Technicolor (l'ex-groupe Thomson) vient d'annoncer la suppression de 600 postes sur 17 000 dans le monde l'an prochain. La direction du groupe explique qu'il s'agit de lâcher du lest pour faire face à la crise - et la direction de l'usine d'Angers en profite pour faire pression sur les 330 salariés du site. Elle a ainsi déclaré que, sans la signature d'un partenariat début 2012, l'activité ne pourrait peut-être pas être maintenue.
Les ouvriers de Thomson, qui au fil des années ont vu défiler bien des étiquettes et bien des partenaires, ne sont évidemment pas dupes de ce type de chantage, qui ne vise qu'à faire taire leurs revendications. Ils l'ont dit le 18 novembre dernier, en débrayant à plus de 200, et ils auront l'occasion de le redire dans les semaines qui viennent : « partenariat » ou pas, les emplois et les salaires doivent être maintenus, que ce soit en prenant sur les profits de Technicolor ou sur l'argent versé, par le passé, aux actionnaires de Thomson.