Château-Gontier, Mayenne

Un lycéen kosovar menacé d'expulsion

Brève
13/01/2012

Mardi 10 janvier, plus de 200 personnes ont manifesté devant le lycée Victor-Hugo, à Château-Gontier, pour exprimer leur soutien à un élève kosovar de 17 ans , scolarisé au lycée depuis novembre 2010, dont la famille est sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français au 28 janvier prochain. Voilà une nouvelle conséquence de la politique de Claude Géant, le ministre de l'Intérieur, qui attribue à chaque département un quota d'étrangers à expulser chaque année... Une politique cynique et racoleuse qui brise des familles !

Saint-Nazaire (Loire-atlantique)

Chantiers STX. Un baratin directorial qui ne trompe personne

Brève
12/01/2012

Le quotidien Ouest France a offert une tribune à la direction des chantiers naval STX pour justifier sa politique de l'emploi. Outre un recours massif à la sous-traitance et à l'intérim, cette politique consiste à mettre en concurrence les salariés venant de différents pays, de manière à imposer des conditions de travail dégradées et des salaires en dessous de ce qu'imposent les conventions collectives. Sur ce dernier point, la direction assume. Pour elle, respecter ces conventions « aurait un impact non négligeable sur la possibilité de prendre des commandes ». Pour tout le reste, elle nie en bloc. Elle a même le culot de dire qu'à Saint-Nazaire « le nombre de chômeurs métallurgistes est très bas  ». Ce qui justifierait de faire venir des travailleurs de pays où le chômage est plus important... et les salaires beaucoup plus bas. Les travailleurs, nombreux sur le site, qui galèrent en étant obligés d'accepter des contrats d'intérim d'une semaine, quand ils en trouvent, ne partagent pas ce point de vue. Pas plus que ceux menacés de licenciement, du fait que leur entreprise est jugée trop onéreuse par la direction de STX, qui leur préfère des entreprises où on s'embarrasse encore moins de respecter le minimum qu'exige la législation sociale en vigueur localement.

Mais les mensonges de la direction ne trompent que ceux qui veulent bien les croire. Et certainement pas les centaines de travailleurs qui ont débrayé à plusieurs reprises, ces derniers temps, pour protester contre une politique qui ne vise qu'à accroître le chômage local pour, peser encore plus sur les salaires.

Nantes, Loire-Atlantique

Des patients à  but lucratif

Brève
11/01/2012

La clinique ophtalmologique Sourdille vient d'être reprise par la holding Vivalto Santé. Une « vision de l'établissement de santé qui fonctionne comme une entreprise », voilà les compliments adressés, en juillet, au groupe Vivalto Santé, par le Journal des Entreprises. Les cliniques du groupe Vivalto Santé relèvent de la catégorie à but lucratif ; à la différence des établissements gérés par la mutualité française. Les patients sont prévenus. ils n'intéresseront les actionnaires de Vivalto Santé que dans la mesure où ils sont susceptibles de leur rapporter des profits.

Angers, Maine-et-Loire

Licenciements chez Anovo : les vautours patronaux à  l'oeuvre

Brève
11/01/2012

Fin 2011, Butler Capital, le repreneur d'Anovo, a supprimé 72 emplois (sur 107) dans son usine d'Angers. Rien de surprenant de la part d'un patron bien connu, dans le département, pour ses méthodes de margoulin : repreneur de champignonnières dans le Saumurois en 2004, il y avait supprimé la moitié des emplois avant de les revendre, en 2010, à Bonduelle.

Cela dit, entre ce repreneur charognard et Thomson, qui a sous-traité un plan de suppressions d'emplois via Anovo, il n'y a qu'une différence de taille !

Mayenne

Contamination aux PCB : la complaisance continue

Brève
06/01/2012

Alors que l'abattage d'un nouveau troupeau de 100 vaches contaminées aux PCB vient d'être révélé, le conseil régional des Pays de la Loire a annoncé son intention de se constituer partie civile dans le procès à venir contre l'usine de retraitement des déchets Aprochim, responsable de la pollution. Une réaction bien tardive... Du côté du conseil général, on reste « droit dans ses bottes » ! Le Président Jean Arthuis comme le conseiller général de Grez-en-Bouère, Norbert Bouvet, continuent de soutenir Aprochim, sous le prétexte hypocrite de la sauvegarde des emplois.