Pons (Charente-Maritime)

Le moyen-âge !

Brève
16/11/2011

Le mois dernier, la CGT s'est fait écho des conditions de travail « datant du moyen-âge » qui ont cours chez Renaud-Champignon, champignonnière de 180 salariés située près de Pons. Un rendement de 23 kg de champignons par heure, des plateaux de 10 kg à porter, le tout en déséquilibre, sur sol glissant et dans l'humidité. Du coup, la CGT a compté une quarantaine d'arrêts maladie ! L'entreprise fait désormais venir des travailleurs de Pologne, plus facilement exploitables puisqu'ils ne connaissent personne sur place.

Le patronat, et pas seulement le grand, profite de la peur du chômage pour pousser toujours plus loin l'exploitation des travailleurs. Il est temps que la peur change de camp !

2ème RIMA. Le Mans (Sarthe)

La trouille d'une révolte des opprimés.

Brève
14/11/2011

Le journal ouest-france du 11 novembre nous fait part de l'entraînement particulier de quelques 80 réservistes de l'armée française. Réunis au camps d'entraînement du 2ème régiment d'Infanterie de Marine au Mans, ces volontaires s'exercent à faire face à "une situation de très haute tension sociale", autrement dit à faire face à des manifestants dans le cas où "les forces de police seraient débordées". Sur les 45000 réservistes recensés plusieurs centaines seraient ainsi entraînés pour être disponibles et mobilisables en 48 heures.

Comme quoi ceux qui nous imposent aujourd'hui les mesures d'austérité exigées par le capital financier savent que, tôt ou tard, il y aura une révolte face à l'injustice qui consiste à faire payer au monde du travail les dégâts causés par les parasites qui spéculent sur le dos de toute la société.

Dès aujourd'hui, nos ennemis sont conscients de la force immense que peut représenter la classe ouvrière mobilisée. C'est aux opprimés de se convaincre qu'ils sont capables de la mettre en œuvre. Et alors quelques centaines de supplétifs de plus ou de moins ne changeront pas grand chose à l'affaire.

Trélazé (Maine-et-Loire)

Grève chez les facteurs

Brève
04/11/2011

Les postiers de la plate-forme courrier de Trélazé ont repris le travail cette semaine après 7 jours de grève contre le projet de réorganisation que voulait leur imposer leur direction et qui entraînait la suppression de 4 emplois dont 2 tournées.

Soutenus par l'ensemble des syndicats, les postiers à 70% en grève ont fait savoir à leur patron qu'ils n'entendaient pas se laisser faire, face à une politique où seule la rentabilité compte. Ils en ont aussi profité pour s'adresser à la population afin de faire connaître la dégradation de leurs conditions de travail et les difficultés rencontrées en raison du manque de personnel : tournées rallongées, pressions pour accepter du travail en plus, manque de temps pour les usagers...

La reprise s'est faite en ayant obtenu au moins le remplacement d'un départ à la retraite début 2012. Les postiers n'ont donc pas obtenu satisfaction sur la totalité des revendications, mais ils ont démontré qu'ils ne se laissaient pas faire face aux mauvais coups de la direction. Et cette dernière aurait tort de se réjouir en pensant qu'elle en a fini avec la réaction des travailleurs de la Poste !

Nantes (Loire-Atlantique)

Quand l'hôpital rend malade

Brève
20/10/2011

Un rapport sur l'état de santé du personnel du CHU de Nantes vient de paraître. Rédigé par les praticiens du service de médecine du travail de l'établissement, il est accablant : " Les signes de souffrance observés chez le personnel ne cessent d'augmenter, tous grades confondus, et notamment au niveau de l'encadrement, ce qui est un phénomène plus récent ".

En 2007 le CHU de Nantes était en déficit de près de 33 millions d'euros. L'ARS (Agence Régionale de Santé) a sommé la direction du CHU de réduire ce déficit. Ce qu'elle a réalisé sur le dos du personnel. Le nombre d'actes médicaux a augmenté tandis qu'on supprimait des centaines d'emploi. Cela s'est traduit par une très forte dégradation des conditions de travail dont on mesure les conséquences aujourd'hui.

Dans le même temps le CHU de Nantes a eu recours, comme l'ensemble des hôpitaux, à des emprunts auprès de banques privées depuis que l'État a décidé qu'il cessait de prêter à taux réduit aux établissements hospitaliers.

Il s'avère que ces emprunts étaient du type "toxiques" (autrement dit avec des taux d'intérêts qui sont devenus usuraires avec le temps) et que le surcoût s'élève aujourd'hui pour le CHU de NANTES à 16% soit plus de 17 millions d'euros !

Bref, les économies sur le dos du personnel et des patients auront permis d'arroser quelques spéculateurs de plus.

St Jean de Linières, Maine-et-Loire

Leclerc dans ses œuvres

Brève
12/10/2011

Depuis le début du mois de septembre 2011, l'hypermarché Leclerc de St Jean de Linières est ouvert le dimanche. Dans le département, il s'agit d'une première - que les syndicats du secteur de la grande distribution ont à juste titre dénoncée. Car exiger des salariés qu'ils viennent travailler le dimanche, eux qui subissent déjà bas salaires et horaires coupés, cela revient ni plus ni moins à piétiner leur vie familiale et personnelle.

Mais le groupe Leclerc n'a réalisé « que » 14 milliards d'euros de chiffre d'affaire au premier semestre 2011, alors il faut bien faire rentrer quelques sous en plus dans la cagnotte des actionnaires !