce sont les profits.

 

CHU de Nantes

Les agents d’entretien en grève

Brève
17/03/2020

Au CHU de Nantes, les agents d’entretien ont fait grève lundi 16 mars pour dénoncer une nouvelle dégradation de leurs conditions de travail : alors que l’épidémie de coronavirus se développe, ils n’ont à disposition ni gel hydroalcoolique, ni gants. Salariés d’un grand groupe de nettoyage (Onet), ils assurent pourtant une tâche indispensable : le nettoyage des salles d’attente, blocs opératoires, halls et espaces de consultations, c’est-à-dire de tous les espaces – et ils sont nombreux – qui permettent le bon fonctionnement de l’hôpital. Depuis des années déjà, le personnel de l’entretien est, comme celui de l’ensemble de l’hôpital, en sous-effectif. Et cela n’a fait, comme il était prévisible, que s’aggraver avec la progression de l’épidémie. Les choix des directions d’Onet, du CHU et du gouvernement – tous solidaires des attaques menées contre les travailleurs de l’hôpital depuis des années – mettent en danger aussi bien les travailleurs que les patients. En faisant grève, les salariés d’Onet défendent notre intérêt à tous.

 

La Poste à La Roche-sur-Yon Sud

Les facteurs se sont fait respecter

Brève
17/03/2020

Pour la direction il s’agissaitt de réduire le nombre de tournée de 18 à 7 ! De plus, les postiers ne prépareraient plus leurs tournées (le courrier serait trié par d’autres), ils seraient affectés uniquement à la distribution, la tournée passant de 4 à 6 heures. A cela s’ajoute la relocalisation du centre de distribution et une modification des horaires de tournée. La coupe était pleine et la colère a éclaté.
Au bout de 4 jours de grève, suivis à 90 % et sans défaillance, le samedi 14 mars la direction a fini par céder un certain nombre de contreparties, elle lâche une prime de 300 euros et paye 2 jours de grève sur 4. Un conflit qui a montré la solidarité des postiers et a permis de faire entendre leur colère.
 

NTN Allonnes (Sarthe)

En grève pour les salaires

Brève
17/03/2020

le 13 mars, devant l'usine

Les travailleurs de NTN Allonnes ont fait grève la semaine dernière du mercredi au vendredi, sur les trois équipes, pour des augmentations de salaires dignes : 50 euros nets pour tous et l’embauche des intérimaires. Jeudi la direction mettait la pression en posant un ultimatum pour que les syndicats signent avant 18h faute de quoi elle proposerait encore moins. Mais, en réponse à son chantage, la grève s’est renforcée, et le nombre de gréviste est monté à près de 200 grévistes sur les 3 équipes. L'usine comptant 400 ouvriers et une centaine d'intérimaires, la production a été très ralentie au point que des chefs, petits et grands, ont enfilé les gants pour essayer de rattraper le manque de production, en venant y compris le week-end.

Lundi, pour cause de coronavirus et de crise sanitaire, les travailleurs ont suspendu la grève, mais la direction est prévenue pour quand les choses vont revenir à la normale.

Smurfit Kappa à Carquefou (44)

En grève pour les salaires

Brève
13/03/2020

Depuis mardi 10 mars, dans 14 sites en France du groupe Smurfit Kappa (l'un des leaders mondiaux de l'emballage à base de papier, 677 millions d’euros de bénéfice en 2019), après des NAO qui n’ont satisfait que la direction, les salariés se mobilisent, à l’appel notamment de la CGT. Ils dénoncent la stagnation voire la baisse des salaires, alors même que les bénéfices du groupe et les dividendes des actionnaires sont en hausse. Ils revendiquent de véritables augmentations de salaire et refusent de se contenter de l’intéressement ou des primes, qui ne sont pas garanties et dont certaines ne sont pas cotisées.

À Carquefou (Loire-Atlantique), comme dans trois autres sites du groupe (dont Mortagne-sur-Sèvre en Vendée), l’usine est à l’arrêt complet depuis mardi, 17h. 95 % des 284 salariés, des trois équipes comme des bureaux, sont en grève. Plus aucun emballage n’est produit et les fournisseurs ont dû cesser leurs livraisons. À Gétigné (Loire-Atlantique), comme dans une dizaine d’autres usines, la majorité des 250 ouvriers débraye chaque jour trois heures dans chacune des trois équipes. Face au silence de la direction, les grévistes sont bien décidés à poursuivre leur mouvement dès lundi.

Leur mobilisation collective est également l’occasion d’exprimer une colère plus générale contre la pression de la direction et les mauvaises conditions de travail. Comme ils le disent, pendant que « les actionnaires se goinfrent, les salariés trinquent ! » La grève est aussi une arme pour se faire respecter. Et alors que la direction prétend que que face aux « conséquences mondiales de la crise sanitaire qui paralyse l’activité économique et fait chuter les marchés boursiers » il faudrait « se serrer les coudes », les salariés en grève ont donné la meilleure réponse possible : travailleurs, face à nos exploiteurs, serrons-nous les coudes !