Renault Le Mans (Sarthe)

C’est aux actionnaires de payer, pas aux travailleurs !

Brève
13/12/2011

A l'usine Renault Le Mans, lors du CE du 30 novembre, la direction a annoncé qu'elle fermait l'usine à partir du 16 décembre. Les usines de carrosserie-montage seront-elles aussi à l'arrêt. Pour justifier ces arrêts, Renault met en avant la baisse des ventes de voitures en novembre avec un discours catastrophiste et les incertitudes pour l'avenir du fait de « la crise ». En fait la direction générale a pris l'habitude de liquider ses stocks en fin d'année pour augmenter ce qu'elle appelle le « free cash flow » c'est-à-dire ses liquidités pour le plus grand profit de ses actionnaires.

Ceux-ci n'ont d'ailleurs pas à se plaindre puisque Renault n'a jamais vendu autant de voitures et avait réalisé au premier semestre un bénéfice de 1,3 milliard d'euros. Et c'est aux travailleurs qu'elle présente la facture de cette politique : ainsi au Mans les ouvriers auront le choix entre chômage partiel avec perte de salaire ou poser des journées de congés.

Quant à « la crise », la direction en a déjà prévu la fin : en effet nous reprenons le travail dès le 2 janvier à 5h30 du matin...

Mayenne

Contamination par le PCB : permis de tuer et de polluer pour Aprochim

Brève
11/12/2011

Des troupeaux de vaches contaminées aux PCB (molécules hautement toxiques et cancérigènes) par l'usine de décontamination Aprochim ont dû être abattus. Dès 1994, des salariés de l'entreprise ont dénoncé l'insuffisance des procédés de décontamination. Certains présentent des taux anormalement élevés de PCB dans le sang mais les autorités sanitaires ont jusque-là préféré fermer les yeux : il ne faut pas nuire aux profits du patronat !

Nantes (Loire-Atlantique)

Fermetures de lits : les urgences pédiatriques débordées

Brève
11/12/2011

Les familles qui ne peuvent faire l'avance d'une consultation n'ont d'autre choix que de se rendre à l'hôpital. Depuis deux semaines le service pédiatrique à Nantes est débordé face à l'augmentation des cas de bronchiolites et l'attente peut durer jusqu'à 6 heures au service d'urgences pédiatriques ; c'est la conséquence de la fermeture d'une quinzaine de lits et de la politique de restrictions budgétaires imposées dans les hôpitaux comme dans tous les services publics.

Il faut imposer que l'argent public revienne aux services publics et que l'État cesse de l'utiliser pour venir au secours des banquiers et autres spéculateurs.

Maine-et-Loire

Contre le chômage, interdiction des licenciements et répartition du travail !

Brève
11/12/2011

Les chiffres du chômage pour le mois d'octobre sont tombés : la hausse en Maine-et-Loire est de 4,5% en un mois, et de 7,5% sur un an. Plus de 30 000 travailleurs sont officiellement comptabilisés comme n'ayant exercé « aucune activité dans le mois ». Mais c'est largement plus si on prend en compte les radiations « sauvages » qui se multiplient au Pôle Emploi.

Quant au nombre de chômeurs « toutes catégories confondues », il s'élève officiellement à près de 55 000 travailleurs ; c'est là encore une estimation bien en dessous de la réalité : elle ne recouvre ni les travailleurs écoeurés ayant renoncé à rechercher un emploi par le biais du Pôle Emploi, ni la totalité de ceux qui, employés sous contrat précaire ou à temps partiel, ne gagnent pas de quoi vivre.

Pour se défendre contre le chômage, il est urgent d'interdire les licenciements. Chez Planet Saturn comme chez les assurances Areas, les travailleurs n'ont pas à faire les frais de la soif de profits des patrons ! Et pour que chacun ait la garantie d'un emploi, il est urgent de répartir le travail entre tous, sans baisse des salaires.

Pays de la Loire

Filière automobile : trésorerie confortable pour les actionnaires, licenciements pour les salariés.

Brève
09/12/2011

Depuis le début de la crise en 2008, la filière automobile a perdu 10 000 emplois en Pays de la Loire. Des salariés ont été licenciés, des ntérimaires mis à la porte.

Pourtant les grands groupes ont des réserves de trésorerie et auraient aussi les moyens d'assurer l'emploi chez leurs sous-traitants. Mais pour qu'ils utilisent leurs bénéfices à autre chose qu'à la spéculation, il faudra les y contraindre.