Vendée

Rentrée scolaire : le cynisme pour seule politique

Brève
20/09/2011

En avril dernier, l'Inspecteur d'Académie déclarait qu'il fallait se satisfaire

de la création de deux postes d'instituteurs pour accueillir 336 élèves en

plus. A cette entrée, son successeur renchérit : « Il faut se réjouir qu'il y ait un professeur devant chaque classe, que ce soit en primaire, au collège ou au lycée malgré la hausse des effectifs  ».

Et en effet on compte 579 élèves en plus en primaire, 644 au collège et 500 au lycée et en face pas davantage d'enseignants !

Des rassemblements ont déjà eu lieu pour protester contre l'augmentation des effectifs d'élèves dans les classes et la baisse du nombre d'enseignants. Affaire à suivre.

Vendée

L'accès au soin se dégrade

Brève
20/09/2011

Trop de patients n'ont plus les moyens de se soigner, les déserts médicaux s'agrandissent et la Vendée n'échappe pas à ce constat national.

Le syndicat de la médecine générale, le MG 85 (syndicat des médecins

généralistes) et le CISS (Collectif inter-associatif santé) ont tenu a pousser « un coup de gueule » sur la situation médicale du département : 26 % des patients ont renoncé purement et simplement au soin, l'augmentation du « reste à charge » de 9 % en moyenne pénalise les plus pauvres et la désertification médicale progresse malgré l'installation de médecins étrangers. Les deux syndicats de médecins et l'association de patients se disent indignés, à juste titre, de cette situation.

Année après année, l'accès aux soins et leur qualité se dégradent pour les milieux populaires. Il faudra plus que de l'indignation pour que cela change.

Saint Herblain (Loire-atlantique)

Pour quelques euros de plus

Brève
15/09/2011

Deux élèves d'un collège public de Saint-Herblain, près de Nantes, se

sont vu retirer leurs livres scolaires du fait d'une dette de cantine,

s'élevant à une vingtaine d'euros. L'école serait donc obligatoire, mais

pas les manuels, selon l'administration.

Sans doute le pilonnage médiatique sur la dette de l'État qu'on veut

nous faire payer est-il pour quelque chose dans l'inconscient collectif

de nos administratifs. Ce n'en est pas moins humiliant pour les enfants et

inadmissible pour leur scolarité.

Mais si l'on appliquait le même style de mesure aux capitalistes et aux

banquiers qui ont creusé, et qui creusent, l'actuelle dette de l'Etat, ce

ne sont pas seulement leurs bouquins qu'il faudrait saisir, mais leurs

résidences, leurs œuvres d'art etc ... et leurs frais de bouche dont on

se doute qu'ils se montent à plus de 20€.

Angers, Maine-et-Loire

Agents de sécurité en lutte

Brève
15/09/2011

Chez Scania, cela faisait des années que la sécurité était assurée par 10 salariés. Mais quand l'agence Securitas a ravi le marché à Neo Security, elle a décidé de n'en garder que 8 et de licencier... les 2 qui allaient lui coûter le plus cher : l'un employé depuis 12 ans, l'autre depuis 20 ans et à 7 mois du départ en retraite.

Contre ces licenciements, l'ensemble des vigiles a fait grève pendant 5 jours, avec le soutien des syndicats de l'usine Scania, jusqu'à ce que l'un des deux vigiles obtienne sa réintégration et l'autre un reclassement.

Face à un sous-traitant sans scrupules et à un donneur d'ordres qui faisait mine de n'y rien pouvoir, c'est la lutte qui a fait toute la différence.

Maine-et-Loire

Quand les « seniors » trinquent

Brève
12/09/2011

Dans le Maine-et-Loire, le nombre de chômeurs a augmenté de 3% entre juillet 2010 et juillet 2011. Mais c'est pour les travailleurs âgés que la situation s'est le plus dégradée : en un an, le chômage des hommes de plus de 50 ans a augmenté de 9%, et celui des femmes de plus de 50 ans de 15% !

Aucun hasard derrière ces chiffres : si les patrons se débarrassent des salariés qui ont le plus d'ancienneté, c'est tout simplement parce qu'ils trouvent qu'ils leur coûtent trop cher et qu'ils ne sont plus assez productifs. Le gouvernement viendra nous expliquer, après ça, que « l'emploi des seniors » est une priorité nationale !